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Full text of "Nouvelle anatomie artisituqe du corps humain"

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NOUVELLE 

ANATOMIE ARTISTIQUE 

DU CORPS HUMAIN 



DU HEME AUTEUR : 



ANATOrtUE ARTISTIQUE : Description des formes exterieures 
da corps humain au repos et dans les principaux mouvements. 

Ouvrage aocoinpagii6 de 110 planches, renfermant plus de 300 figures dessinfees 

par I'auteur. Deux volumes iii-4» josus dans un portefeulUe SO francs. 

(Ouvrage couronne par I'Academie des sciences, prix Montyon, 
et par I'Academie des beaux-arts, prix Bordin.) 

Les Animaux. — /. Le Cheval. Un volume in-8» 6cu illustre de 18 planches 
et de figures 2 fr. 50 



NOUVELLE 



AMTOMIE ARTISTIQUE 

DU CORPS HUMAIN 



COURS PRATIQUE ET fiLfiMENTAIRE 



Le D' PAUL RICHER 

MEMBRE DB l'iNSTITUT ET DE L'ACADEMIE DE MEDECINB 
PROFESSEHR A L'ECOLE NATIONALE DES BEAUX-ARTS 



Huitieme mille 




PARIS 

LIBRAIRIE PLON 

PLON-NOURRIT et C'% IMPRIMEURS-EDITEURS 

8, RUE GARANGIERE — 6« 

1914 

jf'oMS droits reserves 



Tous droits de reproduction et de traduction 
r^5erv6s pour tous pays. 

Published 14 November 1906. 

Privilege of copyright in the United States 
reserved under the Act approved March S"* 1905 
by PIon-Nourrit et G»«. 



AVANT-PROPOS 



L'enseignement que j'ai I'honneur de professer h. I'ficole des Beaux- 
Arts comporte deux sortes de cours : des cours oraux et des cours 
pratiques. 

Ces derniers, qui forment la partie ^l^mentaire, sont plus sp^ciale- 
ment consacr^s k I'analyse anatomique. La dissection des amphi- 
theatres de I'Ecole de Medecine y est remplacde par le dessin. L'dl^ve 
commence par dessiner, sous leurs diverses faces, les ossements 
Isolds. Puis, lorsqu'il a ainsi figurd tons les os d'une partie du corps, 
d'un membre par exemple, il apprend k les mettre k leur vMtable 
place dans le corps humain en dessinant tout le squelette de la region 
d'apres le modele vivarA. II doit commencer par faire un dessin aussi 
exact que possible des formes du modMe ; puis, a I'aide des points de 
repSre osseux quis'y r^velent, reproduire — soitsur ce premier dessin 
lui-mSme, soit, ce qui me semble preferable, sur une feuille de papier 
transparent appliqu^e dessus — le squelette dans son entier. Ils'effor- 
cera de dessiner non un squelette quelconque, mais bien celui du 
module lui-m^me, dans la forme et dans la situation exacte en rapport 
avec la pose donn^e. 

Ensuite, il dessinera les muscles de cette mSme partie du corps, 
egalement d'aprfes le module vivant. La encore, le but de ses efforts 
doit ^tre de reproduire aussi fid^lement que possible, non nn muscle 
quelconque, celui de I'ecorche ou d'une planche anatomique par 
exemple, mais bien celui du modele lui-mSme dans sa forme prdcise 



n ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

en rapport avec I'^tat physiologique (contraction, distension ou relA- 
chement) que lui impose I'attitude du corps tout entier (1). 

Ce petit livre est destine k facillter aux 4Rves le travail des cours 
pratiques. Mais il ne reproduit int^gralement aucun de mes cours, pas 
plus le cours pratique que le cours oral. II contient seulement les 
premiers ^l^ments que le cours pratique met en oeuvre et que le 
cours oral a pour but de de'velopper et de completer en abordantplus 
sp(^cialement les questions de morphologic et de physiologic, en ^tu- 
diant surtout les formes ext^rieures sous leurs aspects les plus varies, 
au repos et en mouvement, dans la nature et dans les oeuvres d'art. 

Voici d'ailleurs comment je I'ai compris. 

Venantapr^smon grand traits d'Anatomie artistigue (2), il s'appuie 
sur lui, mais il n'en est pas un simple r^sum^. II possede son origina- 
lity propre. Si Ton y trouve, en effet, des reductions de quelques-unes 
des planches de I'ouvrage precedent, plus sp^cialement de celles qui 
reproduisent les ossements Isolds et les details partiels de la muscu- 
lature, toutes les planches d'ensemble sont nouvelles, et elles ont ^t^ 
dessin^es de maniSre a s'accorder plus completement avec le but que 
nous poursuivons dans les cours pratiques. A chaque dessin anato- 
mique d'ensemble, qu'il repr^sente le squelette ou les muscles, corres- 
pond un dessin de la forme extMeure qui lui est exactement super- 
posable. 

Pour ce qui est du texte, r^dig^ aussi sobrement que possible, on 
remarquera, dans la description des muscles, quelques modifications 
aux classifications et aux usages de I'anatomie descriptive ordinaire. 

(1) Je conseille do dessiner les muscles par masses ot par plans de fa^oii k en 
faire valoir surtout les formes, plutflt que de se laisser aller, comme on le fait 
trop souvent, t accentuer, a I'aide de hachures parallfeles, leur structure fibrillalre, 
d'ailleurs peu apparente mSme sur le cadavre. L'elfeve, sur ce point, ne saurait 
tpouver de meilleurs modules que les admirables planches anatomiques de Leonard 
de Vinci. 

(2) Aiiatomie artistique. — Description des formes exUrieures du corps humain au 
repos et dans les principaux mouvemenls, grand in-i" avec 110 planches renfermant 
plusdeSOO figures. E. Plon, Nourrit et C'», 6diteurs, 1890. — On trouvera, dans 
ce petit livre el^meataire, de nombreux renvois i, cet ouvrage. 



AVANT-PROPOS HI 

G'est ainsi que, pendant que d'un c6t^ j'ai d^crit avec details les 
muscles de la forme, qu'ils soient superficiels ou profonds (1), d'un autre 
c6td j'ai confondu dans une m^me description les muscles d'un m^me 
groupe lorsqu'ils n'int^ressaient pas isoyment la forme ext^rieure. 
J'ai pu ainsi simplifler I'^tude de certaines regions, sans cependant 
rien omettre d'important. 

J'ai ddmontr^, il y a d^j^ longtemps, combien I'^tude de I'^corch^ 
superficiel ^tait insuffisante. J'ai done tenu a ce que tous les muscles 
ou groupes musculaires, aussi Men profonds que superficiels, fussent 
indiqu^s ici, et ma mdthode de simplification n'a pas consists a 
omettre de parti pris un certain nombre de muscles sous pr^texte 
qu'on ne les voit pas sur I'^corchd superficiel, mais en un mode de 
groupement et de description de tous les muscles, plus en rapport 
avec le but que nous poursuivons. 

C'est \k une tentative nouvelle. J'espere qu'elle sera bien accueillie 
de tous ceux qui, comme moi, sont convaincus que, s'il est bon 
d'apprendre I'anatomie aux artistes, on doit se garder de surcharger 
leur mtooire de details inutiles, qu'ils s'empressent d'ailleurs 
d'oublier. 



Lesinnovations que j'ai apport^es £i I'enseignement de I'anatomie, 
et en particulier la creation des cours pratiques, ont^t^ accueillies par 
les ^l^ves et leurs maltres avec une telle faveur que la demonstration 
me semble aujourd'hui faite qu'elles r^pondaient a un r^el besoin. 

Aussi, pour permettre a mes collegues des autres Ecoles des Beaux- 
Arts de suivre le m^me chemin, s'ils le jugent k propos, j'ai pens^ 

(1) Dans la description de ces muscles, je n'ai pas craint d'entrer dans des 
details jusqu'ici negliges et relatifs aux variations de leur morphologie suivant 
les differents etats physiologiques dans lesqiiels ils se trouvent. C'est qu'en effet 
le muscle, sur le vivant, ne ressemble en rien au muscle inerte et deform^ du 
cadavre. Sa morphologie n'est point uneet constamment la m6me, elle est inces- 
samment variable parce qu'elle est fonetion du mouvement etdela vie elle-mSme. 
Or, c'est le muscle vivanl qu'Il importe surtout i I'artiste de connaltre. 



IV ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

bien faire en publiant ici le programme de ces cours, tel qu'il 
est ddfinitivement arr6td. lis sont au nombre de vingt-quatre. Chaque 
cours est de trois heures et demie (1). Les premieres minutes de la 
lepon sont consacr^es k donner aux ^I^ves les indications ndcessaires. 



PROGRAMME DES COURS PRATIQUES 

i" cours. Omoplate et clavicule, d'apres les ossements. 

2' — Humerus, d'apres les ossements. 

3' — Cubitus et radius, d'apres les ossements. 

4* — Garpe, metacarpe, phalanges, d'apres les ossements. 

5* — Squelette dumembresup6rieur, face posterieure, d'apres lemodele 

vivant. 
6' — Squelette du membre superieur, face antSrieure, d'aprfis le modele 

vivant. 
7* — Muscles du membre superieur, face antferieure, d'apres le modele 

vivant et l'6corch6. 
8* — Muscles du membre superieur, face posterieure, d'apres le module 

vivant et I'ecorchfe. 
9" — Os iliaque, d'apres les ossements. 
10' — Femur, d'apres les ossements. 
dl' — Tibia, p§ron6, d'aprSs les ossements. 
12" — Tarse, metatarse, phalanges, d'apres les ossements. 
13" — Squelette du membre inferleur, face anterieure, d'apres le module 

vivant. 
14° — Squelette du membre inferieur, face posterieure, d'aprfis le 

modele vivant. 
15" — Muscles du membre inferieur, face antSrieure, d'apres le modele 

vivant et I'ecorche. 
16" — Muscles du membre inferieur, face posterieure, d'apres le modele 

vivant et I'ecorche. 
17" — Vertebres, c6tes, sternum, d'apres les ossements. 
18" — Thorax, bassin, d'aprfes les ossements. 
19" — Squelette du trone, face anterieure, d'aprfis le module vivant. 

(1) A TEcoIe des Beaux-Arts, ce temps, par suite des n6cessit4s du service, est 
divis6 en deux seances, une premiere de deux heures et une secoade d'une heure 
et demie. 



AVANT-PROPOS v 

20' cours. Squelette du Irone, face post§rieure, d'aprfis le modele vivaat. 
21" — Muscles du troae, face anterieure, d'aprfes le module vivant et 

I'ecorche, 
22* — Muscles du troae, face post6rieure, d'apris le modele vivant et 

recorche. 
23' — Squelette de la tfete, d'apres les ossements. 
24° — Squelette de la tfete, d'aprfis le modele vivant. 

L'attitude donate au module vivant est toujours la mSme, celle de 
la station droite, les bras tombant le long du corps et la paume des 
mains tourn^e en avant. 

On pourrait faire suivre cette premiere sine d'autres cours dans 
lesquels la pose du module serait plus mouvementde. La distribution 
du temps k I'Ecole des Beaux-Arts de Paris ne nous en laisse pas le 
loisir.Mais j'ai I'habitude d'engager vivementles Aleves ainsi munis 
des premieres notions que leur donne I'analyse anatomique de 
l'attitude la plus simple, k les appliquer, dans le cours de leurs travaux 
d'atelier, en dessinant I'anatomie des poses varices qu'ils ont pour 
modules. 

Quoi qu'il en soit, I'^l^ve qui a suivi r^guli^rement les cours pra- 
tiques tels qu'ils sont organises, possede au bout de I'annde un veri- 
table atlas d'anatomie artistique d'autant plus prdcieux pour lui qu'il 
en est lui-mfime I'auteur. 

L'anatomie qui convient aux artistes ^tant essentiellement topo- 
graphique, le corps humain est divis^ en ses grands segments : la 
t6te, le tronc et les membres. 

Chacune de ces regions est successivement ddcrite dans toutes ses 
parties suivant une mfthode identique. 

On debute par I'^tude du squelette. Sous la rubrique de formes 
osseuses, se trouve r^uni ce qui a trait au r61e jou^ par les os dans 
la conformation ext^rieure. L'^tude des muscles vient ensuite. 

Les formes osseuses sont trait^es en des paragraphes spe'ciaux, 
pendant que les formes musculaires sont d^crites a propos de chaque 



VI ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

muscle ou de chaque groupe musculaire en particulier, et que las pas- 
sages qui s'y rapportent sont composes en lettres italiques. 

Pour les facilit^s de I'^tude, nous commengons par le membre sup6- 
rieur pour terminer par la t^te. 

Une remarque utile avant d'entrer en matiere et qui facilitera la 
tAche des debutants est la suivante. Dans leurs descriptions, les ana- 
tomistes considerent le corps humain debout, dans I'attitude des 
figures de ce livre rdsum^es dans les fig. 28 et 29; ils le supposent 
comme enferme dans I'interieur d'un solide geom^trique rdgulier a 
six faces (parall^lipipede rectangle) : une face ant^rieure qui regarde 
le devant de la figure et une face posterieure qui lui est opposde, deux 
faces laterales, une face sup^rieure situ^e au-dessus de la t6te et une 
inf^rieure sur laquelle reposeraient les pieds. De plus,un plan median 
coup ant le corps en deux moiti^s sym^triques reunirait la face ante- 
rieure k la face posterieure. 

Cette conception tres simple facilite I'orientation et la description 
des elements anatomiques du corps humain en permettant d'employer 
les qualificatifs qui indiquent leur disposition par rapport aux plans 
en question : antericur, posterieur, superieur, inferieur d^signant la 
direction vers les plans de m^me nom, externe ddsignant la direction 
vers les plans lat^raux, et interne vers le plan median antero- 
post^rieur. 



NOUVELLE 

ANATOMIE ARTISTIQUE 

DU CORPS HUMAIN 



GfiNERALITES 



L'etude des os est la base et le fondement de toute anatomie ; au point 
de vue des applications morphologiques qui sont ici notre principal 
objectif, son imporlance est encore plus considerable. 

Les anatomistes ont I'habitude de diviser les os d'apres leur forme en 
trois classes : 1° les os longs dans lesquels on distingue un corps ou diaphyse 
et deux exlremitSs ou epiphyses ; exemple : rhunierus,le femur, etc. ; 2° les os 
larges ou plats, tels que I'omoplate, I'os coxal, etc.; 3° les os courts ou mixtes, 
comme les vertebres, la rotule, les os du carpe, etc. Pour la facility de la 
description, les os sont compares Ji des solides geometriques : on leur consi- 
dere des faces, des angles et des bords. Les saillies se designent generale- 
ment sous les noms de lignes, crites, tuberositas, epiiies, etc. ; les cavites, 
sous ceux de depressions, fosses, gouttieres, anfractuosites, etc. 

Sur le yivant, les os sont recouverts d'une membrane compos6e de fibres 
lendineuses entrelacees, le perioste, k I'exception des parties articulaires 
qui sont revalues de cartilages. En dehors des articulations, il existe des 
cartilages libres comme ceux qui unissent les cotes au sternum. 

Tous les os sont reunis les uns aux autres, et cette union se fait par I'in- 
termediaire des articulations. 

11 J a plusieurs sortes d'arliculations ; on les classe habituellement en 
trois categories qui sont les sutures ou synarthroses,les symphyses on amphyar- 

1 



2 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

ihroses et les diarthroses. Dans les sutures, les os sont soudes entre eux par 
une masse in termSdiaire fibreuse ou fibrocartilagineuse toujours tres 6troite. 
he perioste se continue sans interruption d'un os ft. 1' autre, et les mouve- 
ments sont reduits ft, zero. Exemple : les sutures du cr4ne. 

Dans les amphj'arthroses ou symphyses, les surfaces osseuses sont 
revetues de cartilages, et la masse ligamenteuse intermediaire, beaucoup 
plus epaisse que dans les sutures, permet une certaine mobilite. Exemple : 
la symphyse pubienne. 

Enfln, les diarthroses constituent le type le plus complexe. Les surfaces 
osseuses en contact sont recouvertes d'une mince couche de cartilage au 
pourtour duquel s'arrete le perioste. Puis d'un os ft,rautre, s'etend en forme 
de manchon une membrane fibreuse renforcee exterieurement de ligaments 
plus ou moins epais et tapissee en dedans d'une mince membrane, la 
membrane synoviale. Les extremites osseuses sont en contact intime, de 
telle sorte que la cavite articulaire est reduite ft presque rien. EUe est rem- 
plie d'un liquide secrete par la synoviale, la synovie destinfie ft. faciliter le 
glissement. Exemple : I'articulation de I'epaule. 

Les OS, corps solides et resistants, forment la charpente de la machine 
humaine et sont les agents passifs, mais neanmoins indispensables, des 
mouvements. Les muscles en sont les agents actifs et repr^sentent la force 
qui met en action les leviers osseux. lis occupent presque tout I'espace com- 
pris entre I'os central et la peau peripherique. 

lis sont composes d'une partie centrale rouge contractile dSsign^e sous 
le nom de ventre ou corps du muscle et d'extremites resistantes d'un blanc 
nacre, tendon ou aponevrose d'insertion, constitutes par du tissu flbreux et 
rattachant le corps charnu aux diverses parties du squelette. Quelqucs 
muscles s'attachent, par une de leurs extremites, ft, la face profonde de la 
peau (muscles peauciers); d'autres sont disposes circulairement autoiir 
des ouvertures naturelles (muscles orbiculaires). 

Le corps charnu est constitue par la reunion des fibres musculaires pri- 
mitives qui s'accolent pour former des faisceaux primitifs, lesquels forment 
Ik leur tour des faisceaux secondaires, puis ces derniers des faisceaux 
tertiaires, Une enveloppe de tissu conjonctif entoure tout I'organe etenvoie 
des prolongemenls en're les divers faisceaux qui le composent. Les tendons 
sont inactifs el lout ft fait comparables aux ligaments. 



GENfiRALITES 3 

II est important de connaitre la direction des fibres charnues at la fa^on 
dont elles s'implantent sur le tendon. Quelquefois elles continuent les fibres 
tendineuses, mais le pins souyent elles s'implantent obliquement sur elles 
de telle sorte qu'une seule fibre tendineuse pent recevoir un nombre plus 
on moins considerable de fibres charnues ; le muscle prend alors un aspect 
fusiforme et se termine en pointe vers le tendon (1). 

Tous les muscles sont renfermes dans de v6ritables gaines formees par 
les aponevroses de contention ou fascias ; c'est ainsi que leur situation 
recipioque est maintenue, car toutes les gaines d'une meme region sont, 
d'autre part, etroitement unies par leur surface en contact. Ces aponevroses 
naissant des saillies osseuses sont parfois renforcees par des expansions qjii 
viennent des tendons. Quelques muscles s'y attachent directement, c'est-i- 
dire qu'ils ont, comrne le tenseur du fascia lata par exemple, un tendon 
membranitbrme qui joue le role d'aponevrose de contention a I'egard 
d'autres muscles. Enfin ces enveloppes aponSvrotiques sont d'epalsseur 
fort variable suivant les regions. Elles exercent sur les muscles contenus 
■dans leur gains une compression permanente qui augmente la puissance de 
la contraction. II entre quelquefois, dans leur structure, des faisceaux 
distincts et plus r6sistants qui depriment localement le corps charnu et 
sont la cause de modifications importantes dans le 
modele. 

Les longueurs relatives du corps charnu et des 
fibres tendineuses pour un meme muscle ne sont pas 
les mfimes chez tous les individus. 11 convient de desi- 
gner, sous le nom de muscle long, celui dont le corps 
charnu est relativement plus long par rapport aux 
parties tendineuses et, sous le nom de muscle court, 
celui qui prfeente une disposition inverse (Pig. 1). 

Si nous consid6rons, &retat d'ecorche, unindividu 
dont les muscles appartiennent au type long, on verra 
les fibres rouges descendre plus bas sur les apone- 
vroses nacrees qui diminueront en proportion. L'e- 
corche sera plus rouge. Si, au contraire, les muscles 
appartiennent au type court, les parties rouges perdront de leur impor- 



X 



J 






Fig. 1, — Schema resumant 
la disposition d'un muscle 
long A et d'un muscle 
court B, 



(1) "Voy. Anatomie artistiquei page 22. 



4 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

tance an profit des portions nacrees qui gagneront en etendue ; ce sora 
un ecorche plus nacre. Or ces differences de couleur, pen visibles sous la 
peau du modele, se traduisent i I'exterieur par des differences dans la forme, 
les parties rouges repondant en general a des reliefs et les parties nacrees 
t des depressions. L'homme k mtiscles longs se reconnaitra par I'attenua- 
tion generale des formes malgr6 le yolume musculaire, par I'absence de 
heurts violents au niveau des insertions, par I'aspeet fusele des membres. 
L'homme a muscles courts, au contraire, est pour ainsi dire tout en bosse 
et en creux ; le ventre du muscle plus court est plus saillant, et de larges 
depressions avoisinent ses exlr6mites. La forme generale est heurtee, elle 
a moins d'harmonie. 

Au point de vue morphologique, il y a lieu de distinguer trois etats physiolo- 
giques du muscle : le relachement, la contraction el la distension. Le re.a- 
chement musculaire existe lorsque I'elasticite du' muscle (fibres rouges) 
cesse d'etre sollicit6e et que le muscle se trouve dans un equilibre stable 
d'oii il ne pourra sortir que pourse raccourcir davantage sous I'influence de 
la contraction ou pour s'allonger sous I'influence de la distension. Un muscle 
relAche est done un m.uscle dont les fibres ne suivent point le plus court 
chemin de la ligne droite entre ses deux points d'attache au squelette, et la 
chose se produit pour tous les muscles de I'economie lorsque, dans I'etat 
d'inaclion, leurs insertions extremes sont rapprochees au dela d'une ccr- 
taine limite Dans I'etat de relachement, les fibres charnues ont une 
longueur fixe et toujours la meme, c'est veritablement I'etat d'inaction du 
muscle. 

La distension se produit lorsque les insertions musculaires sont ecartecs 
I'une de I'autre au deli de la distance que comporte le relachement com- 
plet. C'est alors que le muscle est veritablement tendu et que ses fibres 
suivent toujours le chemin le plus court enlre ses points d'attaehe. Quand 
il est ainsi tendu, le muscle s'allonge en vertu de son elasticite, et son relief 
est moindre ; suivant les regions, cet allongement est arrete par la limite 
de I'elasticite du muscle lui-meme ou par une disposition speciale des 
leviers oss«ux et des ligaments. La distension, mettant en jeu I'elasticite 
musculaire, n'est pas un repos complet, et il arrive souvent que la contrac- 
tion se surajoute a la distension. 

La contraction est I'etat vraiment actif du muscle. Elle peut survenir sur 
un muscle deja distendu ou sur un muscle reldche. II en rdsulte que la 



G^Nl^RALITES 5 

contraction ne s'accompagne pas n6cessairement de raccourcissement et 
qu'elle peut coexister avec rallongement. 

Sur le mmnt, le relichement musculaire se traduit, au dehors, par un relief 
uniforme plus ou mains arrcmdi, quelquefois marque de sillonsperpendimlaires d 
la direction des fibres eharnues. Ces sillons sent dus au froncement de ces fibres 
repliees sur elles-mimes ou a la compression de certaines bandes aponevrotiques. 
Enfin les tendons sont peu saillants. lis se fondent avec les parties voisines ou 
bien forment un pli transversal 'plus ou mains accentue. 

La distension, toujours accompagnee de I'allongement du muscle, est la cause 
d'une forme exterieure tres differente. Le relief musculaire est moindre. II est le 
siege d'un aplatissement plus ou mains considerable marque de sillons paralleles a 
la direction des fibres. Lesextremith tendineuses apparaissent tendues. 

Un muscle contracte et raccourei est remarquable par la saillie de son corps 
charnu et le relief distinct des faisceaux dont il est compose. Un muscle 
contracte et dislendu participe a la fois aux formes speciales de la distension et 
de la contraction. II en results que la saillie que fait un muscle ne saurait a elle 
seule constituer un indice certain de contraction ou de I'etat d'activite du muscle, 
pas plus que son aphtissement ne coincide toujours avec I'etat de repos ou le rela- 
chement. Un caractere plus important que le relief lui-mim^, pour indiqiier I'etat 
d'activite ou de repos musculaire, consiste dans le madele special de la region (1). 

(1) Ces quelques indications sommaires sur les variations physlologiques des 
muscles ccrrespondant 4, des variations morphologiques fitaient n^cessaires ici, 
pares qu'il en sera question dans la suite h propos de la description des princi 
paux muscles en particulier. Mais, pour de plus amples renseignements, 
consulter ma Physiologie artistique. Doin, 6diteur, 1895, pag. 73 et suiv. 



MEMBRE SUPERIEUR 

SQUELETTE DU MEMBRE SUPERIEUU 

Au point de vue anatomique, I'epaule doit toe rattachee au membre 
sup6rieur. 

Nous etudierons done successivement le squelette de I'fipaule, du bras, de 
I'avant-bras et de la main. 

Squelette de l'epaule. (PI. 1.) 

Sur le sommet du thorax, s'appuie, de chaque cdte, une demi-ceinture 
osseuse formee de deux pieces, en avant la clavicule, en arriere romoplate. 
La clavicule seule, par son extremite interne, s' attache directement au 
thorax sur les cdtes du sternum, Tomoplate est simplement appliquee contre 
sa parol posterieure. 

L'omoplate et la clavicule serejoignent en dehors et rattachent au thorax 
le membre superieur qui se trouve comme suspendu au point de rencontre 
des deux os. 

Clavicule. — Os long en forme d'S italique, avec deux courbures d'inS- 
gale etendue : I'interne, la plus longue, occupe les 2/3 ou les 3/4 de la lon- 
gueur totale de I'os. A sa partie interne, cet os est prismatique triangulaire 
et epais; au milieu, il est arrondi ; en dehors, il s'aplatit de haut en has. 
— Son extr6mite interne volumineuse s'articule avec le sternum qu'elle 
dfiborde en tous sens. — Son extremite externe est marquee d'une petite 
faeette articulaire pour I'acromion. — La face superieure lisse est sous- 
cutanee. — La face inferieure est marquee de rugosites pour I'insertion des 
ligaments. — Bord anterieur epais, convexe en dehors et concave en dedans. 

La clavicule est disposee horizontalement de chaque c6t6 de la fourchette 
stern ale. 

Omoplate. — Os plat triangulaire. — La face anterieure ou thoracique 
est excavee {fosse sous-seapulaire) et parcourue par des cretes obliques pour 
insertions musculaires. — La face posterieure ou dorsale est divisee 



SQUELETTE DE L'EPAULE 



PL. g. 



Facelle arliculoire pour rneromion.,.''"' 




Plan aupfirlfiur. 



Plan ant6rleur. 

''^Surface Drliculaire. 



^e/ Plan LntArieur. 



Fig. 1. — Clavicule. 
Plan aup6rieur 




Plan pastfirieur 



Ligament coronoide 
Ligament trapezoide 



Plan exteme. 
Fig. 2. — Omoplate. 




,■ ugament interolavlealalre. 
■ Ligament antfirleur. 
Ligament coato-claTlculalre. 



FiG. 3, — Auticulatiohs de la clavicule. 



P' Paul Riikev del 



8 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

incgalement par une crete osscuse fort saillante appel6e epine de I'omoplate 
et qui delimite deux parties concaves : au-dessus la fosse sus-epineuse plus 
potile, au-dessous la fosse sous-epineuse plus etendue. L'epine nait au bord 
interne par une surface triangulaire, au niveau du quart superieur, et se 
dirige obliquement, en augmentant de plus en plus de saillie, vers Tangle 
externe de Tos qu'elle surplombe en s'aplatissant. Elle prend, h ce niveau, 
le nom d'acromion et presente, 4 son bord interne, une petite surface 
articulaire pour la clavicule. — Le bord superieur, tres mince en dedans, 
se termine, en dehors, par une forte apophjse recourbee en forme de doigt 
flechi et qu'on a 6galement comparee k un bee de corbeau (apopliyse 
coracoide). — L'angle externe de I'os s'elargit et est occupe par une surface 
articulaire ovoide, k petite extremity dirigee en haut, legerement excavee 
{caviU glenoide). Cette partie elargie de I'os est supportee par une portion 
plus etroite, c'est le col de I'omoplate. L'angle externe est surmonte par deux 
apophyses deja nommees: en arriere 1' acromion, en avant I'apophyse cara- 
coide. — Bord externe ou axillaire, mousse et epais. — Bord interne ou 
spinal, mince et tranchant. 

L'omoplate est situee k la partie post6rieure et laterale du thorax, la base 
tournee en haut et le sommet en bas, dans un plan oblique d'arriere en 
avant et de dedans en dehors. Elle s'6tend depuis le premier espace inter- 
costal jusqu'ii la 7' c6te. Son bord interne est presque vertical. 

SOUELETTE DU BRAS. (PI. 2.) 

Humerus. — Os long, avec un corps irregulierement prismatique trian- 
gulaire et deux extremites. — L'extremite superieure, arrondie dans son 
ensemble, se divise nalurellement en deux parties : 1" une partie articulaire 
lisse representant un tiers de la sphere, dirigee en haut, en dedans et 
en arriere et destinee k la cavite glenoide de I'omoplate ; 2° une partie non 
articulaire separee en deux par une goutticre verticale {gouUiere bicipitale), 
en avant de laquelle se trouve la petite tuberosite et en arriere la grosse tube- 
rosite. — Le corps presque cylindrique en haut s'elargit en bas et devienf trian- 
gulaire. On y voit la continuation de la gouttiere bicipitale, en avant, et, vers 
le milieu de la face e\tevne,l'empreinie deltoidienne. — L'extremite inferieure 
est large et aplatie d' avant en arriere. En son milieu, deux surfaces lisses 
articulaires se continuant I'une avec I'autre, la troehlee et le condyle, sent 



SQUELETTE DU BRAS — HUMERUS 



Pl. 2. 



Fig. 1 

Pus AMERIEUA. 



CrcBse lubirosi 
Goutliirw bicipitnte... 



Crosse lub^rositd! 



Depression sous-detloldienna 




Goulliere dii nerf ra'di.J 



Pig. 2. 

PKAN POSTfiRIEUR, 



Candjie Troct li-e fp Iroclilie. Troclile!. Condjle 



Ti\c ie rhum£ru9 



Goullifirc bicipilale. i p^j^g 

t BordlloslSi 



Fig. 3, 
Plan lateral interme. 




„ Grosse tuberosum. 



Pei:ie Hibfrosilt. 



Empreinte deltoldienne. 



D^pressioD sous-delh))dieati«. 



Fig. 4. 
Plan lateral externb. 



•- tlpicondjrle. 



0' Paul Richer del 



10 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

encadrees par deux eminences osseuses d'inegal volume. C'est ainsi que Ton 
decrit en allant de dedans en dehors : 1" Vepitrochlee, saillin tres forte ; 2° la 
trochUe, sorte de poulie formee de deux parties infegales, I'interne plus 
grande avee un bord interne plus tranchant et descendant plus bas; 3° le 
condyle, surface arrondie tournee en avant, et n'apparaissant pour ainsi dire 
pas en arriere; 4° I'epicondyle, saillie osseuse Men moins forte que I'epitro- 
chlee. Au-dessus de la trochlee, on voit : en avant, la fossette coronoide, en 
arriere, la fossette olecranienne et, au-dessus du condyle eii arant seulement, 
la depression condylienne. Ces diverses excavations sent destinees a recevoir, 
dans les mouvements de flexion et d'extension du coude, en avant I'apo- 
physe coronoide du cubitus et le bord de la tete radiale, en arriere I'olecrdne. 
L'axe transversal de I'extremite inferieure est oblique en bas et en dedans. 
L'axe de I'extremite inferieure et l'axe articulaire de I'extremite superieure 
ne sont pas contenus dans le meme plan. L'os est comme tordu sur lui- 
meme, et les deux axes forment un angle aigu ouvert en dedans, corres- 
pondant a un angle obtus ouvert en debors. 

Squelettb db l'avant-bras. (PI. 3.) 

Le squelette de l'avant-bras est compos6 de deux os places cote a cote 
lorsque la paumede la main est tournee en avant : le radius situe en dehors et 
sur un plan un peu antSrieur et le cubitus situe en dedans et un peu en arriere . 

Cubitus. — Le cubitus a la forme d'un S italique. — L'extremite supe- 
rieure est constituee par deux fortes saillies osseuses disposees perpendicu- 
lairement I'une a 1' autre; la plus forte continue le corps de l'os, c'est Vole- 
crane, I'autre dirigee en avant est I'apophyse coronoide. Ces deux saillies 
circonscrivent une vast e cavite articulaire {grande eavite sigmoide) ouverle en 
haut et en avant et inegalement divisee par une crfete osseuse longitudinale. 
Cette cavite regoit la trochlee humerale. A la face externe de I'apophyse 
coronoide, une surface articulaire plus petite peu profonde {petite cavite 
sigmoide) se met en rapport avec le radius. — Le corps est prismatique, 
triangulaire, plus volumineux en haut. Face ant^rieure concave et unie ; 
face posterieure inegalement divisee dans sa longueur par une crete 
osseuse ; face interne convexe, lisse, arrondie. Le bord anterieur est 
mousse. Le bord externe tres tranchant regarde le radius. Le bord 
posterieur efface en bas prend le nom de cr&te cubitale; il est sous-cutane.. 



SQUELETTE DE L'AVANT-BRAS 



Pl. 3. 




. Oticrane 

.. Grande csvili sig* 

.- Apophyse coronalde, 

^mM— ■ [mertion iju bracbiat 

M anl^riear. 



Fig. \. — Plan ahterieur. 




■ Tub^ro^itibicipitale. 



Eitiprelnte du rond 



GouUifre de l'e\ 
doigis et de I' 
Goultidre du long | 
GoultiSre des 



Surface art culture pour Ic sosphaVda. 
irfare arl cjtu re pour le semi-lunaira. 
id id pour U radlua. 



Fio. 2. — Flaj* postesieur 



Pelite cavtie sigmolde 
InserlioD de Tiincoo^ 




illi^Fb du [ong ab- 
ujcieur et du court 
ei(. du pouce 

Apophpe styloids. 




OlScrane. 

Graode caviU tig- 

ApophyjB coronolde. 



Bord anWrieur 



Fia. 3. — t*LAN lATERAL EX.TERNE. 



Apophyse stylolde. 

Fig. 4. — Pl.\n lxtkral ister^e 



ApopliysB slylotde. j 



12 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

— L'exlremite inferieure, ou Ule du cubitus, se termine par une partie 
arrondie legerement renflde, surmont^e en arriere d'une apophyse styloide et 
creusee d'une gouttiere pour le tendon du cubital posterieur. 

Radius. — L'extremite sup^rieure, ou Ute de I'os, nous montre, tout en 
haut, une depression arrondie, ou cwpule, en rapport articulaire avec le con- 
dyle de I'humerus et, sur le c6te , un pourtour lisse en rapport articulaire 
avec le cubitus. La tfite est soutenue par une portion retr^cie, ou col, qui 
rejoint le corps de I'os en faisant un angle avec lui. Le sommet de Tangle 
est oecupe par une forte saillie osseuse, tuberosile bicipitale. — Le corps pris- 
matique triangulaire est plus volumineux inferieurement ; la face externe 
porta, vers le milieu, Yempreinte du rond pronateur ; le bord interne est tres 
tranchant. — L'extremit6 inferieure est volumineuse, quandrangulaire, 
aplatie d'avant en arriere, creusee en bas d'une surface articulaire, divisee 
en deux par une crete antero-posterieure ; en avant, son bord est lisse; en 
arriere, sa surface est sillonnee de coulisses pour les tendons de I'avant-bras; 
en dehors, I'apophyse styloide volumineuse descend paren bas; eten dedans, 
existe une petite cavite sigmoide pour I'articulation avec la tete du cubitus. 

Squelbtte de la main. (PI. 4.) 

Carpe. — Le carpe est compose de 8 petits os disposes sur deux rangees 
et qui sont en allant de dehors en dedans : 1" rangee ou rangee superieure: 
le scaphoide, le semi-lunaire, le pyramidal, le pisiforme : 2° rangee ou 
rangee inferieure : le trapeze, le trapezoide, le grand os et I'os crochu. Tous 
ces OS forment un bloc dont I'ensemble irregulierement cubique est aplati 
d'avant en arriere. Le bord superieur, convexe, uni, est articule avec les os 
de I'avant-bras. Le bord inferieur, irregulierement decoupe, s'unit aux meta- 
carpiens. La face posterieure est convexe. La face anterieure concave, d'un 
rayon plus court que la convexity dorsale, a la forme d'une veritable gout- 
tiere limitde par i saillies osseuses : deux en dedans, deux en dehors ; les 
saillies internes sont Vapophijse unciforme de I'os crochu et I'os pisiforme ; 
les saillies externes sont I'apophyse du scaphoide et la saillie du trapeze. 

Mi§tacarpiens. — Au nombre de cinq, ils sont designes par leur 
numero d'ordre, en allant de dehors en dedans. 

Caracteres communs : Os longs prismatiques triangulaires. L'extremite 
superieure, ou base, possede des facettes articiilaires planes pour le carpe et 
les metacarpiens voisins. Corps prismatique triangulaire. Extremite infe- 



SQUELETTE DU POICNET ET DE la main Pl.4 




"' ■nbtacarplen. ^ 

OoMliin du grand ptlmalre. Apophpe 

Fig, i. — Plak superieur. 



Plsllorme. 

5° mfetaoarplen. 





Scaphoide.., 


_ Semi-lunalre. 






_,PlsilorDie. 


Trap4ze 

Trapizolde... 




^jOi'' .. Pyramidal. 



Semi ■ 1 una lr£'. 




-■. Os crochu. 



Hit acarpi ens . 



2. :i 

Fig. 2. — Pla,m ufTEniEUR. 




3 1 
Fig. 3.— Plan posterieuh. 




Scapbofde. 

,. Apup'iys^ du acaphoide. 

''ipf^j*^ftS , Trapeze. 



3 1 
FtG. 4. — Plas lateral exterke. 




9C6taearpleii9. 




r^l Facelle arliculaire ea forme - 



FrS. 5. — PUM LATERAL [NTERKE. 



vS^- Tulierculc d' insertion du flfehisseur i 

Ml prulond. Phalangette, 

t^t TubSrosilS ungufiak. I 



Fig. 6. — Souelette du doigt, Plajn akt^kieus. 



0' Paul Hicherdd 



14 ANATOMIK ARTISTIQUE &U CORPS HUMAIN 

rieure, ou tete, pourvue d'une surface articulaire arrondie, flanqu6e lateralc- 
ment de depressions rugueuses pour les ligaments. 

CaracUres distinetifs : i" Metacarpien : court, volumineux ; k la base, sur- 
face articulaire unique a double courbure en forme de selle et prolongee, en 
aTant, par une pointe saillante ; 2« metacarpien : le plus long; 5° metacar- 
pien : le plus grele et le plus court ; 3° metacarpien : base pourvue ila face 
dorsale d'une apophyse stjloide. Le premier metacarpien est isole des autres 
qui, maintenus dans un rapport assez etroit, forment un ensemble concave 
en avant et convexe en arriere. Les tfetes des i derniers metacarpiens sont 
disposees suivant une ligne courbe convexe en bas et dont la partie la plus 
saillante est au 3' metacarpien. 

Phalanges. — Les phalanges forment le squelette des doigts. Au 
nombre de 3 pour chaque doigt et de 2 pour le pouce, elles sont designees 
en allant de haul en bas sous les noms de 1"' phalanges, 2" phalanges ou 
phalangines, 3" phalanges ou phalangettes. Le pouce n'apas de phalangine. 

L'extremite superieure n'a, aux phalanges, qu'une seule cavite articulaire 
destinee aux metacarpiens. Aux phalangines et aux phalangettes, la cavite 
articulaire est divisee en deux par une cr§te mediane. — Le corps est 
convexe en arriere et plat en avant. — L'extremite inferieure est en forme 
de poulie aux phalanges et aux phalangines. EUe se termine aux phalan- 
gettes par une tuberosite qui supporte I'ongle {tubSrosiU unamale). 

ARTICULATIONS DU MEMBRE SUPERIEUR 

Les differents os que nous venons d'etudier isolement, sont reunis, sur le 
vivant, par I'intermediaire des articulations qui les maintiennent solidement 
dans leur situation respective, tout en leur permettant des deplacements 
varies et plus ou moins etendus. 

G'est ainsi que la clavicule est reunie, d'une part, au sternum et, de I'autre, 
au sommet de I'acromion ; que la tete humerale, maintenue en contact avec 
la cavite glenoide de I'omoplate, constitue I'articulation de I'epaule ou 
scapulo-humerale ; que l'extremite inferieure de I'humerus et les extre- 
mites superieures des deux os de I'avant-bras forment I'articulation du 
coude ; que les extremites infSrieures des deux memes os et la premiere 
rangee du carpe composent celle du poignet ou articulation radio-car- 
pienne, etc. 



MEMBRE SUPERIEUR IS 

L'etude des articulations comprend trois parties : • 

1" Les surfaces osseuses en contact qui offrent ceci de particulier qu'elles 
sent revfetues d'une couche de cartilage extremement lisse ; 

2° Les ligaments qui maintiennent les surfaces osseuses accolees et qui 
sont tapissees, sur leur face interieure, d'une membrane secr6tant un 
liquide special, la synovie, destinee fi, faciliter le glissement des surfaces 
osseuses contigues; 

3° Les mouvements que peuvent executer les diTerses pieces osseuses les 
unes sur les autres. 

Cette etude ainsi envisagee exige, pour dtre complete, d'assez longs deve- 
loppements que ne comporte pas ce manuel ilementaire. Je renvoie done 
le leeteur desireux de plus de details a men traite d'anatomie artistique (1), 
et je me contenterai pour I'instant de donner quelques indications som- 
maires sur la nature et I'etendue des mouvements des diverses articula- 
tions dont il s'agit. 

Les articulations de la clavicule, d'une part, ayecle sternum, d'autre part, 
avec I'acromion, sont le siege de mouvements assez limites. lis n'en per- 
mettent pas moins des deplacements notables de I'extremite externe de 
la clavicule, ou mieux du moignon de I'epaule, dans presque tous les sens, 
mais surtout en haut et en avant. 

Les mouvements du bras qui se passent dans I'articulation scapulo- 
humerale sont des plus etendus et des plus varies. 

L'elevation du bras jusqu'a rhorizontale, qu'elle se produise en avant ou 
sur le cote, s'accompagne toujours d'un mouvement de bascule de I'omo- 
plate sur son angle externe, qui s'accentue lorsque le bras depasse 
rhorizontale et coincide alors avec une forte elevation du moignon de 
I'epaule se traduisant par la direction oblique de la clavicule en haut et en 
dehors. 

Les mouvements du coude sont tres simples. Ce sont des mouvements de 
charniere. lis s'executent dans un seul sens, et ils determinent la flexion et 
I'extension de I'avant-bras sur le bras. 

L avant-bras est le siege de mouvements de rotation sur son axe qui 
permettent a la main de tourner la paume alternativement en avant 
(supination) et en arriere (iJronatiow). Ges mouvenaents sontdus au deplace- 

(l; Anatomie arlistique, p. «8. 



16 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

ment simultane et en sens inverse des extr^mites inferieures des deux os de 
I'avant-bras (1). 

Le poignet est le siege de mouvements varies : flexion, extension et aussi 
mouvements de laterality. Ges derniers se passent exclusivement dans I'ar- 
ticulation des os de I'avant-bras avec le carpe. lis sont beaucoup plus 
limites en dehors qu'en dedans. Le mouvement de flexion estdil au concours 
simultane del'articulation precedente et de celle qui reunit la premiere rangee 
des OS du carpe k la seconde ; d'oii I'aspect arrondi du dos du poignet dans 
la flexion. 

De toutes les articulations du carpe avec les metacarpiens, la premiere, 
celle du pouce, est la plus mobile. Ses mouvements sont tres etendus ettres 
varies; dans leur nombre, se trouvent les mouvements d' opposition du 
pouce, speciaux 4 1'espece humaine. Maisil faut signaler egaleraentla mobi- 
lite remarquable, quoique moindre, des deux derniers metacarpiens et 
surtout du cinquieme sur I'os crochu. Cette mobilite est tres importante 
pour expliquer les mouvements de la main. Grftce k elle, le bord interne 
de la main peut se deplacer en avant ou en arriere ; elle permet au petit 
doigt de s'avancer au-devant du pouce, mouvement dans lequel la paume 
de la main se creuse; c'est elle aussi qui fait que, dans la fermeture du 
poing, les deux derniers doigts flechis viennent s'appliquer tout centre 
I'eminence thenar en meme temps que le dos de la main s'arrondit. 

Les doigts sont animes de mouvements de flexion et d'extension et aussi de 
mouvements de lateralite qui leur permettent de s'ecarter les uns des autres. 

Les phalanges ne se deplacent que dans une seule direction pour ex6cuter 
des mouvements de flexion et d'extension. 

La nature et les limites de tous ces mouvements sont determinees par 
la forme des surfaces articulaires et la disposition des ligaments. 

FORMES OSSEUSES (PI. 3, 6 et 7.) (2) 

Nous notons ici tout ce qui a trait a Taction si importante du squelette 
sur la forme exterieure et qui se resume dans la direction imprimee aax 

(1) Anatomie artistique, p. 49 et 220. 

(2) Dans toutes les planches d'ensemble consacrees au squelette, les parties 
des OS qui ont une action plus direote sur les formes extirieures ont 6t6 legere- 
iiient teinl^es. 



SQUELETTE DU MEMBRE SUPfiRIEUR 



Pl. 5. 




.Semt-Iunairo. 

Pialtarme. 

Pyramidal. 

.Ob oroeliu. 

6° [ii6tacarpieD. 



PhalanglB^ 

Pbaiasgette. 



Plan antebieuh. 



Dt PouJ Richer del. 



18 ANATOSIIE ARTISTIQUE DD CORPS HUMAIN 

diflerents segments du membre, dans leurs proportions relatives et aussi 
dans la conformation generale, en meme temps que dans les details de sur- 
face plus directement sous sa dependance et que je designe sous le nom de 
points de repere osseux. 

Direction des axes des diffSeents segments du mbmbre 

superieur. 

Ainsi reliees les unes aux autres par I'intermediaire des articulations, les 
pieces osseuses qui composent le squelette du membre superieur affectent 
entre elles les rapports suivants. 

L'humerus, a cause de I'etendue des mouvements dont est susceptible 
I'articulation scapulo-humerale, n'a point de situation fixe. Sa position, 
sur le vivant, depend naturellement de celle du bras. Or, dans I'attitude 
de conTention admises par les anatomistes pour leurs descriptions, le 
membre superieur abaisse le long du corps et I'avant-bras en supination, 
on peut consideier I'humei-us comme place Terticalement. Ce n'est que tres 
exceptionnellement, chez les gens tres maigres, que l'humerus incline son 
extremite inferieure en has et en dedans. Chez les personnes fortement 
mu-iclees, les bras s'ecartent du corps, etl'extremite inferieure de l'humerus 
se dirige en bas et en dehors. 

On voit que ces directions variables de l'humerus ne sont nuUement sous 
la dependance d'une disposition articulaire. 11 n'en est pas de meme de la 
direction des os de I'avant-bras, qui, dans I'attitude de supination, ferment 
toujours avec l'humerus un angle obtus ouvert en dehors. La raison de 
cette disposition reside tout entiere dans I'inclinaisonen bas et en dedans 
de I'axe transversal des surfaces articulaircs humerales sur lesquelles 
viennent s'adapter exactement les extr^mites supferieures du cubitus et du 
radius. 

L'axe de la main ne fait pas suite non plus k I'axe de I'avant-bras, mais 
il s'incline en bas et en dedans. Cette direction n'arien de fixe. Elle depend 
simplement de la difference d'etendue des mouvements de lateralite de la 
main, lesquels sont beaucoup plus faciles en dedans qu'en dehors, d'oii il 
resulte que, dans la position de repos, la main incline tout naturellement 
en dedans. 

C'est ainsi que, vuspar la face anterieure, les axes des differents segments 



SQUELETTE DU MEMBBE SUPElRIEUR 



Pl. 6. 




■■•• ciaviotije. 




Seml-lunalre 

Pisiform e 
PyramidaJ 
Ob crooliu 

5' (uftacarpleii 



Pbalanglne 

Pbalanget i 



FiQ. 2. — Plan post^ribuei. 



D' Pavt Richtr iil. 



20 



ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 



du niombre superieur se succfedent suivant une ligne bris6e formant deux 
angles obtus alternativement de sens inverse ; I'un, tourn6 en dehors, se 
trouve au niveau du coude etl'autre, tourne en dedans, au niveau du poignet. 
(PL 8 et 6.) 
Vus par le deliors, les axes des difT^rents segments du membre superieur 
X jj sont tous dans le prolongement les uns 

des autres et suivent une m6me ligne 
droite. (PI. 7.) 

Au niveau du coude, cette rectilude 
r^pond d'ordinaire aux limites de I'exten- 
sion de I'avant-bras. Mais il n'est pas rare 
de trouver des sujets chez lesquels I'ex- 
tonsion complete n'est jamais atteinte, 
le coude formant ainsi un angle obtus 
ouvert en avant (hypo-extension). Par 
centre, il est encore plus frequent de 
voir les limites habituelles de I'extension 
depassees et le coude se trouver au som- 
met d'un angle obtus ouvert en arriere. 
(Fig. 2.) Cette hyperextension s'observe 
chez certains sujets ayant I'habitude des 
mouvements d' extension violents comme 
les boxeurs ou les faiseurs de poids, elle 
estextremementfrequente chez les enfants 
et chez les femmes, ou elle peut s'expliquer par une certaine laxite des liga- 
ments de I'articulation, 





IG. 2. — Direction des axes du bras et de 
I'avant-bras vus de profil. 
A, bypoextension ; B, hyperextension. 



Proportions des diffehents segments du membre superieur. 



La distance qui separe le sommet de I'acromion de I'articulation meta- 
carpo-phalangienne du medius est divisee en deux parties egalespar I'inter- 
ligne de I'articulation du coude. Sur le nu, cet interligne articulaire est 
situe juste au niveau de la fossette condylienne qui se voit en arriere du 
coude, au fond de laquelle on sent Ires bien au toucher le condyle humeral 
et le rebord de la tete radiale en contact avec lui. 

Dans la flexion de I'avant-bras, la meme 6galite existe en prenant comme 



SQUELETTE DU MEMBRE SUPERIEUB (SUITE) Pl. 7. 




A, . . .■ Omoplate. 




Grand oa — 

TrBp6zo5de. 
2» mfitaoarpien 



Phalansette 



FlQ. 1. — PlAN LAT^HAL EKTEHKE. 



Ifi Paul Atcber dfL 



2:2 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

point de repere I'epicondyle alors decouvert. Et la distance qui s'etend de 
I'acromion a I'epicondjle est 6gale fi. celle qui va de ce dernier point au- 
dessous de la tete du troisiSme metacarpien, le poignet etant naturelle- 
ment maintenu dans la rectitude (1). 

CONFOHMATION GfiWERALE. — PoiNTS DE RBPBRE OSSEUX. 

Le moignon de I'epaule doit la saillie qu'il fornae, en avant et sur le c6t6, 
ila tete humerale elle-ntieme qui soulSve le muscle deltoide dont elle est 
pour ainsi dire coiffee. 

Le corps de I'humerus maintient les proportions du bras, dont il rappelle 
les formes arrondies. 

L'extremite inferieure de I'humerus, aplatie d' avant en arriere, donne sa 
forme d'ensemble a la region du coude aplatie dans le memesens. Dememe 
I'avant-bras, aplati aussi dans le m6me sens, reproduit, de loin il est vrai, 
les formes de son squelette constitue par les deux os places I'un k cdte de 
I'autre. 

La main voit sa morphologie tout entifere dominee par le squelette, avec 
le dos de la main arrondi et la paume creusee comme le metacarpe, avec 
les doigts dont les phalanges osseuses se lisent a la face dorsale presque 
entierement sous la peau. 

Entrons maintenant plus avant dans le detail et I'echerchons quelles sont 
les formes superficielles qui nous permettront de reconnattre la situation 
exacte des os et qui constitucront comme autant de points de reperes 
jrecis pour guider I'^lfeve dans le dessin qu'il doit faire du squelette d'apres 
le vivant (2). 

Face anterieure (PI. 5). — La clavicule, que nous retrouverons au torse, se 
dessine presque entiSrement sous la peau. 

La tSte humerale deborde toujours, en dehors, le niveau de I'acromion. 

(1) Pour plus de details, voir mon Canon des proportions du corps humain, 
Ch. Delagrave, editeur, Paris, 1893. 

(2) Sur la face anterieure, ces points de rep6re sont moins nombreux qu'4 la face 
posterieure, c'est pourquoi j'ai I'habitude de faire dessiner cette derni^re face la 
premiere. II est plus facile ensuite a I'eleve de retrouver sur la face anterieure la 
place exacte des os. 

Mais pour la description que nous en faisons ici, nous suivons I'ordre habiluel 
en commenjant par la face anliirieure. 



MEMBRE SUPfiRIEUR 23 

En deda ns du coude, la saillie constante de I'epitrochlee est facile k recon- 
naitre ; en ce point, I'os n'est separe du contour exterieur que par I'epais- 
seur de la peau. II n'en est pas de meme en dehors, oii la masse externe 
des muscles de I'avant-bras s'interpose antra le squelette et la peau. 

Le point de rencontre de Thumerus avec le radius sa trouva exaetement 
au niveau du pli cutane median de la saignee, la fossette digitale con-espoa- 
dant en avant, k la fossette condylienne en arriere. 

Au poignet, le squelette reprend sa place au milieu des parties moUes 
el n'est plus separe de la peau, tout au moiiis sur las c6tes et en arriere, 
que par las aponevroses et quelques tendons 

Le point de jonction des os de I'avant-bras avec la carpe correspond au 
pli moyen du poignet. 

A la main, le pli qui separe la base des doigts de la paume de la main 
est situe au niveau du milieu de la premiere phalange osseuse, de sorte 
que les articulations metacarpo-phalangiennes sont entiSrement placees 
dans la paume de la main. 

La phalangine osseuse deborde legerement, par en haut et par en bas, 
les plis cutanes palmaires qui marquentla separation de la phalangine avec 
la phalange d'une part, et avec la phalangette d' autre part 

Face posUrieure (PI. 6). — L'omoplate, que nous retrouverons au torse, 
n'est sous-cutanee que par le bord posterieur de I'epine et par la face supe- 
rieure de I'acromion qui la termine en dehors. La determination exacte de 
ces parties, facile a faire en raison des formes exterieures correspondaates 
(Voy. Torse, page HO et pi. 38), sufflt pour dessiner Tomoplate dans sa 
situation precise. 

Au coude, les points de repere osseux abondent. En dedans, c'estla saillie 
de I'epitrochlee situee sous la peau, puis celle de I'olecrane egalement sous- 
cutanee, enfin, plus en dehors, une fossette constante sur le nu, la fossette 
condylienne, marque le niveau exact de 1' articulation du condyle humeral 
avec la tete du radius, dont I'interligne occupe le fond. 

Au poignet, I'apophyse styloide du cubitus sous-cutanee est toujouvs bien 
apparente pres du bord interne ; I'apophyse styloide du radius plus large, 
descendant plus bas, recouverte par les tendons des muscles deravant-bnas^ 
occupe a elle seule la plus grande partie du poignet. 

Au dos de la main et des doigts, un groupe de plis cutanes marque I'em- 
placement des articulations. 



24 ANATOMIE ARTISTIQUE DO CORPS HUt,:AIN 

MUSCLES DU MEMBRE SUPfiRIEUR 

Les muscles de I'epaule seront etudies plus loin a propos du tronc. Ici 
nous decrirons succossivement les muscles du bras, de I'avant-bras et de la 
main. 

Muscles du bhas. (PI. 8). 

Au nombre de quatre, les muscles du bras sent ainsi disposes autour de 
I'os central: en dedans et en haut, un petit muscle prof end, le coraco-humeral ; 
en avant, deux muscles flechisseurs superposes, le brachial anUrieur et la 
biceps ; en arriere, un seul muscle extenseur volumineux, le triceps. 

Coraco-humeral (PL 8, flg. 1). — Ce muscle pen volumineux et pro- 
fondement situe n'apparait pas, tant que le bras reste pendant le long du 
corps, mail lorsque le bras est lew, il est la cause d'un relief distinct qui se voit 
au milieu de I'aisselle. 11 s'attache, en haut, au sommet de I'apophjse cora- 
coide, en mfime temps que la courte portion du biceps (PI. 8, fig. 2). De 
la, ses fibres groupees en un faisceau allonge descendent obliquement en 
dehors pour s'attacher vers le milieu de I'humerus. 

Brachial anterieur (PI. 8, flg. 1). — Muscle puissant, le brachial 
anterieur recouvre toule la partie ant6rieure de I'articulation du coude sur 
laquelle il est directement applique. Son corps charnu, assez large pour 
occuper toute la largeur du bras au-dessous de la moitie inferieure du 
biceps, s'attache directement a I'humerus, puis ses fibres se dirigerjt en 
convergeant vers I'apophyse coronoide du cubitus, ou elles sefixent par Tin-, 
termediaire d'un solide tendon. 

Ce muscle maintient, en bas, la largeur et I'epaisseur du bras juste au moment 
ou le corps charnu du biceps vient a manquer et se termine par un tendon. II 
apparait done, sur I'ecorche superficiel, de chaque cote de ce tendon, en une partie 
plus ou mains grande de sa surface, suivant que le corps charnu du biceps descend 
moins ou plus bas, et devient, sur le nu, la cause de deux meplats distincts de 
dimension variable suivant les individus (PI. 10). II se montre, en outre, par un 
de ses bords, a la face externe du bras, au-dessous de I'insertion deltoidienne, entre 
le biceps et le triceps qu'il separe (PI. 12). 

11 est flechisseur de I'avant-bras sur le bras. 

Biceps brachial (PI. 8, flg. 2). — Le biceps est un muscle allonge 
divise .superieurement en deux portions comme son nom I'indiquc (biceps, 



MUSCLES DU BEAS 



PL. 8 



Cor SCO- hum hrai 



Brachial Etnt&rieur, 




Fig. 1. — Plan asterieur (Couche profonde). Fig. S. — Pljvn antehieub (Couche superficielle). 



Triceps j ^"^"^ ?<"■'«"•■ 
lirachlal. 



Triceps brachial. 




il' Patil ntcher del. 



Flu.. 3 el 4, — Flan posterieor Triceps brachul. 



26 



ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 




muscle S, deux chefs). Le long chef, ou longue portion, traverse lagouttiere 
bicipitale de I'humerus, passe au-Jessus de la tete humerale et s'attache k 

la partie superieure de la cavite gleno'ide. Le 
tendon du court chef ou de la courte portion 
s'attache au sommel de I'apophyse coracoide. 
Le muscle se termine, en has, par un seul ten- 
don qui se flxe k la tuberosity bicipitale du 
radius. 

Les fibres charnues naissent, en haut, de I'in- 
terieur d'un cone creux tendineux, pour la 
longue portion, et de la face profonde d'une 
lame aponevrotique d'insertion, pour la courte 
portion. De la, elles se rendent inferieure- 
ment aux deux faces d'une aponevrose cen- 
trale dont les fibres se rassemblent en un ten- 
don volumineux arrondi et resistant. (Fig. 3.) 
II resulte de ee mode d' implantation des fibres 
charnues stir les aponevroses d'insertion — imp lan- 
FiG. 3. — Mode d'irapiantation des tation profonde en haut, implantation super ficielle 

fibres charnues du biceps .ur les g„ j^jg _ „jjg j„^ ig „„ j„ gg^mig jj^ j^g^pg gjj 
tendons d insertions. ' ' 

A Biceps plus nettement delimitee a son extremite inferieure 

^.S:TLlr^:r^u:t''°-^"'- 9«'a son extremiU superieure. 

G'est environ au tiers superieur du bras que 
les deux corps charnus, a peine nes des deux 
tendons superieurs, se reunissent presque aus- 
sit6t pour former un seul muscle &, fibre parallele et a section ovalaire. En 
has, les fibres charnues s'implantent obliquement sur le tendon et les fibres 
internes descendent plus bas que les fibres externes. De la partie superieure 
du tendon, se detache une forte expansion tendineuse qui se dirige en bas 
et en dedans et s'epanouit a la surface des muscles de la region interne 
de I'avant-bras. (PI. 10.) 

Ainsi etendu du squelette de I'epaule 4 celui de I'avant-bras, le biceps 
occupe presque A. lui seul la face anterieui-e du bras, ou il est sous-cutane 
dans les deux tiers de son etendue. 

Le tiers superieur, en effet, presque exclusivement tendineux, est cache par 
le delto'ide et par le tendon du grand pectoral t son insertion a Thumerus. 



C. Sectioa longitudinale antero-post^ 

rieuse de la courte portion. 
F. S. Face superficielie. 
F. P. Face profonde. 



MEMBRE SUPERIEUlt 27 

C'est au-dessous de ce dernier muscle que le corps charnu du biceps appa- 
rait, au moment oii viennent de se fusionner les deux portions qui le com- 
posent superieurement. 

En has, le corps charnu repose sur le brachial anterieur qui le deborde 
de chaque c6te, et le tendon disparatt inferieurement sous le long supina- 
teur pour gagner son insertion radiale. 

La position sous-cutanee du biceps fait que la plupart des details de structure 
que nous venons d'indiquer sont visibles sur le nu. La longueur du corps charnu 
est fort variable suivant les individus, et ces variations se font aux depens du 
tendon inferieur qui augmente ou diminue en proportion. 

Les changements de forme qui accompagnent les divers etats physiologiques du 
muscle (reldehement, distension, contraction), sont particulierement saisissants. 

Lorsque le bras retombe naturellement le long du corps, le biceps est legerement 
distendu yar le poids mime de I'avant-bras dont I' extension, dans cette attitude de 
repos, n'est jamais complete. Le relief bicipital revet alors une forme demi-cylin- 
drique avee un leger renflement au point d'insertion des fibres charnues sur 
I'aponevrose. L'extension forcee de I'avant-bras sur le bras a pour effet de mettre 
le muscle en etat de distension, et comme toujours le muscle distendu s'apkUii. et 
s'allonge, sans s'eloigner des formes que je viens de decrire. Dans cet etat de dis- 
tension, la contraction mitsculaw-e peut survenir, et elle se reconnait tres net- 
tement, bien que la forme d'ensemble ne soit pas changee, a V accentuation des 
attaches et a la production de sillons longitudinaux dont le plus important est 
situe a la separation des deux corps charnus. 

Enfin, lorsque I'avant-bras se fleehit, le muscle contracts se raccourcit en mime 
temps qu'il augmente d'epaisseur, et tous les details de structure s'y aecentuent. 
Chez les sujets unpeu muscles, on voit, presque avec autant d' evidence que sur un 
ecorshe qui serait vivant, la ligne d' implantation des fibres charnues sur le tendon 
infsrieur. Cette ligne est oblique et sinueuse, marquee d'un angle rentrant en son 
milieu correspondant a la ligne de separation des deux portions charnues 
accoiies. A la surface du corps charnu, veritablement souleve en basse, se dessinent 
■oarfois quelques sillons seeondaires en outre du sillon median dejd signale dans 
la distension. Superieurement, le relief des fibres charnues est beaucoup moindre 
qu'a la partie inferieure, ce qui resulte de leur mode d'implantation rappele 
plus haut {fig. 3). Neanmoins il est parfaitement distinct sur les deux portions. 

L'etat de reldehement complet du biceps s'observe rarement. L'onpeutaisement 
le constater lorsque, le bras etant horizontal, I'avant-bras flechi rapproehe ses 



28 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

points d'attache, comme il arrive sur un sujet qui, les coudes leves, oroi&e les 
mains sur I'occiput. On constate alors que le biceps, s'il est un peu volumineux, 
retombe sous son propre poids et que sa direction generale est cumiligne, direction 
qui se redresse aussitot que la contraction survient. 

Le biceps est flechisseur de I'avant-bras sur le bras. II est en outre supi- 
nateur. 

Triceps brachial (PI. 8, fig. 3 et 4). — Ge muscle tres volumineux 
occupe a lui seul toute la partie posterieure du bras. II est superieure- 
ment divise en trois chefs. Un de ses chefs remonte jusqu'a I'omoplate, 
c'est la longue portion; les deux autres, vaste interne et vaste externe, 
s'attachent a I'humerus. 

L'insertion de la longue portion se fait au-dessous de lacavite glenoide, et 
c'est au-dessus de la mfeme cavite que nous avons vu le long chef du biceps 
venir s'attacher. Le vaste externe s'insere a toute la partie de I'humerus au- 
dessus de la gouttiere radiale (1), et le vaste 
/^ interne k toute la partie qui est au-dessous. 

I ■ ] Inferieurement, le tendon commun aux trois 

' -/^ portions s'attache k la partie superieure et pos- 

\ t6rieure de I'olecrane. 

' , Les trois corps charnus du triceps ne se fu- 

• ■ .. sionnent pas comme nous avons vu les deux 

\; . i' 1 portions du biceps le faire. Ici les trois portions, 

f. • ,'/ tout en se rendant k un large tendon unique, 

! \L' demeurent distinctes. 

V. I- \ I La longue portion et le vaste externe sont 

\ i superficiels, le vaste interne profond est recou- 

'^ '-> vert en partie par les deux autres. 

Fig. 4. — Schdma resumant la dis- La disposition un peu complexe qui resulte 

position des trois portions du 

triceps braciiiai. de cette superposition peut etre amsi resumee 

L. p. Lonsue portion. (fig. 4). La longue portiou, et le vaste externe 

V, E. Vaste externe, . ^ .. ,. ,, j, . 

V. I. Vaste interne. occupeut Ja partie superieure du bras, lis sont 

places presque c6te a c6te, la longue portion 

couvrant une petite partie du vaste externe, et donnent tous deux naissance 



(1) La goultiere radialc est une depression qui traverse obliquement la face 
posteiieure de I'humerus ; elle est indiqufie sur la planche 2. 



MEMBRE SUPfiRIEUR 29 

A un tres large tendon qui forme I'insertion olecranienne. Ce tenSon super- 
flciel, comme les deux portions qui lui donnent naissance, commence a la 
partie moyenne du bras. Le vaste interne, plac6 en avant de la longue por- 
tion, descend beaueoup plus has, occupe toute la partie infferieure du bras, 
au-devant du tendon commun qu'il matelasse, pour ainsi dire, et qu'il 
deborde de chaque cote. Ses fibres s'inserent A la face profonde du tendon 
commun et k ses deux bords au-dessus de I'olecrane, au-dessous des inser- 
tions des deux autres portions. Les fibres charnues de la longue portion 
naissent, en haut, de la face profonde d'une longue aponfivrose d'insertion 
pour se rendre, ainsi que les fibres du vaste externe, k la face superfl- 
cielle du tendon commun qui remonte au-dessous d'elles. La longue portion 
forme, sur le nu, le relief le plus puissant. Son aponevrose d'insertion superieure 
regne a la partie posterieure et interne du corps charnu, ou elle est la cause d'un 
meplat tres evident lorsque le bras est leve. 

Sur I'ecorche, le tendon inferieur commun aux trois portions offre 
I'aspect suivant : il est dirigfi obliquement de haut en bas et de dehors en 
dedans; il a une forme rectangulaire, de telle sorte qu'on peut lui distin- 
guer quatre c6tes, deux petits en haut et en bas, et deux grands lateraux. 
Le petit c6te superieur et le grand c6te lateral externe donnent attache au 
vaste externe. Ce grand cdte donne attache aussi, tout en bas, a quelques 
fibres du vaste interne. Le grand c6te interne donne attache, dans ses deux 
tiers superieurs, a la longue portion et, dans le tiers inferieur, au vaste 
interne. 

Ce muscle est entierement sous-eutane, a I'exception de la partie la plus elevee 
de la longue portion recouverte par le deltoide. 

Lorsque I'avant-hras est etendu avec effort, le triceps se contracte, et ses diverses 
portions se distinguent tres nettement au travers de la peau. On reconnalt de 
suite le large meplat dH au tendon commun qui le termine par en bas. Ce meplat 
remonte de I'olecrane jusqu'd la partie moyenne du bras, et il est tres oblique 
en haut et en dehors. II est soutenu par les fibres muscidaires profondes du 
vaste interne. II est limite, en haut et en dehors, par le relief des fibres charnues 
du vaste externe. En dedans, il est borde par le relief beaueoup plus volumi- 
neuxde la longue portion et du vaste interne reunis. Lapart laplus considerable 
de ce dernier relief revient d la longue portion, et le vaste interne, d'ordi- 
naire separe ^ du precedent par un sillon, n'en occupe que la partie la plus 
inferieure. Chacun de ces reliefs principaux generalement distincts les uns des 



?0 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

autres se trouve parfois subdivise en reliefs accessoires paralUles a la direction 
des fibres et dus a des faiseeaux secondaires. 

Lorsque le muscle est reldche, ces formes s'attenuent eonsiderablement, au 
point que la partie posterieure du bras n'offre plus qu'une surface inegalement 
arrondie avee maximum de relief au niveau des masses eharnues et depression au 
niveau du tendon commun. Lorsque, par I'extension passive extreme de I'avant- 
bras, on rapproche les insertions du muscle, on observe, au-dessus de I'oleerane, un 
repli du tendon qui est I'indice du reldchement mnseulaire parte a ses extremes 
limites. 

Dans la flexion de I'avant-bras sur le bras, le muscle triceps est distendu, etsa 
distension augmente avee le degre de la flexion. Quand la flexion est portee a 
Vexlrime, la face posterieure du bras est aplatie dans son ensemble, avee un 
meplat qui du tendon remonte et suit la separatio7i de la longue portion et du 
vaste externe. Si, dans cet Hat de distension, le muscle se contraete, on voit la 
separation ds la longue portion et du vaste externe s'aceentuer; sur la longue 
portion elle-meme, I'insertion des fibres eharnues sur les aponevroses superieures 
et inferieures s'aeeuse. 

Le triceps est un extenseur puissant de Tavant-bras sur le bras. 

Par sa longue portion, il eleve Thumerus et maintient fortement cet 03 
applique contre la cavite glenoide. Le coraco-humeral remplit une fonclion 
analogue et le biceps aussi par sa longue portion. 

Muscles de l'avant-bras. 

La masse musculaire qui entoure le squelette de Tayant-bras est, d'une 
maniere generale, charnue dans les deux tiers superieurs et tendineuse dans 
le reste de I'etendue du membre. 

Elle a 6t6 subdivis6e par I'anatomie descriptive en un grand nombre de 
muscles qu'il nous a semhle inutile de decrire tous isolement. Nous les 
repartissons en deux regions seulement (fig. 5) : 

1" Une region antero-iaterale tres elendue comprenant la partie ante- 
rieure de Tavant-bras et les deux bords dans toute leur epaisseur. 

2" Une region posterieure tres etroite situee a pen pres au milieu de la 
face posterieure de l'avant-bras. 



MEMBRE SUPEniEUR 



31 



1° Region antero-laterale. 



Les musc'cs de la region antero- 
laterale peuvent se subdiviser en 
trois couches. 

a) Une couche profonde qui com- 
prend deux petits muscles tres pro- 
Tondement situes, couches sur le 
squclette et sans action directe sur 
les formes exterieures. 

b) Une couche mojenne compo- 
s6e uniquement des flechisseurs des 
doigts et qui forme le bord interne 
de I'ayant-bras. 

c) Une couche supcrficielle dont 
les muscles ont surtout une action 
sur le poignet et qui form.e le bord 
externe. 

Ces deux dernieres couches ne 
sont guere superposees 
qu'a la partie anterieure 
du membre. (Fig. S.) 

a) Couche profonde. 
(Fig. 6.) 

Deux petits muscles 
settlement : 

, G'est, en haut, le court 
supiiiateur qui, ne de I'e- 
picondyle, s'enroule au 
tiers superieurdu radius, 
au-dessus de la ligne 
oblique de la face ante- 
rieure. II concourt a la 
saillie du bord externe de 
I'avanl-bras en soutenant 




C.S. 
CM. 

c. p. 

f i Region ant£ro-lat€ralQ. 

^H Region posterieare. 

Fig. 6. — Coupe sch^matique de l*avant-bras, 
suppos6e faite en un endroit ind^lermine du 
membre et destin^e a montrer la repartition de 
tous les muscles. 

Region antero latSrale. 
C. P. Couche profonde : carr^ pronateur, court auptoa- 

teur. 
C. M. Couclie moyenne : flechisseurs des doigts, fle- 

chisseor superficiel, flechisseur profoad, il^chisseur 

propte du pouce. 
C. S. Couche superflcielle : 

Partie externe : long supinateur, 1" radial, 2' radial. 
Partie anterieure : rood pronateur, grand patmairo. 

petit palmalre. cubital aotcrieur. 
Region poslcrieure. 
Couche prol^onde : 1" exteaseur du pouee. a'extenseiir 

du pouce, a= exteaseur du ponce, extensour pi-opre de 

lindex. 
Couche Ruperficielle : ancone. exlenseur des doigts, 

extenseur propre du petit doigt, cubital postcpieur. 



Tendon des muscles ^picondyliens. 
Tendon des muscles ^pitrochl^eos. 

Tendon du brachial anterieur. 
Court supinateur. 




Tendon du rond pronateur. 



C«rr* pronateur 



Fig. 6. — Muscles prolonds de la r^gioij antero-laterale d« 
I'avant-bras. 



32 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

les muscles superficiels de la region, le long supinateur el les deux radiaux. 
U est supinateur. 

Puis, en has, couche transversalement sur les extremites inferieures des 
deux OS de I'avant-bras, le cam pronateur, muscle de forme quadrilatere, 
assez 6pais et qui s'attache aux parties des os sur lesquelles il repose. 11 est 
pronateur et maintient I'epaisseur du quart injerieur de I'avant-bras d'une 
fa^on d'autant plus effieace, que les muscles qui passent en avant de lui sont 
presque exclusivement reduits a leur portion tendineuse. 

b) Couche moyenne. 

Groupe des f leohisseurs des doigts. (PI. 9, flg. 1.) Les flechisseurs 
des doigts tapissent toute la partie anterieure et interne des os de I'avant, 
auxquels ils s'attachent depuis Tapophyse corono'ide du cubitus et la ligne 
oblique de la face anterieure du radius, dans I'etendue de leurs deux tiers 
superieurs environ. 

Le corps charnu volumineux, divise en plusieui-s faisceaux, descend presque 
jusqu'a la partie inferieure de I'avant-bras. 11 donne naissance k de longs 
tendons, tous accoles au niveau du poignet et passant en faisceau dans I'an- 
neau carpien. II resulte de cette disposition que les tendons des flechisseurs 
des doigts, ainsi solidement maintenus dans la profondeur du poignet, 
arrivent k la main sans rien laisser paraitre de leurs formes exterieures. 

Le pouce rejoit un seul tendon qui descend jusqu'a la base de la phalan- 
gette. Chaque autre doigt refoit deux tendons superposes dont I'un, profond, 
se rend directement h la derniere phalange, tandis que I'autre, superflciel, 
se divise pour laisser passer le precedent et s'attacher sur les deux c6tes 
de la phalangine. 

Si ces tendons sont sans intern pour la forme exterieure, il n'en est pas de 
meme du corps charnu qui forme une masse epaisse, occupant toute la partie ante- 
rieure et tout le bord interne de I'avanl-bras, oil, lorsque le poing se ferme avec 
vigueur, ils forment un relief saisissant (1). Les muscles dela couche super fiaielle 
ne sauraient les masquer entierement. 

(1) L'anatomie descriptive d6erit ici trois muscles distincts, le fleehisseur 
propre du pouce, le fleehisseur profond dts doigts et le fleehisseur superflciel des 
doigts. II nous a sembl6 prff^rable de les fondre ici dans une mfime description. 



MUSCLES DE L'AVANT-BRAS 

* 



Pl. 9. 



Rond pronateur. 

Grand palmairet 
Petit palm aire. 

Cubital anUrteui'i 




CulilLal nnt^rlcur 



3' Extenseur du pouce 
Extenaeur propre de 1 ndex 



1=' Extenseur. 

2< Extenseur. K du pouoe. 



Fro-: 3. — Plan posthhieur. Couche pbofonde. Fig. 4. — Pljui posteriIur. Couchb superficielle. 

O"- Pant Bicher <fe<. 



34 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

c) Coue.he superficielle. 

La couche superficielle regne 4 la partie antferieure et externa de I'avant- 
bras. A la partie anterieure, elle recouvre las muscles precddents ; A la 
partie externe, elle repose sur le radius. 

Muscles antirieurs. (PI. 9, fig. 2.) — Au nombre da 4, ils ont tous una 
insertion superieure commune k I'epitrochKe. Ces muscles sont, en allant 
de dehors en dedans, le rond pronateur, le grand palmaire, le petit palmaire 
«t le cubital anterieur. Les trois derniers sont sous-cutanes dans toute leU^r 
6tendue, le premier ne Test que dans sa moitie superieure. 

Rond pronateur. — Le rond pronateur, qui s'attache, en haut, k I'epi- 
trochlee et un peu au bord interne de I'humerus par de tres courtes fibres 
aponevrotiques, se dirige obliquement en bas et en dehors vers le milieu de 
la face externe du radius, ou il s'insere h. I'empreinte qui porte son nom. Les 
fibres charnues se rendent a un tendon qui apparatt sur la face anterieiirc 
du muscle et qui inferieurement s'anroule autour du radius avant de s'jf 
attacher. 

Danssa moitie inferieure environ, ce muscle est reconvert paries muscles 
de la region externe. Dans so moitie superieure,Hl forme, sur le nu, un relief 
distinct en dedans du pli du coude. Ce muscle est pronateur et en meme temps 
flechisseur de I'avant-bras sur le bras. 

Grand palmaire. Petit palmaire. Cubital anterieur^ — Ces 
trois muscles confondent, en haut, leurs corps charnus en une meme masse 
qui nait de I'epitrochlee et occupe la moitie superieure de la partie interne 
de I'avant-bras. Vers le milieu de I'avant-bras, chacun de ces muscles donne 
naissance k un tendon distinct qui merite une description speciale. La ten- 
don du grand palmaire, legerement oblique, descend vers le poignet, ot il 
disparait dans une gaine speciale pour atteindre son point d'insertion k la 
base du 2* metacarpien. 

Le tendon du petit palmaire, plus gr^le, plus saillant, tr^s visible sur tout 
son parcours, passe au-devant du ligament annulaire du carpe pour 
s'epanouir dans I'aponevrose palmaire. II occupe, au poignet, la milieu 
da la face ant^rieuro. Ga muscle n'est pas constant et il manque une fois 
sur dix. 

Le tendon du cubital anterieur se trouve situ6 au bord interne de I'avant- 
bras. 11 se rend au pisiforma at aussi a la base du S' metacarpien. Son bord 



MUSCLES DU MEMBRE SUPERIEUR (ECORCHE) Pl, 10, 




.Graad peetoral- 



Braclilal ant^rlcur. 
Rood pronateoT. 
ExpaosioD ap<)n6vrotiqii9 da bicepi. 
.Grand palmalre. 

Petit pedmaire. 
Fiechisseura. deA dOIgts. 
Cubital antferleui'. 



Palmalre outaa^. 

Muscles de r6iii<iieDce b^ pothenar 



Plan amteiueur. 



£> /'ouf Bicbtr del. 



36 ANATOMIE ARTISTIQUE DU COUPS IIUMAIN 

anterieur decrit avec le tendon du petit palmaii'e un long espaee triangu- 
laire dontla base est au poignet et qui laisse voir les flechisseurs dcsdoigls. 
(PI. 10.) Par son bord posterieur, il regoit, jusqu'4 son attache inferieurc, 
des fibres charnucs se rendant, d'autre part, a una large aponSvrose qui, 
6tendue dans toute la hauteur de la region, recouvre le flechisseur profond 
et gagne la Crete du cubitus. (PI. 9, fig. 3.) Cette aponevrose d'insertion se 
confond en partie avec raponevrose d'enveloppe du membre. II en resulte 
que, tout a la partie interne de I'avant-liras, les muscles superjiciels ne sont plus 
representes que par cette aponevrose et que la saillie charnue que forme ce bord 
interne est exelusivement due aux flechisseurs des doigts, dont nous avons fait 
remarquer plus haut le puissant developpement dans ce sens. 

Ces trois muscles sont flechisseurs de la main sur Tavant-bras. Le grand 
palmaire attire en meme temps en avant le bord externe. Le cubital ant6- 
rieur attire en avant le bord interne. Le petit palmaire est flechisseur 
direct. 

Pour resumer I'action de ces muscles siir la forme exterieure du membre, je 
rappellerai qu'a part le rond pronateur, dont le corps charnu forme, en haut de 
I'avant-bras, un relief distinct en dedans du pli du coude, les trois autres laissent 
voir surtout leurs tendons. Le milieu de la face palmaire du poignet est occupe 
par la corde grlle et oblique du petit palmaire. En dehors du petit palmaire et 
separe de lui par une gouttiere peu large, se voit le tendon du grand palmaire, et, 
tout au bord interne, le tendon du cubital anterieur ne montre son relief que lors- 
qii'il est en action. Le plus souvent le tendon du cubital anterieur correspond, sur 
le nu, a une gouttiere occasionnee par le relief des flechisseurs profonds qui appa- 
raissent entre lui et le tendon du petit palmaire. 

Muscles externes. — La couche superficielle se continue, en dehors, par le 
groupe des muscles externes k qui I'on doit entierement le puis^ant relief 
de I'avant-bras en haut et en dehors, relief qui empiete sur le bras. C'est 
le long supiuateur et les deux radiaux. 

Long supinateur, 1" radial, 2' radial. (PI. 10, 11, 12 et pi. 9, 
fig. 4 et 3.) — La disposition de ces trois muscles est beaucoup moins 
simple que celle des muscles que nous venons d'§tudier et qui sont places 
les uns a c6te des autres. lei, les trois corps charnus sont en partie super- 
poses, c'est-a-dire qu'ils se recouvrent partiellement, et ils sont en partie 
accoles. De plus, deux d'entre eux (les deux premiers) subissent un mouve- 
ment de torsion ou d'enroulement sur le bord externe du membre. 



MEMBRE SUPliRlEUR 



37 



Leurs insertions superieures occupent tout le bord externe de I'hum&'us 
depuis I'union du tiers mojen avec le tiers inferieur jusqu'i et y compris 
I'dpicondyle. Elles sont superposees. La partie la plus elevee et la plus 
etendue appartient au long supinateur; la partie moyenne, correspondant a 
Tin travers de doigt au-dessus de I'epicondyle, appartient au premier radial ; 
«nfin le second radial s' attache i I'epicondjle lui-meme. Les trois muscles 
ainsi etages ont des corps charnus de forme differente, mais qui ont ceci de 
commun qu'ils sont composes de fibres tongues k peu pres paralleles et don- 
nant naissance inferieurement a de longs tendons qui s'attachent : le long 
supinateur, k la base de I'apophyse styloide du radius ; le premier radial, 
k la base du deuxieme metacarpien ; le deuxieme radial, k la base du troi- 
sieme mdtacarpien qui presente une apophyse styloide destinee k cette 
insertion. 

Le plus profondement situe, le 2" radial (pi. 9, fig. 3), a un corps charnu 
tres epais qui descend directement en dehors du radius et dont le bord pos- 
terieur touche I'extenseur commun des doigts (pi. 9, fig. 4), muscle que 
nous allons retrouver k la face posterieure du membre 

Les deux autres muscles, accoles, minces et aplatis late- 
ralement dans leur portion superieure ou brachiale, se 
contournent en passant k la region de I'avant-bras ou 
ils sont manifestement plus 6pais et aplatis dans le sens 
antero-posterieur. (Fig. 7.) Dans ce trajet, le 1" radial 
recouvre partiellement le 2", en avant duquel il se place 
€t est lui-meme en partie reconvert par le long supina- 
teur entierement sous-cutane. Sur la face anterieure de 
I'avant-bras, le corps charnu du long supinateur s'avance 
jusqu'au voisinage du grand palmaire, qu'il recouvre 
meme quelquefois. (PI. 10.) 

11 resulte de ce qui precede que, sur recorchS, le long 
supinateur apparatt dans toute son ^tendue, en haut, h 
la partie externe et inferieure du bras; en bas, k la partie 
anterieure de I'avant-bras ; que le 1" radial apparait 
egalement, au bras, au-dessous du long supinateur, et, k 
I'avant-bras, sur une etendue qui devient d'autant plus petite qu'elle est plus 
inferieure, en dehors et en arriere du corps charnu du long supinateur; et 
qu'enfin, au-dessous de la partie superieure brachiale du l" radial et 




Fig. 7. — Long supi- 
nateur {traits coiiti- 
nus) et premier ra- 
dial ( traits inter- 
rompus). 



38 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

en arrifire de son tendon, apparalt la partie inferieure et postdrieure du 
corps charnu du 2" radial. (PI. d2.) En bas, les deux tendons des radiaux 
accolis passent au-dessous de trois muscles de la face posterieure de I'avant- 
bras qui lous trois se rendent au pouce et que nous feludierons plus loin. 
(PI. 9, fig. 4.) 

II y avait lieu d'msister sur eette disposition des trois corps chamus des 
muscles de la region externe, car nous les retrouvons souvent tres distincts sur 
le MM. 

Dans le repos dn membre, les corps chamus du long supinateur et du i"' ra- 
dial se confondent d'ordinaire. II en est de mime lorsque I'avant-bras se fleehit 
sans effort; m,ais si ce mouvement de flexion exige une ceriaine force, on voit alors 
le corps charnu du long supinateur s'isoler du 1" radial sous la forme d'une 
eorde tendue entre les deux insertions extrSmes. Quant au corps charnu du 
5* radial, nous le retrouvons toujours sous I'apparence d'une saillie allongee 
dirigee dans le sens de I'axe du membre et occupant, sur une etendue de trois a 
quatre travers de doigt, le milieu du hard externe de I'avant-bras. 

Le nom du long supinateur consacre une erreur physiologique. Ce 
muscle n'est pas supinateur, il est flechisseur de I'avant-bras sur le 
bras. Les deux radiaux sont des extenseurs du poignet : le premier, exten- 
seur et abducteur de la main; le deuxieme, extenseur direct. 

2° Region posterieure. (PI. 9, fig. 3 et 4. — PI. H.) 

Les muscles de cette region sont disposes en deux couches de trois 
muscles chacune (1). 

Les muscles de la couche profonde, directement appliques sur les os, n'oc- 
cupent guere que la moitie inferieure de I'avant-bras et sont diriges oblique- 
ment en bas et en dehors ; les muscles superficiels occupant toute la hau- 
teur de la region, s'attachent tous en haut & I'epicondyle et croisent dans 
leur direction les muscles profonds qui les debordent en bas et en dehors. 



(1) L'anatomie descriptive en compte quatre, mais il y a lieu de rattacher \'ex- 
tenseur propre de I'index de la couche profonde et I'extenseur propre du petit 
doigt de la couche supeiflcielle a I'extenseur commun des doigts, puisqu'ils ne 
iorment point, sur le nu, de reliefs distincts. 



MUSCLES OU MEMBRE SUPERIKUR (ECORCHE, SUITE) Pl. II 



Deltolde, porliaa moyeaae. 
DeltoMe, Tusceau poslirieur 



Long Buplnateur 
1" radial 




Eztanseur propre du petit dolgi 

CuJiltal post^rleur 

1" Exteoseur d.u police. 

[Long nbducleur I 
2* E^cteoseur du pouce 

[Cuurl c.lenscur > 
,3' Extenaeur du pouce. 
iLojiif eMenscun 
2- radial 
. 1" radial 



Plak POST£BJEir& 



40 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIJN 

a) Couche profonde. (PI. 9, flg. 3.) 

Extenseurs du pouce : I", II" et IIP. — Ces trois muscles ont leurs 
corps charnus allonges et fusiformes accoles les uns aux autres et comme 
etag^s de haut en bas et de dehors en dedans, ee qui permet de les desi- 
gner par un nunaero d'ordre en commenfant par le plus eleve (1). 

Le premier est le plus long; 11 s'attache, en haut, k la face posterieure des 
deux OS de I'avant-bras, et s'accole au deuxicme situe au-dessous de lui. 
Ces deux muscles ne se quittent pas tout le long de leur parcours. Leurs 
corps charnus croiseat la face post6rieure du radius, puis se placent a son 
bord externe dont ils suivent la direction. lis forment, sur le nu, un relief 
earacteristique au tiers inferieur du bord externe de I'avant-bras 

Aussitdt parvenus en dehors du radius, les corps charnus donnent nais- 
sance k deux tendons qui se suivent accoles, descendant directement appli- 
ques sur le bord externe de I'apophyse styloide du radius, oii ils sont re^us 
dans deux gouttieres distinctes; puis I'un d'eux, le premier, s'arrete k I'ex- 
tremite superieure du premier metacarpien, tandis que le second continue 
sa marche au dos du premier metacarpien pour s'attacher k I'extremite 
superieure de la premiere phalange. — Dans I'extension du pouce, ces tendons 
se distinguent fort nettement sous la peau au bord externe du poignet et sur 
la face dorsale du premier metacarpien. 

En dedans des deux muscles qui precedent, le corps charnu plus grele 
du III' extenseur du pouce s'attache, en haut, au cubitus, et son tendon, 
s6par6 de ceux des muscles precedents par une assez grande distance, 
passe dans une gouttiere oblique a la face posterieure du radius et de la se 
dirige obliquement en dehors, en croisant les tendons des radiaux, pour 
rejoindre, a la face dorsale du premier metacarpien, le tendon du 11* exten- 
seur, I'accompagner jusqu'a son insertion k la phalange, puis descendre 
plus bas s'attacher lui-meme a la base de la phalangette du pouce. — Au- 
dessous de I'extremite inferieure du radius, le tendon de ce muscle tres visible 
sous la pcau limite, avee la saillie que forment, en cet endroit, les tendons des deux 
muscles precedents, une depression connue sous le nom de tabatiere anatomique. 

G'est ainsi que les trois muscles extenseurs du pouce etages de haut en 
bas envoient leurs tendons inferieurs s'attacher aux trois segments du 

(1) L'anatomie descriptive disigne ces muscles en suivant le mfime ordre par 
les noms de long abducteur, court extenseur et long extenseur du pouce. 



MUSCLES DU MEMBRE SUPERIEUR (ECORCHE, SUITE) Pl. 12. 



BrachiaJ ant6rleur. 




.Grand pectoral. 



Long suplnateuT. 



t" radial extems 

1" InteroBBsux doraaL 



Plan lateral externe. 



0' Paul Itieher del. 



43 



ANATOMIE ARTISTIQUE DD CORPS HUMAIN 



pouce : le n° 1, au I" segment ou metacarpien ; le n** 2, au 11' segment ou 
phalange ; le n" 3, au IIP segment ou phalangette. 

lis sont tous trois extenseurs, mais de plus : le n* 1 est abducteur et tire 
en avant le premier m6tacarpien ; le n° 2 est abducteur direct; et le n°3 
est abducteur et tire en arriere le premier metacarpien. 

b) Couche super fieielle. (PI. 9, fig. 4.) 

Les muscles de la couche superflcielle s'attachent tous, en haul, k I'ipi- 
condyle. On les dSsigne sous le nom de muscles epicondyliens, par opposi- 
tion aux muscles epitrochl^ens de la face anterieure. (Fig. 6.) 

lis sont au nombre de trois : Vewtenseur commun des doigts, le cubital 
posterieur et I'ancone. 

Extenseur commun des doigts. — C'est le plus important de la 
region. U descend en dedans des muscles radiaux, et son corps charnu 
donne naissance, vers le tiers inferieur de I'avant- 
bras, k quatre tendons qui restent accoles tant 
qu'ils sontJiTavant-bras, passent, aupoignet,sous 
le ligament annulaire du carpe et divergent, au 
dos de la main, pour serendre aux quatre derniers 
doigts, dont ils occupent la face dorsale. (Fig. 8). 
lis s'inserent, par uneparlie mediane, ^I'extre- 
mite de la phalangine et, par leurs parties late- 
rales qui se rejoignent au-dessous de I'insertion 
phalanginienne, a I'extremitS superieure de la 
phalangette. 

Au dos de la main, les tendons s'envoient reci- 
proquement des expansions tendineuses tres so- 
lides et qui rendent plus ou moins solidaires les 
mouvements d'extension des doigts. Ces expan- 
sions expliquent comment il est si difficile d'e- 
tendre un seul doigt k I'exclusion des autres. 
Exception est faite pour I'index et le petit doigt 
qui recoivent chacun un faisceau musculaire special, faisceau superficiel 
pour le petit doigt et faisceau profond pour I'index, de sorte que chacun de 
ces deux doigts rcQoit deux tendons extenseurs accoles. 
Le corps charrm de I'extenseur comnmn forme, au dos de I'avant-bras, un relief 




Fig. 8. — Tendons du dos de la 
main et du poignet. 



MEMBRE SUPfiRIEDR 43 

fort distinct en dedans du siUon qui litnite les saillies des radiaux. Au quart 
inferiew de I'avant-hras, au poignet, les tendons ne sont point visibles, masques 
qu'ils sont par le ligament annulaire du carpe. Mais, au dos de la main, les ten- 
dons de I'extemeur apparaissent surtout dans les moumments d' extension, et les 
expansions tendineuses qui les joignent sont qv^lquefois appreciables. Lorsque le 
poing est ferme, ce sont eux qui forment la partie la plus saillante de I'articula- 
tion metacarpo-phalangienne sur laquelle Us s'appliquent. 

A la face dorsale des doigts, ils ne sont pas apparents, paree qu'ils s'etalent et 
sont alors eomme des gouttieres aponevrotiques qui epousent exactement la 
forme du dos des phalanges. 

Cubital posterieur. (PL 9, fig. 4.) — En dedans de I'extenseur des 
doigts, se trouve un corps charnu allonge qui suit la mSme direction. Cast 
le muscle cubital posterieur s'inserant, enhaut, a I'epicondyle par un tendon 
commun aux muscles precedents et donnant naissance, en bas, a un fort 
tendon distinct, qui descend le long de la face posterieure du cubitus, 
passe, en dehors de I'apophyse styloide, dans une gouttiere specials et de 14 
se dirige en dedans pour gagner la base du V mSlacarpien, oil il s'insere. 
II suit la direction de la crfete cubitale qui le borde en dedans, et k laquelle 
il s' attache Sgalement par I'intermediaire de raponevrose antibrachiale qui 
le recouvre. 

Le cubital anterieur s'attache aussi k cette mSme crSte cubitale, mais par 
I'intermediaire d'une longue et large apon6vrose qui recouYre le corps 
charnu des flechisseurs profonds, de sorte que la crSte cubitale est transformee 
en sillon, non par les corps charnus saillants des deux cubitaux, mais par le 
cubital posterieur en arriere et par les flechisseurs des doigts en avant. 

Le corps charnu du cubital anteriewr est assez distant du corps charnu du 
cubital posterieur, et tous deux occupent les limites internes des faces anterieure 
et posterieure de I'avant-bras et sont separes par I'epaisseur du bord interne. Les 
tendons inferieurs des deux muscles sont egalement separes par I'epaisseur du 
poignet et contrihient d I'elargissement du bord interne du poignet qui, au lieu 
d'Hre arrondi, presente un meplat soutenu, en avant et en arriere, par les deux 
tendons. Puis, en bos, les deux tendons se rapprochent pour s' attacker tous deux 
a I'extremite superieure du V' metacarpien, I'un en avant, I'autre en arriere. 

Le corps charnu du cubital posterieur forme un relief distinct au dos de 
I'avant-bras, entre le sillon de la crete cubitale et le relief de I'extenseur 
commun. 



a ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

11 est extenseur abducteur de la main sur le poignet. 

Ancone, (PI. 9, fig. 4.) — Petit muscle triangulaire situ6 k la partie 
superieure de la region. 11 s'insere a I'epicondjle par un tendon distinct des 
muscles precedents, et de la ses fibres se dirigent en divergeant vers le 
bord externe de I'olecrane et la partie la plus superieure de la face externa 
da cubitus. Ayant la forme d'un triangle avec le sommet i I'Spicondyle et 
la base au cubitus, il se revele, au dehors, par un meplal tres distinct qui 
emprunte sa forme a celle du muscle lui-meme et qui est situe au-descous de la 
fossette epicondijlienne, en dedans du relief du cubital poslerieur dans sa 
partie la plus elevee et en dehors de I'olecrane. 

Muscles de la main. 

II convient de subdiviser ces muscles en trois regions : 1° une region 
moyenne ou creus de la main; 2° une region externe repondant au pouce et 
formant le relief de I'eminence thenar; 3° enfin une region interne repon- 
dant au petit doigt et formant le relief moins accentue de I'eminence hjpo- 
thenar 

1° Muscles de la region moyenne. 

Tons les espaces intermetacarpiens sont combles par de petits muscles 
que Ton nomme muscles interosseux (4). 

Leurs corps charnus (fig. 9) s'attachent aux deux 
faces metacarpiennes qui limitent I'espace interos- 
seux oil ils sont loges, et ils donnent naissance a des 
tendons qui remontent sur les cotes des articula- 
tions metacarpo-phalangienues pour se confondre 
avec le large tendon de I'extenseur commun des 
doigts. 
Leur fonction principale est d'ecarter ou de rap- 
Muscies inter- procher Ics doigts les uns des autres. 

osseux dorsaux. /• j- ^ -, ■ i ■ ,■ 

Bien que projondement sttues, ces muscles mteressent 
la forme exterieure. Le I" interosseux dorsal est la cause de ce relief puissant 
qui, au dos de la main, apparalt dans le I" espace intermetacarpien. Les autres 
interosseux ne forment point de reliefs distincts, mais ils donnent au dos de la 

(I) L'anatomie descriptive en distingue deux par espace, un interosseux dorsal 
et un interosseux palmaire. (Voy. Anat. art., p. 121.) 




MEMBRE SUPEftlEUR 



45 



main sa courbure uniforme, reunissant en une mime surface toutes les faces 
dorsales des metacarpiens. (PI. 11.) 

2° Muscles de reminence thenar. 

Nous distinguerons les miiseles de la raeine du ponce, qui forment la partie 
la plus saillante de I'Sminence thenar, et I'adducteur qui soutient la partie 
iuferieure et surbaissee de la meme eminence. 

Adducteur du pouce. (Fig. 10.) — Ce muscle, de forme triangulaire, 



Tendon da I" extenseur du poucc. 



Mascles de la raeine dii poucc.. 



Adducteur dupotica.. 




— Tendon du cubital ant^rieur. 



|MuBCle8 de reminence hypotbeo&r. 



Fig. 10. — Muscles dela main. 



s'attache, par la base du triangle, au grand os et k la pariie anterieure du 
troisieme metacarpien. De la, ses fibres convergent vers leur insertion 
externe a I'extremite superieure de la premiere phalange. Recouvert par 
les tendons des muscles flechisseurs des doigts, il ne devient superflciel 
qn'k son extremite externe, qui forme, ainsi que je I'ai deja dit, la 
partie iuferieure et surbaissee de I'^minence thenar. 

Muscles de la raeine du pouce. — Ces muscles, situes en avant du 
premier metacarpien, s'altachent, en haut, k la partie externe du carpe (sca- 
pho'ide et trapeze) et au ligament carpien,pour descendre s'inserer k la face 
anterieure du premier metacarpien et k I'exlremite superieure de la pre- 
miere phalange. Ik ne forment point, sur le nu, de reliefs distincts les uns des 
autres et ne valent point d'etre decrils separement (d). lis tiennent sous 
leur dependance les mouvements d'opposition du pouce. 

(1) L'anatomie descriptive distingue Vopposant, le court flechisseur et le court 
abducteur. L'opposant est couch6 contre le I" metacarpien, a la face anterieure 



46 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

3° Muscles de reminence hypothenar. 

Ges muscles occupent le bord intei'ne de la main. lis sont les analogues 
des muscles de la racine du pouce (1). 

lis contribuent aux divers mouvements du petit doigt et du cinquieme 
metacarpien, mouvements qui se rapprochent de ceux du pouce et se resu- 
ment en un veritable mouvement d'opposition, tout attenue qu'il soil. 

II faut signaler k part le muscle le plus superficiel de la region, le pal- 
maire cutane (pi. 10), compose de petits faisceaux charnus 6tendus transver- 
salement a la surface des autres muscles. II s'attache, en dehors, au bord 
interne de I'aponevrose palmaire, et, en dedans, k la face profonde de la 
peau du bord interne de la main. C'est lui qui, par sa contraction, determine 
en cet endroit une depression lineaire irreguliere. 

duquel 11 s'attache, d'une part, pendant que, d'autre part, il prend insertion au 
trapeze et au ligament du carpe. 

Le court flechisseur est le plus volumineux. II s'attache, en haut, au trapeze et 
au ligament du carpe et, en has, k rextr6mlt6 supSrleure de la premiere pha- 
lange. 

Le court abducteur estle plus mince etle plus superficiel; il s'attache, en haut, 
au trapeze et au scapholde et, enbas, ct la par tie sup6rieure et ext^rieure de la 
premiere phalange. 

Il) L'anatomie deacriplive d6crit I'opposant du petit doigt, le court flechisseur et 
VabiuUeur. 



MEMBRE INFfiRIEUR 



SQUELETTE DU MEMBRE INFERIEUR 

Comme pour le membre superieur, le squelette du membre inferieur 
comprend quatre segments, la hancbe, la cuisse, la jambe et le pied. 

Squelettb oe la hanghb. 

Os iliaque. (PI. 13.) — L'os coxal ou iliaque est un os plat, irr6gulier, 
grossierement rectangulaire, etrangl6 4 sa partie moyenne et comme tordu 
sur lui-m6me. 

A son centre, existe une cavite arrondie, caviU cotyloide. Au-dessus, la 
moitie superieure de l'os s'appelle I'ilion. Au-dessous, la moitie inferieui-e 
est percee d'une large ouverture (trou oblurat^eur) en avant de laquelle se 
trouve le pubis et en arriere I'ischion. 

On considere k cetos deux faces, I'une externe et I'autre interne, et quatre 
bords : superieur, inferieur, anterieur et posterieur. Nous dScrirons rapide- 
ment cbacune de ces parties, en n'insistant que sur les principaux details. 

La face externe (pi. 13, fig. 2) est creusee, d'abord en haut, d'une large 
depression irregulierement concave. C'est la fosse iliague externe, parcourue 
par deux crfites osseuses courbes, la ligne courbe superieure, tout pres du 
bord superieur de Tos, et la ligne courbe inferieure. La cavite cotyloide est 
hemispherique, echancree par en bas {echanerure eotyloidienne), entouree 
d'un relief osseux (soureil cotyloidien) et marquee au fond d'une depression 
rugueuse {arriere-fand de la cavite cotyloide). Le trou obturateur est ovale 
t,hez I'homme et triangulaire chez la femme. 

La face interne (pi. 13, fig. 3) est coupee obliquement par une cr^te sail- 
lante, er^te du detroit superieur. Au-dessus et en avatit, nous trouvons la 
fosse iliaque interne. Au-dessous et en arriere, on voit d'abord une surface 



48 ANATOMIE ARTISTIQUE D0 CORPS HUMAIN 

lisse quadrilatSre qui repond k la cavite cotylo'ide. Au-dessus de cette sur- 
face quadrilatere, se trouve une grosse saillie, la tuberosite iliaque et la 
facelte auriculaire pour I'arliculation du sacrum. Au-dessous, le trou obtu- 
rate ut. 

Des quatre bords deux sont convexes, le superieur et I'inferieur, et deux 
tres irregulierement concaves, I'anterieur et le posterieur. 

Le bord antdrieur (pi. 13, lig. 4) montre d'abord deux eminences, epine 
iliaque anUrieure et superieure el ^pine iliaque anterieure et inferiewe; puis une 
gouttiere, la gouttiere du psoas limit6e, en bas, par une eminence (eminence 
ileo-pectinee) ; ensuite une surface plane triangulaire, surface pectineale, 
bordee en arrifire par une crete, la crSle pectineale; enfln V epine du pubis et, 
tout a I'extremitS, I'angle du pubis. 

Le bord posterieur (pi. 13, fig. 5), commence egalement par deux saillies, 
I'Spine iliaque posterieure et superieure et I'epine iliaque poste'rieure et infe- 
rieure. Plus bas une points osseuse, epine seiatique, limite deux echancrures ; 
en haut I'eehancrure seiatique superieure, au-dessous Veehancntre seiatique 
inferieure. Tout en bas, la grosse saillie de I'ischion. 

Le bord inferieur forme Varcade du pubis. 

Le bord superieur (pi. 13, fig. 1) est la crHe iliaque. II est large, epais 11 
decrit, dans le sens antero-posterieur, une courbe k sommet superieur se 
rapprochant de I'ogive, et, dans le sens horizontal, une double courbure en 
forme d'S italique. Les deux courbes de 1 S italique sont d'inegale etendue, 
I'ant^rieure bien plus longue que la post6rieure, et forment un angle au 
point ou elles se joignent, angle rentrant de la crHe iliaque. 

SqUELETTE de la CUISSE. 

Femur. (PL 14.) — Le femur reproduit tres nettement la forme d'S 
italique lorsqu'on le considere sur le c6te. II presente, dans sa plus grande 
etendue, une courbure antSro-posterieure ci convexite tournee en avant, qui 
contribue k donner k la face anterieure de la cuisse une convexity dans le 
meme sens. 

L'extremite superieure de I'os est formee d'une tSte articulaire arrondie 
representant les 2/3 d'une sphere et marquee d'une depression rugueuse 
pour I'insertion du ligament rond. Cette tfete est supportee par une portion 
un peu retrecie, ou eol, qui se continue avec le corps en formant un angle 
obtus ouvert en dedans. A la jonction du corps et du col, se trouvent deux 



SQUELETTE DE LA HANCHE. — OS COXAL 



PL. 13. 



Angle lormii par la erite iliaque.. 
TuberosUf iliaque. . 



illaque ou bord sup^r^enr. 



Fig I. — Plan suPifiniEun. 




Fig. 2. — Plan lateral- EXTEnxE. 



Fig. 3. - Plan lat^hal interne. 



Epioe illaque anU ra-sup^i 
f.pine iliaque laliro-iafirieure. 



Goultiirs dj psoas, 
tmineace il^o-peclinfc. 

Crdle pectinik_ 

Surface peclin^ale 

tpine du pjbia ■■ 



KacelU ouriculairf 





Fig. 4. — PLA^ u(terieub. 



Fig S — Plan post^bieur 



D' Pflu' Richer del. 



so ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

tuberositas d'inegal volume, le grand trochanter en dehors et le petit tro- 
chanter en dedans. Le grand trochanter depasse, en haut, le niveau du col et 
il se trouve creuse, en dedans, d'une cavite pour insertions musculaires, la 
cavite digitate. Les deux trochanters sont reunis, en avant, par une ligne 
oblique rugueuse et, en arriere, par une veritable erSte saillante. 

Le corps du femur triangulaire est lisse en avant et sur les c6t^s. II pre- 
sente, en arrifire, un bord postirieur saillant et rugueux destinS a des inser- 
tions musculaires multiples. Ce bord est designe sous le nom de ligne dpre. 
N6e, en haut, par deux origines, du grand et du petit trochanter, cette ligne 
se bifurque, en bas, pour limiter une surface triangulaire qui est la surface 
poplitee. 

L'extremit6 inferieure est volumineuse, quadrilatere, formee de deuxcow- 
dyles reunis en avant et separes en arriere par une vaste echancrure. La 
reunion des condyles en avant donne naissance a une sorts de poulie : c'est 
la trochlee femoi-ale dont les deux moities sont fort infigales. La moitie 
externe a plus d'etendue, son bord est plus saillant, et son sommet remonte 
plus haut. En arriere, les condyles qui continuent la surface articulaire de 
la trochlee font une forte saillie. lis sont pourvus, sur le c6te, de tuberosites 
destinees S, des insertions ligamenteuses. Latuberosite interne est surmontee, 
en arriere, d'un tubercule pour I'attache du muscle grand adducteur. 

Une disposition imporlante a noter est I'inclinaison de cette extremity 
infer! eure sur I'axe du corps de I'os, car il en resulte que, si les deux condyles 
reposent sur un plan horizontal, le corps de I'os ne s'eleve pas verticalement, 
mais tres obliqucment en haut et en dehors. Le femur, au milieu des parties 
molles de la cuisse, est done situe obliquement, de telle fa?on que le grand 
trochanter vient affleurer la surface cutanee h. la parlie externe de la cuisse, 
pendant que la lete articulaire, ramenee en dedans par I'inclinaison du col 
en sens inverse, correspond dans la profondeur au milieu du pli de I'aine. 

Squelkttb db la jambe. (PI. 15 et 16.) 

Le squelette de la jambe est forme de deux os: le tibia et le perone, trSs 
inegaux de volume. 

Tibia. — Le tibia est un os puissant qui supporte k lui seul tout 
I'effort du femur. Nous retrouvons faeilement sur lui la forme d'S italique. 1 1 
est de plus legerement tordu sur lui-memc. 






Pl. 14 



3 






C" 




52 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

L'extremit6 superieure forme ce qu'on appelle les plateaux du tibia. Elle 
est volumineuse, 6Iargie transversalement, tres saillante en arriere et 
aplatie par en haut. A sa face superieure, oh observe deux surfaces articu- 
laires arrondies et legerement excav6es. Ce sent les cavites glenoides. 
L'externe est presque aussi longue que large, I'interne est allongee dans le 
sens antero-posterieur. Les deux cavites glenoides sont separees par une 
saillie osseuse destinee k des insertions ligamenteuses (epine du tibia). 
(PI. 15, flg. 2,) Les cavites glenoides sont support6es par un elargissement 
de I'os que Ton designe de chaque c6te sous le nom de tuberosite. La tube- 
rosite externe se distingue par la facelte articulaire destinee au perone et 
par son tubercule, le tubercule du jambier anterieur. Quant i la tuberosite 
interne, elle est parcourue transversalement par une gouttifere qui reg oit le 
tendon du demi-membraneux. En avant, I'extremite superieure du tibia 
presente une surface triangulaire inclin6e obliquement en haut et dont le 
sommet dirigfe en bas et en avant aboutit ci un fort tubercule, la tubhvsite 
anterieure, au-dessous de laquelle commence le bord antferieur de I'os. 
Cette surface triangulaire, cachee dans la station droite, se decouvre dans 
la flexion prononc6e du genou et devient la cause d'une forme exterieure tres 
speciale et tres caracteristique. 

Le corps du tibia est tres nettement triangulaire dans toute son 6tendue. 
Le bord anterieur est tranchant. II forme la crUe du tibia et il se sent tres 
facilement sous la peau. Sa forme d'S italique est tres accentuee. II com- 
mence & la tuberosite anterieure de I'os pour finir k la malleole interne. 
La face externe, legerement concave en haut, devient convexe et anterieure 
en bas. La face interne, lisse et legerement convexe, est sous-cutanee dans 
toute son etendue. Quant a la face posterieure, un peu plus etroite que les 
deux autres, elle est parcourue, vers son tiers superieur, par une Crete 
oblique qui delimite, en haut, une surface triangulaire {surface popUtee). 

L'extremite inferieure de I'os est quadrangulaire. Elle est creus6e, k sa 
face inferieure, d'une surface articulaire de forme trapezoide et destinee k 
I'astragale. (PI. 15, fig. 2.) Son bord interne, dejete en dedans, descend 
sous la forme d'une apophyse qui constitue la malleole interne. En dehors, 
on trouve une surface articulaire triangulaire pour le perone. (PI. 16, fig. 1.) 
Enfln son bord posterieur est creuse obliquement d'une gouttiere pour le 
tibial posterieur. 

P6rone. — Si le tibia est un os puissant, le perone est un os grSle. 



SQUELETTE DE LA JAMBE 



Pl. 15. 



Fig. i. — RoTULE. 



. Surfaco arliculaiif. 



. Sommct. Inserlion du teodon rolulien. 




GouUiire d user 
tion du lendon 
r^llicbi du dem 

membraiieui 




Pia. 2. — Plan a.vterieuh 



Fig. 3, — Plak posterieuii. 



D' Paul Richer del. 



S4 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

C'est un OS tres long, mince, triangulaire et notablement tordu sur lui- 
meme. 

L'extremite superieure renflSe porte le nom de Ute du perone. En haut, 
elle est marquee d'une surface articulaire pour le tibia, et elle se termine, 
en arriSre, par une apophyse, apophyse stylo'ide du perone, sur laquelle 
s' attache le tendon du biceps crural. 

Le corps qui lui succede est tres nettement triangulaire et oriente danssa 
moitie superieure comme le tibia, c'est-a-dire qu'il a un bord anterieur et 
une face posterieure. En bas, la face exlerne deviant posterieure et les autres 
faces subissent la meme deviation. 

L'extremite inferieure forme la malleole externe. D'aspect triangulaire 
avec sommet inferieur,cette extremite nous montre, en dedans : unefacette 
articulaire qui complete, en dehors, la surface articulaire du tibia pour I'as- 
tragale et, au-dessous, une depression pour insertions ligamenteuses ; en 
dehors, une surface arrondie sous-cut anee et, en arriere, un bord posterieur 
creuse en gouttiere pour les tendons des muscles peroniers lateraux. 

Le perone est accole au c6te externe du tibia, un peu au-dessous de son 
niveau. II descend plus bas que lui. Son corps est uoye au milieu des parties 
molles de la face externe de la jambe; ses deux extremites, t6te et malleole 
interne, sont sous-cutanees. 

Rotule. (PI. 15, fig. 1.) — Je ne dirai qu'un mot de la rotule appliquee 
centre la trochlee femorale. C'est un petit os de forme triangulaire k base 
dirigee en haut et a sommet inferieur. Sa face anterieure arrondie est sous- 
cutanee. 

Squelette du pied. (Pi. 16 et 17.) 

Le squelette du pied, comme celui de la main, se compose detrois segments : 
le tarse, le metatarse et les phalanges. 

Le tarse comprend sept os, pendant qu'fi. la main le carpe en comprend 
huit. On a coutume de les considerer comme disposes en deux rangees de 
m6me qu'au carpe ; la l"rangeeest formee par I'astragale, le calcaneumet le 
scaphoide; la 2° par les cuneiformes et le cubo'ide. 

Les OS du tarse sont beaueoup plus volumineux que les os du carpe et, en 
raison de leur importance, nous allonsles passer en revue chacun isolement. 
Mais nous le ferons rapideraent et en ne nous arrStant que sur les details 
essentiels. 



SQUELETTE DE LA JAMBE (SUITE) ET DU PIED Pl. 16. 




Fig. 1. — Plan lateral externe. 



Fig. 2. — Plan lateral imterne. 



Calcan6iun. Tubcrcute de ta face externe 



iDsertiOD du leadoo d'Acbilte.. 



. Soaphipide. 

3" cunfiiforme 

m^tatarslen. 




5 m6tatar9ieit 
GtiboMe. 



Fic. 3. -^ Sqdelette du pied (Plan lateral externe). 



0' Paul liicker del. 



66 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Astragale. (PI. 17.) — L'astragale forme le sommet du squelette du 
pied et est place au-dessus du calcaneum. 

On distingue, en avant, unepartie arrondiequi est la tSte del'os, support6e 
par une parLie retrecie qui est le col, le reste formant le corps de I'os. De 
forme tres irregulifire, cet os nous montre : en haut, une poulie articulaire 
plus large en avanl qu'en arriere; en dehors, une facette articulaire trian- 
gulaire et une apophjse ; en dedans, une facette arlieulaire en forme de 
croissant; en arriere, une gouttiere pour le long flechisseur du gros orteil ; 
en avant, sur la tete, une surface articulaire arrondie pour le scapho'ide et, 
au-dessous, deux surfaces arliculaires pour le calcaneum, separees par une 
gouttiere profonde. 

Calcaneum. (PI. 17.) — Plus volumineux et moins irr^gulier que l'astra- 
gale, le calcaneum, qui est I'os du talon, presente en avant deux apophyses, 
une grosse et une petite. En arriere, c'est le corps de I'os. 

Son aspect irregulierement cuboide permet de lui considerer quatre 
faces : 

La face superieure, rugueuse en arriere, montre en avant deux facettes 
articulaires pour l'astragale et separees par une gouttiere profonde, qui, 
avec une disposition analogue de la face inferieure de l'astragale, forme 
une cavile designee sous lenom de sinus du tarse. La face externe est plane, 
rugueuse et verticale. Un tubercule j separe les gouttiores du long et du 
court peronier. La face interne, lisse, est transformfie en gouttiere 
pour les tendons des muscles post6rieurs et profonds de la jambe. Enfln, la 
face inferieure plus etroite est marquee, h. ses deux extremites, de tubercules 
pour les insertions ligamenteuses et musculaires de la plante du pied. 
L'extremite posterieure de I'os porte I'empreinte pour I'insertion du 
tendon d'Achille, qui n'en occupe que la moitie inferieure. En avant, le 
calcaneum possede une surface articulaire pour le cuboide. 

Scaphoide. — Le scapho'ide est une sorte de disque ovale avec deux 
faces et un pourtour, situe de champ en avant de l'astragale. (PI. 17.) 
Les deux faces sont articulaires; la face posterieure est unique, excavee et 
destinSe 4 la tfite de l'astragale; la face anterieure est divis6e en trois 
facettes pour les trois cuneiformes. Le pourtour est convexe et rugueux en 
haut ; il porte, en dehors, une apophjse et, en dedans, une facette articu- 
laire pour le cuboide. 

CxmSiforines. — Les cuneiformes, au nombre de trois, sont places en 



SQUELETTE DV PIED (SUITE) 




1" QifitaEarEien. 
Phalange. 



6' m6tataraien. Apophj-SB 

Cubolide (race inr^ieure). 



Insertion du tondoa d'AcliIlle., 



Petiie epophyse du c 



Fig. 1. — Plan lateral ihterse. 




Petit tuberculo. \ ^ „ I Facet 

__ I la e pouri 
IS lubercule. / * c I '""'^6' 

) !■ Calcawfeum, 

on du 1 ga 

Ule de I'astragale. 



Apophyse du 6' mHataralen. 




,Wz.. Phalangette. 



Fig. 2. — Plan inf^rieur. 



Fig. 3. — Plan superieur. 



Of Paul Bicker dtl. 



58 ANATOMIE ARTISTIQUE DO CORPS HUMAIN 

avant du scaphoide. Oa les designe par uq numero d'ordre en commenfant 
en dedans. lis ont la forme de coin. Le premier est le plus voluinineux et 
il a la base tourn6e en bas. Les deux autres ont la base dirigee en haut. 

Cuboide. — Situe au bord interne du pied, le cuboide repond k la double 
rang6e formes en dedans par le scaphoide et les cuneiformes. (PI. 17, fig. 3.) 
II est trSs irregulierement cuboide. 

La face dorsale est legei"ement arrondie. La face plantaire est creusee 
d'une gouttifire oblique pour le tendon du long peronier, avec un gros 
tubercule pour le ligament calcaneo-cuboidien. (PI. il, fig. 2.) La face 
posterieure est articulee avec la grosse apophyse du calcaneum ; la face 
anterieure avec les deux derniers metatarsiens ; la face interne avec le sca- 
phoide et le 3'cuneiforme. La face externe n'est qu'un bord epais 

M6tatarse. — Le metatarse est compose de cinq os qui ont pour carac- 
teres communs d'avoir un corps triangulaire avec une base tournee vers le 
dos du pied, et une Ute dirigee vers les orteils. La base tarsienne est 
epaisse, irregulierement cuboide avec des surfaces articulaires pour les os 
du tarse et les metatarsiens voisins. L'extremite anterieure, ou tete, montre 
une surface articulaire arrondie plus etendue h. la face plantaire, oil elle se 
termine par deux tubercules, et flanquee, sur les c6tes, de depressions pour 
les insertions ligamenteuses. 

Le i" metatarsien est volumineux et court. Son extremite tarsienne porte, 
en bas, un gros tubercule pour I'insertion du long peronier. Le dernier 
est le plus grSle et il porte, &, sa base et en dehors, une apophyse pour I'in- 
sertion du tendon du court peronier. Le 2' metatarsien est le plus long. 
11 a sa base enclav6e dans une sorte de mortaise formee par les trois 
cuneiformes. 

Ce qui domine dans la disposition du squelette du pied, c'est sa confor- 
mation en une sorte de voilte surbaissee dont le sommet representeparl'as- 
tragale supporte les os de la jambe. Le pilier posterieur de la voilte est forme 
par le calcaneum et le pilier anterieur par la reunion des tetes des metatar- 
siens. Mais les deux bords de cette vottte suivent une courbe bien differente; 
le bord interne, comprenant le calcaneum, la tete de I'astragale, le scaphoide, 
le 1" cun6iforme etle l" metatarsien, est le plus eleve.Le bord externe, com- 
prenant le calcaneum, le cuboide et le 5' metatarsien, est tres surbaisse. De 
cette sorte la voJlte plantaire est comme formee de deux arcs qui, reunis en 
arri^re au talon, s'ecartent en avant pour suivre les deux bords du pied. 



MEMBRE INFftRTEUR 59 

Au point de vue physiologique, ces deux arcs auraient un rdle different. 
L'arc externa, le plus solide en raison de la reunion plus etroite des os 
qui le composent, serait Fare de soutien, pendant que Tare interne serait 
Fare de mouvement. 

ARTICULATIONS DU MEMBRE INFERIEUR 

Sur le vivant, la tete femorale est recue dans la cavite cotylo'ide et forme 
Farticulation coxo-f6morale ; le genou est constitu6 par l'extremit6 infe- 
rieure du femur reposant sur les plateaux du tibia et par la rotule qui vient 
s'appliquer sur la trochlee femorale; le cou-de-pied, ou articulation tibio- 
tarsienne, reunit les deux extremites inferieures des os de la jambe a Fas- 
tragale; chaque os du tarse est etroitement uni a son voifin, etc... 

Gomme j'ai fait pour les articulations du membre superieur, je renvoie 
t mon Anatomie artistique pour I'etude detaill6e des surfaces articulaires 
et des ligaments, me contentant de donner ici quelques breves indications 
sur les mouvements. 

L'articulation de la hanche, ou coxo-femorale, est douee de mouvements 
ires varies, mais d'etendue fort differeate suivant leur direction. La flexion 
de la cuisse n'a guere pour limite que sa rencontre avec la face anterieure du 
tronc, pendant que son extension ne depasse pas la situation qu'elle prend 
nalurellement dans la station droite. Dans I'extension de la cuisse, les 
mouvements d'adduction ou d'abduction sont tres limites, mais acquierent 
une grande etendue aussitot que la flexion se produit. Les mouvements de 
rotation sont aussi plus 6tendus dans la flexion que dans I'extension. 

Le genou est, comme le coude, une articulation a charniere qui ne permet 
les mouvements que dans un seul plan : flexion et extension. Dans la 
flexion S, angle droit, la jambe est susceptible d'executer quelques mouve- 
ments peu etendus de rotation, plus limites en dedans qu'en dehors. 

L'articulation du cou-de-pied ne permet de mouvements que dans un 
seul sens, celui de la flexion et de I'extension. Les mouvements de lateralite 
et de rotation que le pied est susceptible d'executer ont leur siege dans les 
articulations des os du pied entre eux et en particulier dans l'articulation 
de I'astragale avec les os du tarse (articulation sous-astragalienne). 

L'articulation des metatarsiens avec le tarse n'est douee que de mouve- 
ments tres peu etendus et qui ne rappelleat en rien ceux dont est suscep- 
tible l'articulation carpo-metacarpienne de la main. 



60 



ANATOMIE ARTISTIQ-UE DD CORPS HUMAIN 



Les mouvements des diverses phalanges des orteils rappellent ceux des 
doigts, mais avec beaucoup moins de precision, d'independanceetd'etendue. 

FORMES OSSEUSES 

Comme plus haut au sujet du membre superieur, nous reunissons ici tout 
ce qui a trait k I'influence du squelette du membre inferieur sur la forme 
ext^rieure. 

DiBEGTION DES AXES DBS DEUX GRANDS SEGMENTS 
DU MEMBRE INFERIEUR. 

Les plateaux du tibia etant horizontaux, le corps du f6mur se dirige obli- 




BAG 
Fi3. 11. '- Direction des axes des deu:^ grands segments du membre inferieur. Face antSrleure. 

A. Rectitude absolue. 

B. Genoux en dehors. 

C. Genoux ea dedans. 

quement en dehors, en raison de dispositions anatomiques sur lesquelles 
nous n'avons pas a revenir, de sorte qu'enrealite les deux grands segments 



SQUELETTE DU MEMBBE INFERIEUR Pl. 18 



-.f^ 



^'^A\^ 



'■^^ff- 



■Eilreniilfi-Bupiri* 



EiWmild supfii'ieure. 



PVXV I i 



£xlr£init4 ioKrieure DU inalliole 

AEtragale. 
Scaplwide. 
,,1" mbtatarelen. 



) 0' Pauf ffwAer &el. 



PLAfI ANTEBIEUR, 



62 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

du squelette du membre inferieur forment, comme ceux du membre supe- 
rieur, un angle obtus ouvert en dehors. Mais I'axe du membre ne suit pas 
ici I'axe du squelette, tout au moins a la cuisse, en raison de ['existence du 
col du femur et de son obliquite. Le col du femur, ramenant en dedans sa 
tete articulaire, la replace assez exactement dans la direction de I'axe du 
membre, de telle fagon que nous trouvons sur unemSme ligne droite : le 
centre articulaire coxo-femoral, qui sur le viyant repond au milieu du pli de 
I'aine, le milieu de la rotule et le milieu de I'articulation du cou-de-pied. 
Lorsque les pieds sont rapprocbes I'un de I'autre, cette ligne n'est pas ver- 
ticale, mais oblique en bas et en dedans. Lorsque cette disposition du sque- 
lette est realisee, les deux membres inferieurs rapprocbes se touchent par 
le haut des cuisses, la face interne des genoux, les mollets, les malleoles 
internes, k la condition toutefois que les pieds se touchent par le gros orteil. 
(Fig. H A.) II n'est pas rare toutefois de trouver des exceptions k cette 
regie, le genou se trouvant porte quelquefois en dedans, d'autres fois en 
dehors. 

Lorsque les genoux sont portes en dehors, il existe toujours entre eux, 
lorsque les deux pieds se touchent, un intervalle plus ou moins grand, et le 
tibia est toujours incurye en proportion dans son tiers inferieur. Cette con- 
formation est frequente chez les hommes tres muscles, chez les athletes. 
(Fig. 11 B). Chez la femme, au contraire, on observe souvent les genoux 
portes un peu en dedans. (Fig. 11 C.) H semble done qu'une semblable 
deviation du genou, lorsqu'elle est peu accentuee, ne puisse 6tre consideree 
comme une malformation, a moins que le genou en dehors ne se rencontre 
chez la femme et le genou en dedans chez I'homme. II n'en reste pas 
moins vrai que la rectitude absolue des membres doit etre consid6r6e, 
dans I'un et dans I'autre sexe, comme le type de la meilleure confor- 
mation. 

Sur le profll, I'axe du membre inferieur suit d'ordinalre une ligne droits 
qui passe par le milieu du grand trochanter, le milieu du genou et le mi-- 
lieu de la malleole externe. (Fig. 12 A.) Dans ce cas, I'axe de la jambe. 
lors de I'extension du genou, vient se placer dans la continuation de I'axe ; 
de la cuisse. Mais, chez un certain nombre de sujets, la laxity des liga- 
ments du genou permet k la jambe de depasser cette limite et de s'etendre 
davantage. Dans cet etat d'hyperextension du genou, les axes de la cuisse 
et de la jambe forment entre eux un angle obtus ouvert en avant. Cette 



SQUELETTE DU MEMBRE INFERIEUR (SUITE) Pl. lU. 



%, 



# 
€ 




ABtraQ-sJa. 
Scaphoide. 
Calcandum. 



--Exlremile inferieure. 



Extrimiti eup4rieure ou t^te. 



'£iti^mil6 inTerieure ou inalltolij 

CiXbc^de. 

5° m^IatarslcB. 



!}• Paul Sii^T del. 



Plan posterieur- 



6i 



ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN, 



disposition s'observe aussi bien chez rhomme que chez la femme et en 
general chez les individus peu muscles. (Fig. 13 B.) Lorsqu'elle ne de- 

passe pas certaines limites, elle he 
peut etre considevee comme une mal- 
formation. Elle a d'ailleurs 6te tresfre- 
quemment reproduite dans les oeuvres 
d'art de la Renaissance et des temps 
modernes, mais elle ne se retrouve 
pas dans I'antiquite. 

Proportions 
des diff^rbnts segments 

DU MEMBRE INPfiRIEUH. 

De meme qu'au membre superieur, 
il esiste au membre inferieur une 
egalite qui se rencontre sur un si grand 
nombre de sujets, qu'elle peut etre 
consideree comme une regie generale. 
Cette Sgalite est la suivante : Le 
femur dans toute sa hauteur est 6gal 
au tibia augmente de la hauteur du 
pied. 

11 est facile, sur le nu, de determiner 
la situation de I'interligne articulaire 
du genou, c'est-i-dire du point de con- 
tact des condyles femoraux avec les plateaux du tibia. D'autre part, nous 
sayons que la tfite femorale occupe le milieu du pli de I'aine. Done la dis- 
tance du sol k I'interligne articulaire du genou, c'est-i-dire la jambe plus le 
pied, 6gale la cuisse mesuree de I'interligne articulaire du genou au milieu 
du pli de I'aine ou, sur le c6t6, 4 un travers de doigt au-dessus du grand 
trochanter. Et pourquoipas juste au-dessus du grand trochanter, mais a, un 
travers de doigt au-dessus? Parce qu'en raison de I'inclinaison du col 
du femur, il nous faut ajouter au-dessus du grand trochanter une petite 
mesure environ egale ft un travers de doigt pour rattraper le niveau de la 
tfite femorale. 




Fig. is. — Direction des axes des deux grands 
segmeuts du membre inferieur. Profil. 

A. Rectitude. 

B. HyperexteasioQ. 



SQUELETTE DU MEMBRE INF^RIEUR (SUlfE) Pi. 20. 




Plan lateral exteeise. 



66 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Quant k la longueur du pied mesure du talon k la pointe, on peut consi- 
derer qu'il est compris deux fois dans la distance qui separe le dessus de la 
rotule du sol (1). 

Conformation gienehalk. Points db bbpere osskux. 
(PI. 18, 19, 20et21.) 

Contrairement 4 ce qui a lieu pour I'humerus, dont I'exlremite superieure 
est entifirement noyee au milieu des parties molles, le femur a une partie 
de son extremite superieure, le grand trochanter, entierement sous-cutanee. 

Le relief que forme le grand trochanter S, la partie externa de la hanchc 
est peu accus6, k cause de I'insertion des muscles puissants qui I'entourent. 
Son bord superieur ne fait point de saillie distincte ; pour le sentir sous 
le doigt, il faut m§me deprimer fortement les teguments et que les muscles 
fessiers soient relaches. II est plus visible sur la face poslerieure, k cause 
du retrait des muscles fessiers en arri^re, que sur la face anterieure, oi!i il 
est presquetoujours masque par le relief dutenseur du fascia lata qui des- 
cend en avant de lui. II se deplace avec les mouvements de la cuisse. Dans 
la flexion, il disparait en partie sous les faisceaux du grand fessier. 

La tete femorale, profondement enfoncee, ne se revele point au dehors, 
mais elle correspond, sur le nu, au milieu du pli de I'aine. 

Le genou est remarquable par le nombre de ses reliefs osseux. En avant, 
c'est la rotule qui montre sa face anterieure, son bord superieur horizontal 
et ses bords lateraux obliques; mais son sommet disparait sous le ligament 
rotulien. Plus bas et aussi sur la ligne mediane, le genou se termine par la 
saillie de la tuberosite anterieure du tibia oil s'insere le tendon rotulien. 

En dehors, la tuberosile du femur est en partie masqufie par les parties 
ligamenteuses et sui'tout par le large tendon du fascia lata qui descend 
jusqu'au tibia. L'interligne articulaire n'est guere appreciable qu'au toucher 
et lors de la flexion du genou. Au-dessous de llnterligne articulaire, on 
sent, en avant, le tubercule du jambier anterieur, puis, en arriere et plus 
bas, la t^te du perone. 

En dedans, les formes sent plus simples, les gros reliefs des deux extre- 
mit6s osseuses, tubeiosite du femur en haut, plateau du tibia en bas, se 
reconnaissent aisement au travers des paities molles et, entre les deux, 

;i) Voy. pour plus de details mon Canon, des proportions du corps Immatn. 
Delagrave, fiditeur, 1893. 



SQUELETTE DU MEMBRE INFERIEUR (SUITE) Pl. 21. 




Sacrum (coupe verllcale, 
dinno). 



01 Paal Rioha iel. 



Plan lateral intebke. 



68 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

I'interligne articulaire est marquee par un petit sillon transversal. L'ex- 
tremite infei-ieure de la rotule est situee, dans Is relaehement musculaire, Si 
la hauteur de cet interligne. 

A la jambe, le tibia est sous-cutan6 par sa face interne depuis rextremite 
sup^rieure de I'os jusqu'k la malleole interne. Le bord anterieur, ou crete du 
tibia, est egalement sous-culane, mais il ne se revele pas k I'exterieur dans 
sa forme exacte, parce que, dans le tiers superieur, le corps charnu du 
jambier anterieur le deborde en avant et arrondit son aspect anguleus. 

Au bas de la jambe, les deux malleoles sont des formes presqueentiere- 
ment osseuses. Les deux chevilles ne se ressemblent ni sous le rapport de 
la situation en hauteur, par egard au sol par exemple, ni sous le rapport 
de leur situation par egard au bord anterieur du membre, ni sous le rap- 
port de leur forme, ni sous le rapport de leur volume. 

La malleole interne, large, haut situee, se continuant insensiblement avec 
la face interne du tibia, se termine en bas par un bord horizontal. Elle 
occupe la moitie anterieure du membre. 

La malleole externa, basse, terminee en pointe, arrondie, formant une 
saillie isolee aussi bien par en haut que par en bas, occupe juste le milieu 
de la largeur du membre k son niveau. 

Le dos du pied est entieremenl osseux. II est forme par la face superieui'e 
des OS du tarse et constitue le dessus de la voute du pied. II est en rapport 
avec Faccentuation de la voilte dont le maximum de saillie est plus proche 
du bord interne que du bord externe. Au bord interne sureleve de la 
voute, le scapho'ide fait une saillie fort distincte, situee environ a 'a 
jonction du tiers posterieur avec les deux tiers anterieurs du pied. Au bord 
externe qui louche terre dans toute son etendue, I'apophjse du V" metatar- 
sien fait un relief constant. Le milieu du pied se trouve en avant de ce 
relief. C'est \k que passe, dans la station droite, le centre de gravity de 
tout le corps, et non par le centre de I'articulatioa tibio-tarsienne, comms 
certains auleurs I'ont pretendu. 

Eniin le talon est entierement du 4 la saillie du calcaneum en arritre. 

MUSCLES DU MEMBRE INFIERIEUR 

Les muscles de la hanche seront studies avec le tronc, et nous passerons 
successivement en revue les muscles de la cuisse, de la jambe et du pied. 



MEMBRE INFfiRIEUR 



6iS 



Muscles de la cuisse. 

Les muscles de la cuisse se divisent en trois groupes distincts (fig. 13) : 

1° Un groupe antero-externe, qui comprend le quadriceps crural, le ten- 
seur du fascia lata et le couturier ; 

2" Un groupe interne compose des adducleurs et du droit interne; 

3" Un groupe posterieur forme du biceps, du demi-tendineux et du demi- 
membraneux. 

Groupe antero-externe. 

Quadriceps. (PI. 22, fig. 1.) — De beaucoup le plus important et le 
plus -volumineux de la region, il forme toute la masse charnue de la partic 
anterieure et externe de la cuisse. 
II est compose de quatre chefs, le droit anterieur, le vaste externe, le 

vaste interne et le crural, reunis 
, , ' ' ^ inferieurement en un soul ten- 

don. 

Ces insertions peuvent etre 

resumees ainsi : en haut, le bas- 

sin et le femur; en bas, le tibia. 

Au bassin, c'est le droit ante- 

''\-, ', , rieur qui s'insere a I'epineiliaque 

anterieure et inf erieure et au 
rebord cotyloidien par un double 
tendon : tendon direct et tendon 
reflechi. 

Au femur, les insertions se 
font aux deux levres de la ligne 
apre, Ifevre interne pour le vaste 
interne, levre externe pour le 
yaste externe, qui s'altache aussi 
a la base du grand trochanter. Quant aux faces du femur, la face ante- 
rieure et la face externe donnent attache au crural; la face interne estlibre 
de toute insertion; 

L'insertion inferieure se fait h la base et aux bords de la rotule et, par 
I'intermediaire du tendon rotulien, a la tuberosite anterieure du tibia. 
Le droit anterieur est la portion mediane et la plus superficiclle du qua- 



\ I Groupe antfiro-exteme. 

^^3 Groupe interne. 

^H Groupe postSrieur. 

Fig. 13. — Coupe sch^matique de la cuisse, pratiques 
ea un endroit indelermine du membra et destin^e & 
rappeler la disposition des muscles. 

Groupe aut^ro-externe : quadriceps crural (droit anterieur, 
vasle interne* vaste externe, crural). Couturier, teuseur 
du fascia lata. 

Groupe interne : adducteara, droit interne. 

Grom>e poslecieur ; biceps, demi-tendineux, demi-membra- 
ueux. 



70 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

dficeps. II occupe le milieu de la face anterieure de la cuisse et suit dans 
sa direction I'obliquitfi du femur. Son corps charnu est fusiforme et ter- 
mine, en haut et en bas, par deux larges et solides tendons. 

Le tendon superieur natt par deux raeines, I'une directe de I'epine 
iliaque anterieure et inferieure et I'autre reflechie du pourtour de la cavite 
coLylo'ide. Cclte double insrrtion permet au muscle d'agir avec une egale 
efflijacitedans deux positions differentes. Dans I'extension du membre, par 
exemple, c'est le tendon direct qui est en jeu. Dans la flexion, au contraire, 
tout I'effort porte sur le tendon reflechi. Ge tendon superieur regne k la face 
anterieure du muscle jusqu'au milieu de sa longueur. Les fibres charnues 
naissent de sa face profonde et de ses bords et vont s'attacber a la face 
anterieure et aux bords d'une aponevrose profonde qui devient le tendon 
iaferieur, lequel, long d'un travers de main environ, se rend direetement a 
la base de la rotule. II resulte de cette disposition des fibres charnues que le 
droit anterieur, lorsqu'il est contracte, ne fait point un relief uniforme sous 
la peau, mais que ce relief est marque, en son milieu, d'un meplat allonge 
qui repond au tendon superieur. 

Vaste externe et vaste interne. — Ces deux corps charnus, volum.ineux, situes 
lateralement, se rejoignent sur la ligne mediane, en arriere du muscle pre- 
cedent. Leur insertion inferieure se fait par de larges surfaces apondvro- 
tiques qui s'unissent intimement au tendon du droit anterieur et descendent, 
de chaque cdte, s'inserer sur les bords de la rotule. 

Le vaste externe est le plus volumineux, 11 occupe toute la partie externe 
de la cuisse. Une large aponevrose d'insertion qui descend du grand tro- 
cbanter recouvre la plus grande partie de sa face superflcielle, et ses fais- 
ceaus se revelent k I'exterieur dans certains mouvements. En bas, les 
fibres charnues s'arretent 4 plusieurs travers de doigt de la rotule. 

Le vaste interne occupe la partie inferieure et interne de la cuisse. II 
forme une masse ovoide. Les fibres charnues ont une direction oblique de 
baut en bas et de dedans en dehors. Elles s'approchent tout pres du tendon 
du droit anterieur et descendent, par en bas, jusqu'au niveau du milieu de 
la rotule. 

II y a done de grandes differences morphologiques entre tes deux vastes 
Vexierne occupe toute la face externe du memhre, I'interne ne se montre que 
dans Jo moitie inferieure. L' externe s'arrete bien au-dessus de la rotule. L' interne 
descend plus bas. 



MEMBRE INFERIEUR 71 

Enfln le crural est profond dans la plus grande partie de son ^tendue. II 
esl recouvert par les deux vastes, mais il deborde, en bas et en dehors, le 
vaste externe, et I'extremite inferieure de son carps charnu, superficiel en eet 
endroit, est la cause d'une saillie ovoide visible surtout dans la. flexion du genou. 

L'aponevrose d'enveloppe du quadriceps prfisente une disposition speciale 
qui joue un grand rfile dans les formes ext6rieures de la region. (PI. 24, 25, 
26 et 27.) 

II existe, k trois ou quatre travers de doigt au-dessus de la rotule, une con- 
densation des fibres transversales de raponevrosefemorale,formantun veri- 
table faisceau ou ruban aponfivrotique qui m6rite de prendre le nom de ruban 
des vastes. En effet, ce ruban aponevrotique obliquement dirige embrasse 
dans sa courbure I'extremite inferieure des deux vastes, le vaste interne et 
le vaste externe. L'extremite externe, epanouie en eventail, se confond avec 
le fascia lata, pendant que I'extremite interne, formee de fibres plus conden- 
s6es, croise le vaste interne suivant une direction perpendiculaire a celle de 
ses fibres charnues, k deux travers de doigt de son extremite inferieure, 
passe ensuite sur la tuberosite femorale interne et descend au-devant dru 
couturier, avec le tendon duquel ses fibres s'entre-croisent k angle aigu. 

Aux points ou ce faisceau rencontre les cloisons aponSvrotiques inter- 
musculaires interne et externe, des fibres se detachent de sa face profonde 
qui descendent le long de ces cloisons pour aller s'inserer avec elles aux 
divisions inferieures de la ligne 4pre. De sorte qi^un veritable anneau ost66- 
flbreux se trouve ainsi constitue, anneau dispose dans un plan transversal 
et incline de haut en bas et de dehors en dedans, et euserrant etroitement 
toute la partie inferieure du muscle triceps. 

Inferieurement, le ruban des vastes offre un bord assez net, et les extrfi- 
mites inferieures des muscles ne sont plus recouvertes que par un lacis 
cellulaire assez Mche. Les limites superieures sont moins tranchSes et les 
fibres qui le composent se confondent insensibloment avec les fibres trans- 
versales de l'aponevrose femorale. 

Le r61e morphologique de cette disposition aponevrotique est le suivant. 

Dans le reMchement musculaire, alors que le muscle quadriceps est complete- 
ment inactif, les extremites inferieures des muscles vaste interne et vaste externe 
descendent et viennent faire hernie pour ainsi dire au-dessous du ruban des vastes. 
Elles forment alors des reliefs distinets du reste du muscle, reliefs qui dispa- 
raissent lors de la contraction par la raison bien simple que le muscle se rac- 



72 



ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 



courcil. Son extremite inferieure remonte, et tout le corps eharnu, ramasse sur 
lui-mime el durei, ne saurait plus se laisser deprimer par le ruhan apanevro' 
tique et ne forme plus qu'une seule masse. 

Le quadriceps femoral est un muscle bi-articulaire par le droit anterieur 
et uni-articulaire par les deux vastes. 

II a une double action : 11 est flechisseur du bassin ou de la cuisse par le 
droit anterieur; il est extenseur de la jambe sur la cuisse par les vastes et 
le crural qui s'attachent au femur. 



Les deux autres muscles qui complStent le groupe antero-externe de la 
cuisse sont le tenseur du fascia lata, et le couturier. (PI, 24.) 

lis partent tous deux du meme point, qui est I'epine iliaque ant6rieure et 
siiperieure au-dessus de I'insertion du droit anterieur, puis s'ecartent pour 
se diriger, I'un vers la face externe de la cuisse, I'autre vers la face interne 
et se retrouvent k. nouveau tres voisins i leur insertion inferieure au tibia. 
L'un n'est eharnu qu'fi, sa partie superieure et se termine par un tres long 
tendon membraniforme, I'autre est eharnu dans presquetoute son etendue. 
Et le muscle quadriceps que nous venons de deerire se trouve enserre dans 
la vaste boucle qu'ils circonscrivent tous deux. 
Tenseur du fascia lata. (PL 24.) — Le corps eharnu court et epais 

est situe k la partie superieure 
et externe de la cuisse. II est 
accole, en arriere, au moyen 
fessier avec le relief duquel 
il se confond sur le nu. En 
avant, il descend jusqu'au- 
devant du grand trochanter 
qu'il depasse, en has, de quel- 
ques travers de doigt. 

L'epaisse bandelette fibreuse 
qui constitue son tendon infe- 
rieur se continue avec I'apone- 
vrose femorale qui, tres epaisse 
k la partie externe de la cuisse, 
prend le nom de fascia lata et descend s'inserer a la tete du tibia en 
dehors du tubercuL anterieur. 11 ne faut pas oublier ijue cette solide 




Vponfivrose Kmorale. 



Grand fessier. 



Tenseur du fascia lata. 



Fig. li. — All aches de I'apoaevrose femorale avec le 
grand fessier et le tenseur du fascia lata. 



MUSCLES DE LA CUISSE 




^ 'tiplae Iliaque' 

^ an.t6ro- Infdrletire. 




ObHirateat est-. 

Peotiii4. 

\" adduoUur. 
2 adducteur. 




QUADBICEPS. 



Fig. 2. — Muscles du grodpe KiTERM. Fig, 3. — Muscles do gboupe posriiiiiEiifl. Fig. 4. — Muscles do groope posteriedr^ 

(Gouche superficielle.j (Gouche profonde.) 



74 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

aponovrose remonte, en haut, jusqu'a la crete iliaque etqu'elle contracte de 
solides adherences avec le tendon du grand fessier. (Fig. d4.) De sorte que 
si nous considerons le fascia lata etendu sur toute la face externe de la 
cuisse, de la ertte iliaque au tibia, nous pouvons lui reconnaitre deux 
muscles tenseurs, I'ua en arriere, le grand fessier, I'autre en avant, le ten- 
seur du fascia lata. Gette aponevrose, que Ton decrit quelquefois sous le 
nom de ligament iUo-femoro-tibial, joue un role important dans la station 
droite ainsi que dans la station hanchee. 

Couturier. (PL 27.) — Ce muscle est comme un long ruban aplati 
large de deux travers de doigt environ. II traverse obliquement la face 
anterieure de la cuisse pour se porter a la partie interne du genou en 
decrivant une sorte de spirale allongee. En bas, les fibres charnues se ter- 
minent en pointe a la partie posterieure d'un tendon aplati qui descend 
s' attacker k la crete du tibia, au-dessous du tendon rotulien. 

Comme le precedent, il est flechisseur de la cuisse sur le bassin, mais de 
plus il flechit la jambe sur la cuisse. Dans la flexion de la cuisse sur le 
bassin, I'insertion des deux m.uscles a I'epine iliaque anterieure et supe- 
rieure s'accuse fortement, et, entre les tendons, s'accentue une fossette au 
fond de laquelle se troave le tendon du droit anterieur. 

Groupe interne. 

II existe, en haut et en dedans de la cuisse, une masse charnue puissante 
dont le relief est en general uniforme. EUe est constituee par la reunion des 
muscles adducteurs k la surface desquels 'vient s'appliquer, en dedans, le 
droit hiterne. 

Adducteurs (1). (PI. 22, fig. 2.) — Le groupe des adducteurs s'insere, 

(1) On en compte quatre en anatomie descrfptive qui sont, en allant de haut en 
bas et par ordre de superposition, le pectine, le i"' ou moyen adducteur, le 2' ou 
petit adducteur, el le 3' ou grand adducteur. Mais cette division n'est pas admise 
par tous les auteurs et il y a quelque chose d'artificiel dans la separation de ces 
difi'erents muscles . 

Pour nous, ces subdivisions n'ont aucun inter§t, parce que la forme eitfirieure 
n'en est point influenc^e et que la masse groupee des adducteurs fait un relief 
unique. 

Nous engtoberons done tous les adducteurs dans uno m^me description. 

Dans ce groupe, deux muscles se s6parent anatomiquement des autres avec le 
plus de netlete. C'est le plus petit et le plus volumineux : le pectine et le grand 
adducteur. 



MUSCLES DE LA JAMBE ET DU PIED 



-■«i| 



I0\ 



Ljambler anterieur 



Extenseur propre du 
gros orteil. 



-..Plironier anUrlaur. 



Fig, 1. — Region ANTERiEunE 



Long pferonier laUral. 



Jambler posttrleur. 



Long tlteblsaeni 
du gros orteil. 



Court p^ronle^ lateral 




Jomeaa exteme. 



Jumeau intemo- 



,.._„„. U, Tendon d' Achilla, 



Fig. 3, — Triceps scral. 



Fig. 2. — Ricios posterieube. 
(Couche profonde.) 




Fig. 4. — Soleaire. 



Jumeaux Bettionnfs. 



Pdronler cmtfirteTU-, 



D' Paul Ritskerdel. 




Fig. 5. — UgcioN dorsalE du pied. 



76 ANATOMIE AUTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

d'un c6tS, au bassin et, de I'aulre, au femur. Des deux c6tes laligne d'inscr- 
tion est assez etendue. Au bassin, cette ligne s'etend de rischion au pubis 
tout le long de I'arcade pubienne, puis remonte sur la branche borizontale 
du pubis, oil le pectine s' attache k la crete pectinale et k la surface de merae 
nom. Au femur, la ligne d'insei'tion s'elend tout le long de la ligne Apre — 
luvre interne et interstice — du haut en bas, jusqu'4 un gros tubercule qui 
surmonte la tuberosite interne du femur et oft s'altache plus specialement 
le grand adducteur {tubercule du grand adducteur). 

Des insertions superieures, les fibres charnues se dirigent vers le f6mur, 
les plus elev6es tres obliquement et les inferieures presque verticalement, 
ces dornieres appartenant surtout au grand adducteur. La masse charnue 
est plus puissante en haut. Elle diminue de volume en approchant de I'ex- 
tremite inferieure du femur, oil elle se termine par un fort tendon qui 
apparlient au grand adducteur. 

Les muscles addueteurs sont recouverts : en arriere, par le groupe poste- 
rieur des muscles de la cuisse; en dedans, par le droit interne; en avant, 
par les muscles anterieurs, vaste interne et couturier dans leurs insertions 
inferieures au femur. 

C'est a la face anUrieure qu'ils se montrent sur I'ecorche superfieiel, dans un 
espace triangulaire limite par le couturier, le pli de I'aine et le droit interne. 
(PI. 24.) 

Tons les addueteurs sont, ainsi que I'indique leur nom, addufeteurs de la 
cuisse. Les plus superieurs sont en mfime temps flechisseurs de la cuisse 
sur le bassin et rotateurs en dehors. La partie inferieure du grand adduc- 
teur est au contraire rotatrice en dedans. 

Droit interne. (PI. 27.) — C'est un muscle mince et allonge, charnu 
dans sa moitie superieure, tendineux en bas, et etendu de haut en bas le 
long de la face interne de la cuisse. 

II s'attache, en haut, k I'arcade pubienne par de courtes fibres aponevro- 
tiques depuis le pubis jusqu'au voisinage de I'ischion. 11 s'insere, en bas, k 
la crfete du tibia. 

Le corps charnu, de longueur variable suivant les individus, est applique 
sur la masse des addueteurs avec lesquels son relief se confond. II s'accole, 
en descendant, au bord posterieur du couturier que son tendon suit jusqu'i 
son insertion inferieure, oti il concourt, avec le couturier et un autre muscle 
que nous dficrirons tout k I'heure, le demi-tendineux, a la formation d'un 



MUSCLES DU MEMBRE INFERIEUR (ECORCHE) 



Pl. 24. 



Faoa.a illaqae. 
Peotice, 



.. Groupe des 

Adducteiirs et du 
Droit In terse. 




CtradG elle arciforioB da I'apon^vroge Kmorale, 



Eid^miiA ini^rieun du Taste Interne^ 



Rotule 

bsli iiD l& inffrieure de ia beadeletle arcilonne, 

Condyls interne du Cimur. 

J>i9qua semi-tunaire interoe. 



Tendon du jamliie]: antSrieur, 



■D' Paul Richer feL 



PlAB ^NTERIEini. 



78 



AfNATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 



lacis aponevrotique qui recouvre la parlie superioui-e de la face interne du 

tibia et que Ton appelle la patte d'oie. (Fig. 15.) 

Le droit interne produit a la 
fois I'adduction de la cuisse, la 
flexion de la jambe sur la cuisse 
et la rotation de la jambe en 
dedans. Sa premiere action est 
la plus puissante. 




Demi-membraneux. 

.- _ Coutuner. 

. Dcmi-tendlDCUx. 

Droit interne. 

. Jumeau interna. 



Groups posterieur. 
(Pl. 22, fig. 3 et 4.) 



Fig. 15. — Insertion inf^rieure du couturier, du droit 
interne et du demi-tendineux. 



Tons les muscles de ce groups 
sont des muscles allonges, d'ap- 
parence plus ou m.oins fusiforme et termines en bas par de longs tendons. 

lis ont, en haut, une insertion commune k la grosse tuberosite de I'ischion, 
et s'eloignent, en bas, pour s'inserer aux os de la jambe. 

lis sont au nombre de trois, groupes ainsi : en dedans le demi-tendineux 
et le demi-membraneiioB superposes, en dehors le biceps crural. Ges trois 
muscles sont recouverts, 4 leur insertion superieure, par le grand fessier. 

Biceps crural. (PI. 22, fig. 3 et 4.) — Muscle a deux chefs superieurs : 
I'un qui descend du bassin, I'autre qui vient du femur. 11 s'insere, en haut, 
a I'ischion par un tendon commun avec le demi-tendineu-s. (c'est la longue 
portion du muscle), puis h la partie mojenne de la ligne Apre (c'est la 
courte portion). En bas, il s'attache par un fort tendon au tuberculs moyen 
de la tete du perone. 

La longue portion qui vient de I'ischion a I'aspect d'un corps charnu fusi- 
forme et allonge. II donne naissance inferieurcment a un tendon qui regno 
sur la partie posterieure du muscle et qui rejoit par son bord anterieur le 
faisceau charnu de la courte portion qui vient du femur. 

Son tendon inferieur, tres fort, recouvre le ligament lateral externe du 
genou. 

Demi-membraneux. (PI. 22, flg. 4.) — Le demi-membraneux s'attache, 
en haut, a I'ischion, en avant et au-dessous du tendon commun aux deux 
autres muscles de la region. En bas, son tendon, arrive k la partie poste- 
rieure de la tuberosite interne du tibia, se divise en trois faisceaux : un 
direct, qui s'attache a la partie inferieure de cette meme tuberosite; un 



MEMBRE INFERIEUR 79 

interne, qui deyient horizontal et glisse dans la gouttiere dont est creusee 
la face interne de la tuberosite; un externa, qui se refl^chit en dehors et en 
haut pour renforcer le ligament posterieur de I'articulation. 

Ge muscle trSs puissant forme une sorte de gouttiere qui revolt le muscle 
demi-tendineux qui lui est superpose. L'agencement de ses fibres charnues 
et tendineuses est tres simple. Le tendon superieur descend k la partie 
interne du muscle, le tendon inferieur remonte & la partie externe, et les 
fibres charnues sont dirigees obliquement entre les deux. 

Le tendon superieur, profond et cache par les muscles environnants, n'ap- 
paralt point au dehors. 

Le tendon inferieur se montre, sur I'eeorche superficiel, d la face interne et 
inferieure de la cuisse en arriere du tendon du droit interne. (PI. 27.) La partie 
la plus inferieure du corps charnu fait, au-dessv^ du creux poplite, une saillie 
arrondie parfois visible, sur le nu, a la partie superieure dujarret. 

Demi-tendineux. (PI. 22, fig. 3:) Le demi-tendineux est superficiel et 
assez bien d6nomme, car il est forme mi-partie par des fibres charnues et 
mi-partie par un long tendon. II s'attache, en haut, a. I'ischion par un tendon 
commun avec la longue portion du biceps, et, en has, k la crfete du tibia. 

Le corps charnu fusiforme occupe la partie superieure de la cuisse en 
dedans du biceps. Le tendon inferieur est grfele et arrondi, il descend en 
arrifere du tendon du demi-membraneux jusqu'a la partie superieure de 
la face interne du tibia, ou il rencontre les tendons du droit interne et du 
couturier. (Fig. d5,) 

Les trois muscles que nous venons d'etudier sont extenseurs du bassin 
sur la cuisse et en meme temps flSchisseurs de la jambe sur la cuisse. Deux 
d'entre eux sont, en outre, rotateurs de la jambe lorsque celle-ci est demi- 
flechie : le biceps est rotateur en dehors et le demi-tendineux rotateur en 
dedans. 

Sur le nu, le groupe posterieur des muscles de la cuisse forme le relief median 
de la face posterieure de la cuisse, relief limite, en haut, par le pli fessier qui le 
separe de la fesse, confondu, en dedans, avec la masse des adducteurs et separe, en 
dehors, du vaste externe par un sillon tres apparent qui traverse obliquement la 
face externe de la cuisse. 



80 



ANATOMIE AUTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 



Muscles de la jamde. 

Les muscles de la jambe se repartissent en deux groupes : le groiipe 
antero-externe et le groupe posterieur. II n'y a pas de groups interne. 
(Fig. 16.) 

Le groupe antero-externe 
comprend des muscles qui, 
tous charnus superieuro- 
ment, se terminent en bas 
par de tres longs tendons. 
C'est le jambier anterieur, 
les extenseurs des orteils et les 
peroniers (1). 

Solidement attaches, par 
leurs coi'ps charnus, aux os 
de la jambe contre lesquels 
lis sont en outre maintenus 
par une solide aponevrose 
superficielle, leurs tendons 
qui se rendent au squelette 
du pied, sont maintenus, au 



:^ 



A. C, Groupe aEt^ro-eitlerne. 
C. Groupe postiirieur. 



EZH A 

Fig. 16. — Coupe scMmaliqiie de la jambe pratiquSe vers 
le tiers siiperieur du membre et destin^e k montrer le 
mode de groupement des muscles. 
Groupe antero-externe : jamljier anterieur, extenseurs des orteils, 

peroniers (long peronier et court peronier). 
Groupe posterieur : 
Couche profonde : poplitfi, fl^chisseur propro du groa ortcil, jnm- 

bier posterieur, flecliisseur des orteils. 
Couctie superficielle ; triceps sural (sol^aire, jumeau interne, 

jumean externe). 



niveau du cou-de-pied, par un ligament annulaire. 
Groupe antero-externe. 

Jambier anterieur. (PL 23, fig. 1.) — Ce muscle est le plus anterieur 
de tous les muscles de la jambe. Nettement fusiforme en haut, il se ter- 
mine par un tendon unique et trfis long. 

11 s'insere : en haut, k la tuberosite externe du tibia et aux 2/3 superieurs 
de la face externe du mfime os; en bas, i la partie interne du premier 
cuneiforme et jusqu'au premier metatarsien. 

Le corps charnu de ce muscle est plus epais et plus court que ceux des 

(1) L'anatomie descriptive distingue le jambier anterieur, Vexlenseur propre du 
gros orteil, Vexlenseur eommun des orteils, le peronier anterieur, le long peronier 
lateral et le court peronier lateral. 11 ne sera pas question ici du peronier 
anterieur, qui n'est qu'une dependance de I'extenseur comman des orteils. On le 
trouvera neanmoins figure sur la pi. 26. 



MEMBRE INFERIEUR 81 

autres muscles de la region. II deborde, en avant, la crSte du tibia dont il 
adoucit le tranchant. 

Son tendon suitune direction tres oblique, en bas eten dedans, pourgagner 
le bord interne du pied, et le relief qu'il fait sous la peau est beaucoup plus 
marque que eelui des muscles extenseurs. Cela tient a una disposition anato- 
mique speciale. Pendant que le ligament annulaire du tarse passe tout entier 
au devant des tendons des muscles extenseurs, il se dedouble au niveau du 
jambier anterieur, et sa moitie anterieure seule passe au-dessus du tendon, 
de telle sorte que le tendon du jambier anterieur se trouve maintenu a la 
face anterieure du cou-de-pied par un lien deux fois moins fort quecelui qui 
retient les tendons voisins. 

II est flechisseur addueteur du pied. 

Extenseur des orteils. (PI. 23, fig. 1.) — Ce muscle s'insere, en 
haut, a la tuberosity externe du tibia et aux trois quarts sup6rieurs de la 
face interne du perone. II regne dans toute la hauteur de la partie ante- 
rieure de la jambe entre le jambier anterieur et les peroniers. Son corps 
charnu tres etroit superieurement descend jusque pres du ccu-de-pied. A sa 
partie anterieure apparalt, vers le milieu de la region, un tendon qui se 
divise en quatre chefs pour chacun des orteils ; et, en avant de lui, apparait 
le tendon du faisceau special destine au gros orteil (1). 

Tous ees tendons restent accoles jusqu'au cou-de-pied et ne se separent 
qu'apres avoir passe sous le ligament annulaire du tarse. lis vent alors en 
s'ecartant sur le dos du pied, et s'insSrent k la phalangette des cinq 
orteils. 

Peroniers. (PI. 26.) — Les deux peroniers (2), le long et le court, couches 
I'un sur I'autre, tapissent la face externe du perone, a laquelle ils s'atta- 
chent dans toute sa hauteur (tiers sup6rieur pour le long, deux tiers infe- 
rieurs pour le court). 

Tous deux se terminent par de longs tendons que les fibres charnues 
accompagnent sur les c6tes. 

Le corps charnu du long peronier nait, en haut, au-dessous de la tfete du 
perone. Un peu au-dessus du milieu de la jambe, apparait son tendon qui 

(1) Muscle extenseur du gros orteil des analomistes. 

(2) L'anatonjie descriptive les appelle long peronier lateral et court peronier 
lateral. Ce dernier quallficatif nous parait inutile, puisque nous passons sous 
silence le peronier anterieur. 



82 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

recouvre exactement le tendon du court peronier situ6 au-dessous et creus6 
en gouttiere pour le recevoir. Les fibres latferales du long peronier cessent 
assez t6t, pendant que celles du court peronier descendcnt trfis bas, surtout 
en arriere oil on les retrouve au niveau de la malleole. 

A quelques travers de doigt au-dessus de la malleole, les peroniers suivent 
la face externa, de I'os qui deviant posterieure, et les deux tendons accol6s, 
contenus dans une gaine commune, glissent en arriere de la malldole externe. 
Leur presence arrondit la saillie osseuse et en augmente le diametre transversal. 

Au-dessous de la malleole, le tendon du long peronier quitte celui du 
court pour disparaitre sous la voute plantaire, qu'il traverse obliquement, 
et gagner son insertion au premier metatarsien. Le tendon du court peronier 
SB dirige obliquement et en droite ligne vers rapophyse du cinqui^me meta- 
tarsien. 

Les deux muscles sont abducteurs du pied, c'est-a-dire qu'ils enlratnent 
sa pointe en dehors . Le long peronier lateral est, en outre, extenseur du 
pied. Duchenne lui attribue une influence sur la voute du pied, qu'il main- 
tiendrait k la f agon d'une corde tendant un arc . 

Daws I'inaction, les muscles de la region antero-externe de lajambe ont tendance 
a eonfondre leurs formes. Toutefois on distingiiera toujours, a la partie anterieure 
de lajambe, le large relief fusiforme du corps charnu du jambieranterieur, relief 
souligne par un meplat au point ou nait le tendon. Le relief oblique de ee tendon 
lui-meme est surtout appreciable au niveau du cou-de-pied et jusqu'au bord 
interne du pied. 

Dans la moitie superieure de la jambe, le relief du jambier anterieur louche 
presqv£ au plan des peroniers. II n'en est separe que par une etroite depression 
longitudinale qui repond a la partie superieure des extenseurs des orteils. Ceu'est 
que dans la moitie inferieure que ees derniers muscles forment, en avant des pero- 
niers, une saillie bien speciale. 

Un peu au-dessus de la malleole externe, les extenseurs et les peroniers s'ecar- 
tent, les uns pour passer en avant, les autres en arriere. Get endroit est indique, 
sur le nu, par une depression. 

Le plan des peroniers est marque, vers le milieu de sa hauteur, d'un meplat 
oecasionne par la naissance du tendon. Ce plan est borde — en avant, dans la 
moitie superieure, par le corps charnu du jambiar anterieur avquel succede, 
dans la moitie inferieure, le corps charnu des exteAseurs — et, en arriere, parte 
bord externe du soleaire. 



MDSCLES DU MEMBRE INFERIEUR (ECORCHE, SUITE) Pt. 25. 



Gr&nd [eBBler. 



Grand addueteur. 



Droit inteme- 



Demi-menLlir aneiu:. 



Deml'tendlneux. 



Brolb Interne. 



Gfnnd [racJiaotcr. 



Tense ur da tosola lata. 




Deml-aiemtir aneux. 
Demi -tendlneux . 



Jucieau interne. 



Tendons des muscles profouda 



Court pbTaal^r lateral., 



Tendon d'Achille., 
_, Fedleux. 



...laseriLDn du court ptoonler iatdral. 
Court abd-ucteur du petit orteil. 



iK Paul Richer del. 



PlaH POST^fUEUK. 



8i ANATOMIE ARTISTIQUE DC CORPS IIUMATN 

En arri'ere de la malUole externe, s'eleve un relief oblique en haul el en arriere 
forme par les fibres posterieures du court peronier et qui remonte jusque sur la 
face posterieure du membre. 

A la face externe du pied, la saillie oblique du tendon du court peronier est 
tres visible, surtout dans les mouvements d'abduction du pied. 

Dans la station sur la pointe des pieds, la saillie que fait, en haut, a la face 
externe de lajambe, le corps charnu du long peronier est tout a fait remarquable. 
Dans la flexion dorsale dupied, ee sont, au contraire, les sailliesdujambierante- 
rieur et des extenseurs des orteils qui s'accusent. 

Groups postericur 

Le gvoupe posterieur est compose de deux couches, une profonde et une 
superficielle. 

Couche profonde. (PI. 23, fig. 2.) — Des quatre muscles qui composent cette 
couche, trois ont de longs corps charnus fusiformes termines par de longs 
tendons. Ce sont le jambier posterieur, le flechisseur commun des orteils et le 
long flechisseur du gros orieil (1). 

Ges trois muscles n'apparaissent a la surface du membre qu'en arriere de 
la malleole interne au moment ou, reduits k leurs extremites tendineuses, ils 
vont s'engager dans la gouttiere calcanienne pour gagner la face inferieure 
du pied (2). 

Leurs corps charnus soutiennent le tendon d'Achille, a la partie inferieure 
de la jambe, au-dessous des attaches inferieures du soleaire. 

Couche superficielle. 

Muscle triceps sural. (PI. 23, %. 3 et 4.) — Le triceps sural est le 
muscle du mollet; il est forme de trois chefs reunis inferieurement. Ges 
trois chefs sont les deux jumeaux (jumeau interne et jumeau externe) et le 
soleaire, dont le tendon commun bien connu est le tendon d'Achille qui 
s'attache au calcan^um. 

Le soleaire, corps charnu aplati et qui doit son nom k la comparaison 

(1) Le quatri^me muscle est le popliie, situ6 tout au fond du creux poplit^. Ce 
petit muscle, que nous passons sous silence parce qu'il n'inliresse en rien la 
lorme ext^rieure, est nfanmoins figure sur la fig. 2 de la pi. 23. 

(2) Anatomie arlistique, pi. 66, fig. 2. 



MUSCLES DU MEMBRE INFERIEUR (ECORCHE, SUITE) Pl. 26, 




fi' Paul Bicker del. 



Court abduoteur du petit orteil. ' ilpophyse < Court alidncteur da petit ortell. 

.n^lolarsieo. 

Pl\« lateral &XTEIU>>R. 



85 ANATOMIE ARTISTIQUE DO CORPS HUMAIN 

avec une sole, est directement applique sur les muscles profonds de la 
jambe; il s'attache 4 la tfite du p6rone et 4 la ligne oblique du tibia, pen- 
dant que les deux juraeaux accol^s, de forme k peu pres semblable — d'oii 
leur nom, — reposent sar lui et remontent s'ins^rer i I'extr^mite infdrieure 
du femur, sup un tubercule situe au-dessus des condyles. 

Le sol6aire a une contexture bien speeiale. Malgre la longueur du corps 
charnu, les fibres musculaires sont remarquables par leur bri6vet6. Elles 
forment pour ainsi dire plusieurs rang6es juxtaposfies, composees chacune 
de fibres tres obliquement dirigees et qui s'attachent par leurs extr^mites k 
des cloisons apon6vrotiques antero-posterieures. Une tr6s forte aponevrose 
occupe la face postirieure et se reunit k cells des jumeaux pour former le 
tendon d'Achille, que les fibres charnues du soleaire accompagnent assez 
has sur les c6tes. La disposition des fibres charnues, sur laquelle nous 
venons d'insister, fait que ce muscle, long d'apparence et plat, est com- 
pose d'un grand nombre de fibres charnues tr6s courtes. Ceci est tres 
important au point de vue physiologique, car nous savons que I'allon- 
gement du muscle est proportionnel a la longueur de ses fibres char- 
nues et sa force proportionnelle k sa surface de section. Le soleaire, malgre 
des apparences contraires, est done un muscle tres fort, capable d'une 
grande energie, mais qui se laisse peu allonger, parce que chez lui les 
limites de la distension sont rapidement atteintes. Ges proprietes sont en 
rapport avec son role dans la station et dans la marehe. 

Jumeau interne et jumeau externe. — Les jumeaux, nes de chacun des 
condyles femoraux, se joignent sur la ligne mediane. Une trfis forte et 
longue aponevrose d'insertion descend sur le milieu de la face post6rieure 
(ie chacun d'eux et devient la cause d'un m^plat tres appreciable sur le nu, 
Elle donne naissance, par sa face anterieure et par ses bords, aux fibres 
charnues qui se dirigent obliquement vers une aponevrose anterieure et 
inferieure se confondant avec celle du soleaire pour former le tendon 
d'Achille. L'extremite inferieure du corps charnu descend plus ou moins 
bas suivant les individus et se termine assez brusquement sar I'aponevrose 
commune, occasionnant ainsi le relief bien connu du mollet. 

Sur la ligne mediane, les bords contigus des deux jumeaux se confondent en un 
mime relief horde de ehaque cote par les meplats dus a leur aponevrose d'inser- 
tion superieure. Le jumeau interne est plus volumineux que V externe ; il empiete 
sur la face interne de la, jambe, il descend plus bas et se termine par une extremite 



MUSCLES DU MEMBRE INFERIEUB (ECORCHE, SUITE) Pl. 27. 




Pyramidal. 
.. Gmad ligameni snaiiqat. 

Grand tessler. 

Grand adduoteur. 
Demi- tendineiut 
Deoil-membraneux. 

Bleeps orural- 



TendoQ du droit iuterae. 



Tendon du deml-tendlneaS 



Jumeau Intorae. 



Apon^vTOee plantalre. 1 



..Sluscles prolonde. 
(Long flicli. c, <lcs orleEla, 

Jambicr posl^ieiir. 
Long Oich. du gr. orlcil.) 



Court abduoteur du groa oi^ll. 



Plan lateral interne. 



p pol^ift^!:. 



88 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

arrondie qui marque le defaut du moltet. Le jumeau externe est d'un volume 
moindre, il descend moins bas el son extremile inferieure est generalement plus 
aigue. 

Le tendon commun, tres large en haul, se retrecit en approchant du calcaneum 
pour s'elargir a nouveau legerement a son point d'attache. Sa face posterieure 
sous-cutanee est plus saillante au milieu et s'abaisse, sur les cotes, de facon a 
affeeter un peu la forme de toil. II est accompagne lateralement par les fibres 
charnues du soUaire, descendant plus ou maim bas suivant les individus et 
contribuant a I'elargissement de eetle portion de lajambe qui soutient le mollet. 

Le soleaire deborde les jumeaux lateralement, mais de foQon inegale et diffe- 
renie en dehors et en dedans. En dehors, le bord externe du soleaire, assez etroit, 
se montre en arriere des peroniers lateraux et remonte visible jusqu'd son inser- 
tion superieure a la tite du perone. En dedans, le bord interne, plus epais, flus 
saillant que le bord externe, forme une saillie toujours distinete qui s'arrete, en 
haut, vers le tiers superieur de la jambe, ou il disparalt sous la saillie du 
jumeau interne. 

Lors de la contraction du muscle (contraction avec raccourcissementj, comme il 
arrive dans la station sur la pointe des pieds, les details morphologiques sur 
lesquels je viens d'insister s'accentuent. Le milieu du mollet est occupe par un 
veritable bourrelet longitudinal qui descend du jarret pour s'attenuer en appro- 
chant de sa limite inferieure. Les meplats lateraux sont remplaees par de verita- 
bles ereux. L'insertion des fibres charnues sur le tendon d'Aehille dessine un 
relief sinueux comme taille a I'emporte-piece. Les bords du soleaire, particuliere- 
ment en dedans, se dessinent avec energie. 

Le triceps sural est tres fortement extenseur du pied, et il eutraine en 
meme temps la pointe du pied en dedans. Son action est faible comme 
flechisseur de la jambe sur la cuisse. 

Muscles du pied, 

Les muscles du pied sont loin de jouer le m.eme role morphologique que 
les muscles de la main. Ceux de la region plantaire, qui correspond a la 
paume de la main, n'ont qu'une action tout k fait secondaire sur la mor- 
phologie. Mais de plus qu'k la main, il existe un muscle a la region dorsale, 
muscle qui dessine une forme importante. 



MEMBRE INFERIEUU 89 

Region dorsale. 

Muscle pedieux. (PI. 23, fig. S.) — Ce muscle s'attache, en arrifire, &la 
partie anterieure du calcanSum dans le creux calcaneo-astragalien. 

Un corps charnu assez volumineux succede immediatement k cette inser- 
tion et se porte en avant, couch6 sur la partie externa du dos du pied. II 
se divise bientdt en quatre faisceaux se terminant par quatre tendons qui 
se dirigent obliquement vers les quatre premiers orteils. Le tendon le plus 
interne s'attache h la base de la phalange du gros orteil, et les trois sui- 
vants se confondent avec les tendons de I'extenseur commun destines aux 
2% 3" et 4° orteils. 

Le corps charnu du p6dieux, &. I'exception de sa partie la plus post(5rieure, 
est situ6 sous les tendons des extenseurs des orteils. 

Son relief, sur le iia, se distingue tres neilement en avant et au-dessous de la 
malleole externe, 

11 est extenseur des orteils. 

Region plantaire. 

Les muscles de la region plantaire ont peu d'importance au point de vue 
de la forme exterieure. lis comblent en partie la voilte osseuse, a laquelle 
revient le principal role dans la conformation de la region. Seuls les mus- 
cles situ6s sur les bords forment parfois des reliefs distincts, appreciables 
sous la peau. 

Comme ceux de la main, ils sont divises en trois regions : region moyenne, 
region interne et region externe. 

Region moyenne. — Les muscles de la region mojenne sont recouverls par 
la tres forte aponevrose plantaire (1). 

(1) L'anatomie descriptive d6crit les muscles suivants: 

Comme i la main, les espaces intermetacarpiens sont combl^s par les museles 
interosseux. (Voy. Anatomie artislique, pi. 67, fig. 2, 3 et 4.) 

Appliques centre les interosseux, c'est I'adducteur oblique du gros orteil et 
Vadducteur transverse. Tous deux ont une mfime insertion 4 I'extremitS externe 
de la phalange du gros orteil, mais I'adducteur oblique remonte vers le cubolde, 
ot il s'attache, et le transverse se dirige transversalemont, en dehors, vers les 
trois derniferes articulations m§talarso-plialangiennes. 

Mais ce qui est special au pied, c'est i'accessoire du lony /Icchhinur qui £CmbIe 



90 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

Regions latirales. — Les deux regions laterales ne se composent que de 
deux muscles chacune, muscles de mSme nom. En dedans, c'est le court 
fiechisseur et Vabducteur du groi oneil. En dehors, c'est le court flechisseur et 
I'abdticteur du petit orteil. 

Les flechisseurs plus courts ne depassent guSre les metatarsiens en 
arriere. 

Les abducteurs remontent jusqu'au caleaneum. 

Au bord interne du pied, le relief du court abdaeteur du, gros orteil fail un 
relief tres visible et qui ne pent Hre nSglige dans le modeU de cette region. 

destine k redresser raction oblique du long flechisseur. U se dirige du calcanSum 
au bord externe du tendon de ce muscle. 

Koiin le muscle le plus superficiel de la region est le court flechisseur commun 
des orleils, qui joue vis-ci-vis du long fl(5chisseur le r61e du flechisseur superficiel 
des doigts vis-4-vis du flechisseur profond. Les quatre tendons se rendent, en 
e£fet, aux bords de la 2" phalange des orteils, aprfes s'6tre divis6s pour laisser 
passer les tendons du long flechisseur commun qui, se rendent aux derni^res 
phalanges. 



TRONG 

SQUELETTE DU TRONC 

Nous gtudierons successivement la colonne vertebrale, le thorax el It 
bassin. 

Colonne vehtebrale. 

La colonne Tertebrale est formee par la superposition de toutes les ver- 
tSbres. 

Au nombre de 24, les vertfebres sont groupees en 3 regions : 7 vertebres 
cervicales, 12 vertebres dorsales et 5 yertebres lombaires. 

Caracteres eommims a toutes les vertebres. 

Chaque vertebre represente un anneau dont la partie ant6rieure, formee 
d'un renflement massif {corps de lavertebre), circonscrit avec la partie poste- 
rieure generalement amincie (arc vertebral) un orifice, ou trou vertebral, qui 
livre passage a la moelle epiniere. 

De Tare vertebral, naissent des prolongements osseux : en arriere et au 
milieu, Vapophyse epineuse; sur les cotes, les apophyses transverses ; sur les 
c6tes egalement, les apophyses articulaires superieures et inferieures, au 
nombre de quatre, deux de chaque cdte. 

Les parties de Tare vertebral situees enlre I'apophyse epineuse et les apo- 
physes transverses prennent le nom de lames. Tous ces caracteres communs 
affectent, suivant les regions, des dispositions particulieres surtout deve- 
loppees dans les vertebres qui en occupent le centre, pendant qu'ils s'atte- 
nuent graduellement dans les vertebres des extremites ; ainsi s'etablit antra 
les vertebres de deux regions voisines une transition graduee. 

Principaux caracteres distinctifs des vertebres des diverses regions. (PI. 28.) 

4° Vertebres cervicales. — Corps peu volumineux elargi dans le sans 
transversal. Apophyses epitieuses horizontales, creusees inferieurement en 



92 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

gouttiere, bifides au sommet. Apophyses artioulaires inclin^es S, iS" k sur- 
face presque plane. Apophyses transverses bifides au sommet. 

2" Vertebres dorsales. — Le corps montre, sur le cote, deux demi- 
facettes pour I'articulalion des c6tes, I'une superieure, I'autre inferieure. 
Lames haules et Stroites. Apophyses epineuses tres obliques, longues, unita- 
berculeuses au sommet. Apophyses articidaires verticales aplaties. Faeettes 
articulaires obliques et presque planes. Apophyses transverses volumineuses 
avec une facette articulaire pour la tuberosite de la c6te. 

3° Vertebres lombaires. — Corps tres volumineux. Lames epaisses et 
etroites. Apophyse epineuse tres forte, horizonlale, rectangulaire. Apophyses 
articulaires verticales avec facette courbe. Apophyses transverses minces, 
costit'ormes. 

Vertebres speciales. (PI. 29.) 

1" I™ vertebre cervioale ou atlas. — Le corps est remplace 
par un arc transversal {arc anterieur) qui presente, en arriere, une 
facette ovale concave articulee avec I'apopbyse odontoide de I'axis. Le trou 
est vaste, comble en avantpar I'apopbjse odontoide de Taxis, qui doit^tre 
consideree comme le veritable corps de la I™ vertebre cervicale sonde 
k celui de la IP. Apophyse epineuse remplacee par ua tubercule rudi- 
mentaire. Apophyses artioulaires massives (masses laterales de I'atlas) ; leurs 
faces supei'ieures longues et concaves s'articulent avee les condyles de I'oc- 
cipital; leurs faces inferieures obliques a peu pres planes s'articulent avec 
I'axis. Apophyses transverses unituberculeuses k leur sommet. 

2° ir vertebre cervicale ou axis. — Corps de I'axis sur- 
monte d'une longue apophyse (apophyse odontoide), 6tranglee k sa base et 
oBfrant deux surfaces articulaires, I'une en avant pour Fare anterieur de 
I'atlas, I'aut.-e en arriere pour le ligament transverse. Apophyse epineuse 
li-Ss solide, ofifre les caracteres de la region. Apophyse articulaire oblique. 
Apophyse transverse petite, unituberculeuse. 

3° VII" vertebre cervicale. — Remarquable par la longueur 
de son apophyse epineuse, d'ofi son nom de vertebre proiminente du 
cou. 

4° Vertebres sacrees ou sacrum. — Le sacrum est forme par la 
soudure de 5 vertebres sur lesquelles il est encore possible de distinguer 
les parties constituantes sigualees plus baut. G'est ua os impair, large, 



VERTfeBRES 



PL. 28. 



Plan Bup6rleiir. 



Apophyse irliculaire mpt\ 
Lame rertibntle, 
Apophyse ipioeuse 




Plan poBUrleur. Plan lateral. Plan antdrleur. 

Fig. 1. — QuATiiifeUE vertebre cerviule. 



Apuphyse ariiculaire supfriaui 
Lame verlibrs]) 

Apophyae ipineus 




Plan poftt^rleur. Plan lateral. Plan ast^rieur. 

Fig. 2. — Septieme vertebre dorsale. 

Plan eupferleur. 



Apophyse irticulaire !upiriGLii 
Lame verUbrsle 




Plan posWrleur. Plan latbraJ. Plan alitferieur. 

Fig. 3. — Thoisieme vsrtebre lombaibe. 



!>' Paal Richer iel. 



94 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

aplati, courbe suivant ses faces et de forme triangulaire. La base offre h 
peu pres I'aspect de la face superieure d'une vertebre lombaire. Le sommel 
est tronque avec une facette ovalaire articulee avec le coccyx. La surface 
anterieure ou pelvienne, concave, montre la trace des soudures des corps des 
b fausses vertebres. La face posterieure sous-cutanee est divisee, dans la 
longueur, par la crete sacree formee par la reunion des apophyses epineuses 
des vertebres sacrfees. Ses c6t6s tres epais en haut prfisentent, k ce niveau, 
la facette auriculaire, ainsi nomm^e pares qu'elle a grossierement la forme 
d'une oreille et destines fi. I'articulation avec I'os coxal. En arriSrs et en 
haut ds la facette auriculaire, se trouve une surface deprimee tres irregu- 
liere. C'est la fossette crebriforme, oii s'attachent de puissants ligaments. 

Dans rSpaisseur de I'os, est creus6 Is canal sacre, qui parcourt le sacrum 
de la base au sommst et prolongs le canal vertebral. 

5° Coccyx. — Forme de vertebres rudimsntairss au nombre de i 
diminuant ds volume de haut en bas. 

De la colonne vertebrale en general. (PI. 30.) 

Les vertebres s'unissent entre elles par leurs corps et par leurs apo- 
physes articulaires. Les apophyses fepineuses et les lames sont, en outre, 
reunies par des ligaments. De plus,un lovg cordon ^breux (ligament sure- 
pineux) s'etend sur le sommet des apophyses epinsuses dans touts I'^tendus 
de la colonne, a I'exception de la region cervicale. A ce niveau, ce ligamient 
se dirige directement ds I'apophyse spineuse de la VII" vertebre cervicale 
vers la protuberance occipitale externe, en envoyant des expansions 
fibreuses aux apophyses epineuses de la region. 11 prend le nom de ligament 
de la nuque ou cervical posterieur. 

Les corps vertebraux sont separes les uns des autres par une sorte de 
coussinet fibreux et elastique auquel ils adherent intimemsnt (disque inver- 
tebral). 

Vus de profil, la colonne vertebrate presents plusieurs courbures dans le 
sens antero-posterieur, alternalivement diffSrentes suivant les regions. La 
region cervicale (7 vsrttbres) offrs une courbure b, convexitS anterieure, 
la partie la plus saillante repondant au corps ds la IV vertSbrs. La 
rsgion dorsals (42 vertebres) est courbe dans I'autre sens, st la convsxite 
posterieure offre son maximum de saillie vers I'apophyse epineuss ds la 
VII' vsrtebre. La rsgion lombaire (5 vertebres) reprend la courbure 



VERTEBRES (SUITE) 



PL, 29. 



Plan sup6rleur. 



Uas£e lulirole, 




Plan po3t6rieur. Plan lat^al Plan ani6rieur. 

Fig. 1, — Premiere Vertebre cervicale ou Atlas.. 



Plan supgrleur. 




W^_ 

Plan posterleur. Plan lateral. Plan ant^rleur. 

I'la. 2. — Deuxi6me Vertebre cervigale ou Axis. 



Crfilc aacrie. 



Fosse cribriloni 



Trous saci'is pos i 

Come du aacrum 
lant la goud 




Plan postfcrleur. 



Plan lateral 



Fig. 3. — Sachum et Coccyx. 



■ Plan antgrieur. 



IS iaeris aaljrieori. 



D' Paul Richer def. 



96 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

k convexile antcrieure dont le maximum de saillie repond au corps de la 
IIP vertebre de la region. Ces diverses eourbures se suceedent sans 
brusquerie, sauf au niveau de la jonction de la colonne vertebrale au sacrum 
(angle sacro-vertebral). (PL 30.) 

Les eourbures qui viennent d'etre decriles sent plus parliculierement 
formees par la succession des corps vertebraux, mais la ligne suivie, en 
arriere, par la serie des apopbyses epineuses ne lui est pas tout k fait super- 
posable. Au cou et au dos, les eourbures decrites par les apophyses epi- 
neuses sont de mdme sens que celles formees par les corps vertebraux, 
mais de rayon different : rayon plus court a la region cervicale, rayon plus 
long a la region dorsale. II en resulte, dans cette derniere region, un apla- 
tissement qui contribue, avec rimbrication des apophyses 
•r-| epineuses, k attenuer leurs saillies. A la region lombaire, 

_/'/ les apophyses epineuses, en raison du developpement qu'elles 

; / acquierent, ne suivent que tres imparfaitement la direction 

des corps vertebraux. La ligne tangente a leur sommet 
devient une ligne droite qui descend directement des der- 
nieres vertebres dorsales au sacrum. Parfois meme elle 
s'inflechit en sens inverse, et il existe alors une contre- 
courbure post6rieure. (Fig. 17.) 

La s6rie des corps vertebraux reunis par les rondelles 
fibreuses et elastiques des disques intervertebraux qui 
v^(^ augmentent progressivement de volume de haut en has, 

_ ., „ assure la solidity de la colonne vertebrale consideree comme 

Fig. 17. — Cour- 

bures de la co- tige de Support. En arriere d'eux, est creuse le canal rachi- 

braie* """ ^ ^^^^ forme par la succession des trous vertebraux et dont la 
partie centrale loge et protege la moelle epiniere. 

La colonne vertebrale remplit done ainsi la double fonction d'organe de 
soutien et d'appareil de protection. Elle est, en outre, un centre de mouve- 
raent. 

La colonne vertebrale pent s'inflechir et s'incliner en tous sens, mais sa 
mobilite varie suivant les regions. C'est a la region dorsale que les mou- 
vements sont le plus limites, & cause de la presence des c6tes, mais ils sont 
loin d'etre nuls. La colonne dorsale peut, dans une mesure tres appreciable, 
s'inflechir en avant, se redresser el m^me s'incliner sur le c6l§. Mais ces 
mouvemenls sont beaucoup plus etendus aux deux autres regions 



COLOJVPiE VERTEBRALE 



Pl. 30.. 



Vraies vertJbro's 

Coli>iu)« vertSbrale 
proprement dite 



verlSbres. | 




[fiegion sacrSe « Mcrum 
(Cincj taussn 'itrlibras}. 



j Rigion^occyifienne 



98 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Au cou comtne aux lombes, la flexion en avant a pour effet de redresscr 
les courbures de la station droite et meme de les remplacer par une cour- 
bure de sens inverse, pendant que I'extension en arriere les accentue et les 
exagere. L'inclinaison laterale est directe aux lombes, tandis qu'au cou 
elle s'accompagne d'ordinaire d'un leger mouvement de rotation. 

Les mouvements de rotation sur son axe independamment des autres 
mouvements existent dans toute I'Stendue de la colonne. 

Les mouvements de la tete sur la colonne cervicale ont lieu dans deux 
directions seulement. Ce sont des mouvements directs de flexion et d'exten- 
sioG qui se passent dans I'articulation du cr4ne avec I'atlas, et des mouve- 
ments de rotation dont le siege exclusif est dans I'articulation de I'atlas 
avec I'axis, 

Thorax ou cage xHoaAciQUE. 

La cage tboracique e»t composee de deux pieces medianes, la, colonne dor- 
sale en arriere, le sternum en avant, reliees entre elles par des arcs osseux, 
les cotes. Appuyees, en arriere, sur la colonne dorsale, les cotes gagnent le 
sternum, en avant, par I'intermediaire de prolongements cartilagineux, les 
cartilages costaux. 

Sternum. (PI. 31.) — Le sternum est un osplat et etroit; il est forme de 
plusieurs pieces osseuses soudfies que, par analogie avec les vertebres de la 
colonne dorsale, certains auteurs ont qualiQees de sternebrss. Chez I'enfant, 
ces pieces sont au nombre de cinq. Elles se trouvent reduites a trois chez 
I'adulte. 

Les anciens Font compare k une epee tournee la points en bas. La pre- 
miere piece, de forme triangulaire, est la poignee; la deuxieme piece, 
allongee, forme la lame ou le corps de I'os, et la pointe est representee par 
une petite partie cartilagineuse qui termine le corps par en bas et desi- 
gnee sous le nom d'appendice xyphoide. 

L'extremite superieure de I'os est la partie la plus epaisse. Elle pr6sente 
une echancrure mediane qui limite inferieurement le creux sternal ou four- 
chette sternale, et, de chaque c6te, deux facettes articulaires en rapport, la 
premiere avec la clavicule et la seconde avec le cartilage de la premiere 
c6te. 

La face anterieure presente un angle saillant, a la reunion de la pre- 
miere avec la deuxieme piece. Get angle est tres visible sur le nu. Cast a 



SQUELETTE DE LA POITRINE 



Pl. 31 



^rfiniire piice slernile 1 



Dcuxl^me pi£ce 



Ttrisiftmo piice 




. Fourcttetle stem ale. 
. Surface arlicula!i-e pourls clavicule. 




Plan ant&rleur. Plan laiferal. Plan posiferleur. 

Fig. i. — Stehnuu. 




Double FbccUc arliculairtdc It U(«. ^: 



Plan supferleur. 
i ff \ [Courbure snivanl 'es fai 



Plan lateral. 
iCourbure suivuil Ics bords.f 



Plan iof^rieuT- 



PlG. 2. — SlXIESE cdXE. 



■0' Faut RUItiiT del. 



100 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

ce niyeau que le sternum est le plus etroit, car le corps va en s'elargissant 
par en bas. A la surface anterieure du corps d'aspect lisse, on observe les 
traces transversales de la jonction des diverses pieces osseuses qui existent 
cheE I'enfant. 

Sur les bords, on ne volt qu'6chancrures multiples. Les unes sont articu- 
laires, elles correspondent a la soudure des diverses pieces osseuses et s'ar- 
ticulent avec les cartilages costaux ; les autres, situees dans I'intervalle des 
premieres, correspondent au bord libre de I'os au niveau des espaces inter- 
costaux. 

Get OS n'est point situe verticalement, il est plac6 trds obliquement k la 
partie anterieure et sup6rieure du thorax. 

Cotes. (PI. 31.) — Au nombre de 12 de chaque c6t6, les c6tes se 
divisent en : cotes sternales, au nombre de 7, dont les cartilages aboutissent 
directement au sternum ; cotes asternales, au nombre de 5, dont les trois 
premieres ne rejoignent le sternum que par I'intermidiaire du cartilage de 
la septieme cote ; les deux dernifires cdtes, dont I'extremite anterieure est 
libre dans les chairs, ont recu le nom de cotes (lottantes. (PI. 32, fig. 1.) 

Garacteres generaux. — Ge qui domine la morphologie de Fare costal, c'est la 
fafon dont il est courbe. On lui distingue trois courbures dont deux suivant 
les faces et une suivant les bords. Des deux premieres courbures, I'une 
directe, ou courbure d'enroulement, n'est pas reguliere; vers le quart ou le 
cinquieme posterieur, la cote s'lnflechit brusquement formant un coude que 
Ton appelle I'angle dela cote; I'autre plus complexe, ditede torsion, faitsubir 
aux deux extrSmites de la c6te une torsion veritable en vertu de laquelle la face 
externe regarde en bas posterieurement, tandis qu'en avant elle regarde en 
haut, et inversement pour la face interne. Enfln la courbure suiva^it les 
bords esi tres faible, en forme d'S italique tres allongee, k concavite poste- 
rieure et k convexite anterieure ; elle ne s'observe que de la V' k la X° cote. 

L'extremite posterieure se compose de trois parties : 1" la tSte de la c6te, 
partie renflee pourvue d'une facette articulaire double; 2« le col, portion 
r6trecie, rugueuse enarriere, qui succede k la tSte; 3° une saillie osseuse 
ou tuberosite, dont la partie superieure rugueuse donne attache a des liga- 
ments et dont la partie inferieure porte une facette artieulee av'ee I'apo- 
physe transverse correspondante. 

L'extremit6 anterieure, legerement renflSe, s'articule avcc le cartilage 
costal. 



CiVCE TIlORACKItlli 




^. AnE-1e ill Btenrani, 



Cart[li^e de In (()• coti. 



Fig. i. — Pun ant^bieur. 



Fig. 2. — Plan lateral. 



11' tani H'fhrr Hrl. 



102 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Caracleres particuliers de quet'ques cutes. — La premiere c6te, large, courte, 
est courbee suivant les bords, et les faces sont presque horizontales. L'angle 
trSs saillant rcponda la tuberosile. Le col est tres fetroit, rectiligne. Facette 
unique k la tfele. 

L.a deuxifime c6te offre egalement une courbure suivant les bords, trSs 
prononcee. L'angle est mousse et situe 4 un centimetre de la tuberosite. 

Les deux dernieres cdtes n'ont qu'une facette articulaire. Sur la onzieme, 
l'angle est tres 61oiga6 de la tSte; 11 n'y a pas de tuberosity. La douzieme 
est rudimentaire. 

Du thorax en g^neraL 

La tete de la c6te s'appuie sur le disque intervertebral, auquel elle est soli- 
dement unie par un ligament, et elle s'articule avec les deux corps verte- 
braux voisins. La tubSrosite costale est, en outre, articulee avec le sommet 
de I'apophyse transverse, et de solides et multiples ligaments maintiennent 
ces diverses articulations. (PI. 33, fig. 2 et 3.) 

Dans son ensemble, le thorax a la forme d'un ovo'ide aplati, largement 
ouvert k ses deux extremites, — mais plus k son extremite inf^rieure qu'a 
son extremite superieure — et dont I'axe, dans la station debout, est 
divige obliquement en has et en avant. 

Toutes les c6tes ont une direction oblique. La derniere c6te s'approche k 
quatre ou cinq centimetres du bassin. Les quatre premieres cdtes s'eloignent 
de I'axe median; les quatre dernieres s'en rapprochent; les quatre du milieu 
se maintiennent k peu pres k egale distance; la huitieme est la plus eloigned. 

Les cotes sont separees par un espace, dit espace intercostal, occupe par de 
petits muscles qui forment parol et ferment la cavite thoracique. Les 
espaces intercostaux, vers lapartiemedianedu thorax, egale nt la largeur des 
cotes. Les inferieurs sont plus largcs, les superieurs le sont encore davan- 
tage. Le meme espace intercostal va en s'elargissant d'arriere en avant. 

Plan anUrieur. (PI. 32, fig. 1.) — Le plan anterieur nous montre les carti- 
lages costaux dont la longueur augmente de haul en has. Le premier, tres 
court, est oblique en haut, le second est horizontal, le troisieme et le qua- 
trieme sont obliques en has. Les trois suivants sont de plus en plus obli- 
ques dans la meme direction, mais lis se relevent un peu vers leur milieu, 
de telle sorte qu'ils sont coudes. Tous ces cartilages se rendent directement 
des cdtes au sternum; ils correspondent aux sept cotes sternales. 



CAGE THORACIQUE (^UITE) 




[ des c6te3. 




Ltgcunents costo-tranaverssirea 



Ligamants cervicO' 



I'^iG, 2. — Articulations oes cAtes avec la colonse vertebhale, 
Plam posterieuh. 



Ciigameats costo-vert6braiK ant^rleors ou rayonnSs. 




Ugamcuts cervioo-transversalrea snp6rleurs. 



Ligaments oerrico-tnuisveTsMres int6rle'^3. 



Fig. i. — Plan posterieur. 



Fill. 3. — Articulations des c6tes avec la colonnb vert^rale. 
Plan akteriexjr. 



fl' Paul ttiehcT -rfo/. 



104 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Les trois cartilages suivants se terminent en pointe et se superposent en 
s'inflechissant en haut, avant de se joindre au cartilage situe au-dessus. 
Enfin les deux derni^res c6tes flottantes se terminent par une mince extre- 
mite libre cartilagineuse. 

A leur articulalion, soit avec le sternum, soit avee les c6tes, ces cartilages 
ferment une legere saillie nodulaire. 

Les articulations des c6tes a\'ec les cartilages costaux decrivent, sur le 
dcvant de la poitrine, une ligne qui commence en haut, sous la tfete de la 
clavicule, et se dirige en has et en dehors. 

Plan poste'rieur. (PI. 33, fig. 1.) — Le plan posterieur nous montre la 
colonne dorsale, au centre, avec la ligne des apophyses epineuses et, sur 
le c6te, celle des apophyses trans-verses, puis, entre les deux, les gout- 
tieres vertebrales. Plus en dehors. Tangle des c6tes decrit une ligne 
oblique en has et en dehors. Tout en haut, Tangle de la premiere c6te se 
confond avec la tuherosite. Sur les cotes suivantes. Tangle s'eloigne de plus 
en plus de la tuherosite. La ligne de Tangle des cotes liinite une nouvelle 
gouttiere, gouttiere vertebro-costale. 

Ces deux gouttiSres, gouttiere vertehrale et gouttiere vertebro-costale, 
sont comblees par des muscles. 

Plan lateral. (PI. 32, fig. 2.) — Sar le plan lateral, apparait nettement Tas- 
pect ovoide du thorax. La ligne courhe posterieure correspond a Tangle 
des cotes et la ligne courhe anterieure au sternum et aux cartilages costaux 
qui continuent la direction du sternum, de telle sorte que le point du thorax 
le plus saillant, en avant, ne correspond pas 4 la pointe du sternum, mais 
bien a la saillie que ferment, en has, les cartilages costaux, saillie generale- 
ment tres distincte sur le nu et que Ton designe sous le nom de saillie 
eosto-abdominale. L'inclinaison du sternum par rapport 4 la verticale est en 
general de 20 k 21". 

Circonference superieure. — La circonference superieure est limitee par la 
premiere vertehre dorsale, la premiere c6te et le sternum. D'ordinaire 
Techancrure sternale se projette au niveau du milieu du corps de la 
deuxieme vertehre dorsale. II en resulle que la circonference superieure du 
thorax est silu6e dans un plan oblique qui regarde en haut et en avant. 

Circonference inferieure. — La circonference inf^rieure du thorax est 
limitee par la douzieme vertehre dorsale, la derniere cote et le cartilage 
costal. II offre, en avant, une vaste echancrure bordee laleralement par les 



TRONC 105 

cartilages costaux et dont le sommet correspond k I'appendice xyphoide. On 

appelle angle xyphoidien Tangle forme paries deux bords de cette echancrure. 

Dans les poitrines bleu conformes, il mesure jusqu'a 80° et mfeme 90°. U est 

plus souvent de 67° ; dans la phlisie et snr les poitrines deformees par le corset, 

il descend a 35°. 

Bassin. 

Le bassin est forme par la reunion de trois os, les deux os coxaus et le 
sacrum. 

Les deux os coxaux s'unisSent entre eux en avant, et au sacrum en 
arriere, par des articulations tres serrees qui ne permettent pour ainsi dire 
aucun mouvement. (PI. 36.) 

En avant, les deux pubis sent reunis parun 6pais disque fibreux, qui a la 
maniere des disques intervertebraux restreint beaucoup les mouvements, 
mais amorlit les chocs ; c'est la symphyse du pubis. 

En arriere, la facette auriculaire de chaque os coxal s'engi-ene avcc 
celle correspondante du sacrum. Cette articulation est, en outre, maintenue 
par de solides ligaments posterieurs qui de la tuberosite iliaque vont a la 
fosse crebriforme du sacrum. On decrit d'autres faisceaux ligamenteux qui 
vont d'un point a I'autre du bassin, tels que le ligament ilio-lombaire, et les 
ligaments sacro-sciatiques, le grand et le petit, sans grand interet pour nous. 
II n'en est pas de m6me du ligament de Poupart. Ce ligament tres long suit 
la direction du pli de I'aine dont il est la cause. II est intermediaire au 
ventre et a la cuisse. II se dirige de I'epine iliaque anterieure et supe- 
rieure a Tangle du pubis et forme comme un pont au-dessus du bord ante- 
rieur de Tos coxal. De sa face inferieure, se detache une cloison qui divise 
en deux loges Tespace qu'il intercepte. En dehors passe le psoas, en dedans 
les vaisseaux et nerfs qui du bassin se rendent a la cuisse. 

Le bassin (pi. 34) est une veritable ceinture osseuse portant la colonne 
vertebrate et supportee ellc-mfeme par les femurs. Cette ceinture est assez 
large, mais tres irreguliere. Sa surface interieure est divisee en deux par 
un etranglement circulaire, detroit superieur, partant du pubis et aboutis- 
sant & la base du sacrum. Au-dessus de Tetranglement c'est le grand bassin, 
au-dessous le petit bassin. 

Le grand bassin offre une large circonference limitSe, sur les cotes, par 
les crfites iliaques. 11 est compose des deux fosses iliaques internes s6parees 
par Texcavation du petit bassin. 



BASSIN DE L'HOMME 



Pl. 34. 



P,pisn ltiat[uc anttra-suptrleui'v, 




Fig. 1. — Pl..\k ANrfeRijion, 



Angle rcnLrant du Lord supfi 




' Coocyx dilimitant av«c I'ischiaii 
et I'arcade pubicaQe Is ditroil 
inKrieur. 



Fig 3 — Plan uteral 



D' Paul Uicher del. 



BASSIN t>E LA FEMME 



Pu 35. 




Fig. 3. — Plan latehal. 



0' Pou' Hither tel.^ 



108 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

Le petit bassin, bcaucoup plus ^troit, commence au detroit superieur et il 
flnit au detroit inferieur circonscrit par Tarcade pubienne, I'ischion, le grand 
ligament sciatique et le coccyx. II forme un veritable canal que doit par- 
coui'ir le foetus dans la parturition. 

Dans la station droite, le bassin est incline de telle sorte que le dfitroit 
superieur decrit avec I'horizontale un angle d'environ 60°. Cette inclinaison 
est en rapport etroit avec I'ensellure lombaire. 

Comme I'ensellure lombaire varie avec I'flge, puisqu'elle n'existe pas chez 
le foetus et n'apparalt que vers quatre ou cinq ans, de mSme I'inclinaison 
du bassin est nuUe dans la premiere enfance pour s'accentuer peu k peu au 
fur et a mesure que s'accomplissent les actes de la station et de la marcbe. 
Dans les diverses sortes de station et dans les differents temps de la 
marcbe, le bassin subit des inclinaisons variees. Par excmple, il est droit 
dans la station assise. L'inclinaison s'accentue dans la station a genoux, etc. 

Un des points les plus interessants de I'etude du bassin consiste dans les 
differences de conformation qu'il presents suivant le sexe, differences en 
rapport avec les fonctions speciales a la femme. Le bassin de la femme 
se distingue par I'exageration des proportions en largeur. II est plus large 
ct moins haul que celui de I'homme. (PI. 35.) 

Homme. Femme, 

Diam6tre transversal . 28 cent. 30 cent. 
Diamfetre vertical : 20 cent. 18 cent. 

Ces chifTres sont les moyennes gen6ralement admises. 

On peut observer, en outre, que I'arcade pubienne est plus ouverle dans 
le bassin de la femme, les iscbions plus distants, le sacrum et le coccyx 
moins eleves et plus aplatis, la grande echancrure sciatique plus ouverte et 
moins profonde. 

Quant aux autres caracteres, ils derivent tous d'une masse moindre et de 
I'attenuation des empreintes d'insertions musculaires ou ligamenteuses. 

SQUELETTE DU TRONC DANS SON ENSEMBLE 

Formes osseuses. (PL 37, 38, 39.) 

Cage thoracique. — La cage thoracique, tout en donnant 4 la poitrine 
sa forme generale, n'est sous-cutanee qu'au niveau du stei-num en avant (1) 
(1) Je ne parle pas du petit espace triangulaire situfi en arrl^re au niveau de 



LIGAMENTS DU BASSIN 



pl. m- 




Fifi. i. — Plan ANTfiniEUS. 



Ligament d« Bertin, lai'smi 
partis de la capsule fibreuse 
de rarliculalioQ CDia-r^niorala . 




Ligament aacro-iliaiue po9t6rieur. 
Petit ligament aaoro-sciatl^e. 



Fig. 2. — Plan posterieur. 



D' Paul Bielitr del. 



no ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

La fourchette sternale, limitee, suples c6tes, par les saillies des extremites 
internes des clavicules, correspond au bord superieur du sternum. L'angle 
sternal marque runion de la premiere piece sternale avec la seconde, et le 
creux epigastrique est situe au niveau du cartilage xyphoide. 

Sur les c6tes du sternum, les articulations chondro-sternales, chez les 
sujets maigres,se r6yelentsous la peau par des saillies auxquelles font suite 
les cartilages costaux 6galement appairents. Chez les m§mes sujets, le rebord 
des cartilages costaux qui forment l'angle xyphoidien se lisent aisSment 
sur le nu, de meme que les c6tes elles-mSmes dans toute la region sous- 
mammaire. Mais, mfime chez les sujets muscles, quelques traces de ces 
formes osseuses persistent : sur les cdtes du sternum ; au niveau de I'echan- 
crure anterieure du thorax limitee en bas par les sailties costo-abdominales 
constantes; et surtout k la region sous-mammaire, oil les saillies des carti- 
lages costaux, des articulations chondro-costales et des c6tes se melent aux 
digitations musculaires superficielles, pour donner a la region ses formes 
souvent complexes. En arriere, au niveau de la region sous-scapulaire, les 
cotes recouvertes par le grand dorsal font egalement sentir leurs modeles, 
meme chez les athletes, lors de I'elevation du bras. 

Ceiuture osseuse scapulaire. — La face superieure de la clavicule 
est presque entierement sous-cutanee et se sent facilement sous la peau. 
Mais 11 n'en est pas de meme du bord anterieur, aux deux extremites duquel 
s'attachent de fort faisceaux charnus par de courtes fibres aponevrotiques, 
ce qui en modifie considerablement le modele. Ainsi, en dedans, le faisceau 
claviculaire du grand pectoral augmente la courbe convexe de I'os, tandis 
qu'en dehors, le deltoide en efface en partie la concavite. Ce n'est que vers 
le milieu de I'os, au-dessus d'une fossetle, que le bor'd anterieur est k nu 
sous la peau. L'extremit6 externe de la clavicule fait souvent un relief sur 
I'acromion. 

La face superieure de I'acromion est seule sous-cutan6e ; tout son pour- 
tour refoit les insertions du deltoide qui en masque la saillie. 

L'omoplate est entierement enfouie au milieu des chairs, a I'exception du 
bord posterieur de I'epine, qui est sous-cutane. Ce n'est que sur les gens tres 
maigres que I'epine de l'omoplate apparait en saillie, formant comme I'arete 

i'angle inierieur de romoplate et limits par le trdpAze, le rhomboMe et le ^rand 
dorsal. A ce point correspond, sur le nu, une udpre.ssioQ visible surlout dans 
r^levation du bras. 



SQUELETTE tV TRONC 




Cage thoradqiie. 



Cfllonne lomliaire. 



tpiae iliaque Ritlcr[>-su[iineure. 



Gnnd irochanUr du l&mur. 



B' Paul Hieher del. 



Plan AMTEBIEUIt. 



H3 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

d'un toit dont un des versants est conslitue par la fosse sus-6pineuse et 
I'autre par la fosse sous-6pineuse. Chez les gens tres muscles, au contraire, la 
crgte de I'epine est transform^e en gouttiere par le relief des muscles 
voisins. 

II faut rappeler que la tfete humerale joue aussi un r61e dans les formes 
du nu. G'est elle qui soutient le muscle deltoide et donne a I'epaule une 
saillie qui dfeborde en dehors I'acromion et qui est surtout accentuee en 
avant. 

La distance qui separe le point le plus estrfime de I'acromion du mSme 
point du c6t6 oppos6 porte le nom de diametre bi-acromial. 

La distance qui separe, sur le vivant, les points les plus saillants de I'epaule, 
en dehors, au niveau de la tSte de I'humerus, s'appelle diametre bi-humeral. 

Colonne vertebrale. — La colonne vertebrale, presque entierement 
entouree par les masses musculaires de la partie post6rieure du torse, n'est 
sous-cutanee que dans une touts petite portion de sa surface qui repond h la 
crfite posterieure formee par la succession des somm.ets des apophyses 6pi« 
neuses. Mais les modeles qu'elle revele a I'exterieur n'en sont pas moins 
intefessants. Au cou, la colonne cervicale, completement noyee au centre des 
parties molles de la region, n'emerge h la surface que tout en has au voisi- 
nage de la region dorsale, mais elle s'y revele d'une faf on remarquable dans 
la forte saillie que fait, k ce niveau, le sommet de I'apophyse epineuse de la 
7* vertebre du cou que, pour cette raison, on a denommee proeminente. Au- 
dessus de cette saillie, la colonne cervicale n'est pas accessible au palper, 
tandis qu'au-dessous, la crete epiniere se sent facilement jusqu'au niveau 
du sacrum, bien que son aspect diftere beaucoup suivant les regions 

A la region du dos, on observe, S. la suite de la proeminente du cou, les 
saillies des apophyses epineuses de la 4'" et de la 2° dorsale. Mais au-dessous, 
les reliefs puissants des muscles voisins transforment, en un sillon plus ou 
moins profond, la crete epiniere dorsale. Le fond de ce sillon, que Ton 
appelle aussi la raie du dos, est uni et il ne laisse paraitre les apophyses 
epineuses dorsales que chez les gens trfis maigres ou dans les mouvements 
de flexion du tronc. 

On voit cependant, chez quelques sujets, deux ou trois apophyses Epi- 
neuses reapparaitre tout k la partie inferieure du dos. Mais c'est Ik une 
exception qui tient a une conformation particuliere — toute normale 
qu'elle soit — de la colonne dorsale. 



Colonne cerviOEde. 



Coloime dOTBale. 



Cage thoraolquft 




Colonne lombalre. 



Plam POST^RIEUn. 



Hi ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Aux reins, le sillon median, quelque volumineux que spient les muscles 
qui le bordent de chaque c6te, laisse presque loujours Toi/i" une s^riedetrois 
a quatre saillies nodulaires, dues au puissant relief des a.pophyses ^pineuses 
de la region. Dans la station droite, ces saillies n'en ^ont pas moins fort 
discretes, mais il n'en est pas de mfeme dans la flexiori du torse en avant. 
Le sillon lombaire se trouve alors remplac6 par une longue saillie bossuee. 
Bassin. — Entour6 presque de tous c6t6s par des muscles puissants, le 
squelette du bassin et de la hanche ne se r6vele, & I'lexterieur, que par des 
points tr^s limitfis de sa surface, par ses contours superieurs, et quelques- 
uns de ses reliefs les plus saillants sont d'ordinaire; transform6s en depres- 
sions par le volume des muscles voisins. Mais ces( formes osseuses consti- 
tuent de par leur fixity des points de repfire excellents et qu'il imports dc 
bien connaltre. 

Sur les c6tes, la crfete iliaque ne suit pas exactement la direction du pli 
du flanc. Ce dernier est situe plus bas que le sommet de la crete osseuse, 
qui s'SlSve dans la region mfeme du flanc. 

La discordance entre la forme osseuse profonc^e (crSte iliaque) et la forme 
cutanee superflcielle (pii inferieur du flanc ou nllon iliaque) s'explique par 

des^ raisons anatomiques expo- 
s6e/s ailleurs tout au long (1). 

La distance qui separe le point 
le plus saillant en dehors d'une 
Crete iliaque, du meme point dc 
la Crete iliaque du c6te oppose, a 
pris le nom de diametre bi-iliaque 
externe ou moyen. 

A I'extremitfi anterieure du 
sillon du flanc et un peu au-des- 
sous du relief musculaire du 
grand oblique, apparalt nette- 
ment, sur le nu, I'epine iliaque 
anterieure et supSrieure. La dis- 
tance qui separe I'epine iliaque 
droite de I'dpine iliaque gauche est le diametre biriliaque anterieur. 




Fio. 18.— Fossettes latdrales lombaires chezrhomme(A) 
et chei la temme (B). — Le pointilM reproduit le 
squelette de la region pour meltre en lumi^r© lacon- 
cordaace de ces fossettes avec certains pnints osseux : 
angle rentrant de la crfite iliaque et fossctte latfirale 
sup^rieure chez rhomme seulement; tubt^rosit^ 
iliaque et fossette laterale inf<5rieure chez Thomme 
et chez la femme. Les traits discoatinus indiquent 
('angle sacr^. 



(1) Anaiotnie artistique, p. iSS. 



SQCELETTE DU TRONC (SUITE) 



Pl. 39. 





Ctolonne cervloale. 



Angle au otemum. 



■ Coloane lombalre. 



-iiA . . .^ .„»." ./-. Oa ooxaL 



0' /-ok; Rkhev del. 



116 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

En arricre, Tangle rentrant de la cr^te iliaque se traduit, sur le nu, psr 
une depression tres nette chez I'homme, mais qui n'existe pas chcz la femmc. 
G'est la fossette lombaire laUrale et superieure qa'une accumulation de gvaisse, 
i la partie posterieure du flanc (bourrelet graisseux du flane), tend k mas- 
quer. (PI. 45.) 

Au-dessous de cette fossette, on en Toit une seconde; c'est la foaseUe 
lombaire laterale et inferieure, qui existe chez la femme aussi bien que 
chez I'homme. Mais son isolement et son accentuation chez cette derniere 
lui donnent une importance toute particulifere. Elle repond exactement a la 
partie la plus saillante de la tuberosite iliaque. La distance qui separe la 
fossette droite de la fossette gauche constitue le diametre bi-iliaqii£ posterieur 
(Fig. 18.) 

En arriere et sur la ligne mediane, le plan forme par la face posterieure 
du sacrum, est parcouru, en son milieu, par une gouttiere peu profonde qui 
fait suite au sillon median des reins et correspond b. la crete sacree. Elle se 
termine avant d'atteindre les limites inferieures de la region, ou commence 
la rainure interfessiere. 

L'ischion, profondement enfoui sous les parties molles de la fesse, n'est acces- 
sible qu'au toucher, un peu au-dessus du sillon qui borde la fesse par en bas. 

En avant, I'os du pubis soutient la peau de la region couverte de polls et 
doublee d'une masse graisseuse surtout considerable chez la femme, oii elle 
forme le mont de Venus. 

Sur les cotes, Tarticulation de la hanche profond6ment cachee ne laisse 
apparaitre, au dehors, aucun detail de sa conformation. Elle correspond au 
pli de I'aine dont le milieu est situe juste au niveau du centre articulaire. 
Mais, en dehors, le grand trochanter, dont la face externe est sous-cutanee, 
se sent facilement au toucher. Son relief est tr6s attenue par les muscles 
fessiers. La distance qui separe les parties les plus saillantes des deux tro- 
chanters en dehors s'appelle le diametre bi-trochanterien. Le diametre bi- 
trochanterien est toujours plus grand que le diametre bi-iliaque, aussi bien 
chez I'homme que chez la femme. 

Dans la station droite symetrique, la situation normale du bassin peut 
Itre determinee par les relations suivantes : 

L'epine iliaque anlerieure et le pubis sont situes dans le meme plan vertical . 

Les deux epines iliaques superieures, I'anterieure et la posterieure, sont 
situees dans le meme plan horizontal. 



TRONG 



117 



Un plan horizontal qui passerait un peu au-dessus des grands trochanters 
couperait, en ayant, les plis des aines "en leur milieu et toucherait, en arriere, 
le sommet du sacrum, au-dessus de la rainure interfessiere. 



DlAMETBES TRANSVERSES DU TRONC CHEZ L HOMME 
BT CHEZ LA FEMME. (Fig. 19.) 

Aux Spaulcs comme aux hanches, on distingue deux diametres trans- 
verses : I'un porte sur le sqiieleLte du tronc lui-mcme; c'est, pour lea 
^paules, le diametre bi- 
acromial, et, pour les 
hanches, le diametre bi- 
iliaque externe; I'autre 
porte sur la racine des 
mombres, c'est le dia- 
metre bi-humeral et le 
diametre bi-trochante- 
ricn. 

Si Ton compare entre 
eux, dans les deux sexes, 
les diametres des ra- 
cines des membres, dia- 
metre bi-humeral et dia- 
metre bi-trochanterien, 
on constate que les rap- 
ports soBt dans le meme 
sens, chez I'homme et 
chez la femme, mais k 
un degre different. Dans les deux cas, le diametre des ^paules Femporte 
sur celui des hanches, mais, chez la femme, la difference est minime. 

Voici les chiffres moyens : 

Homms. Femme. 

Diamfetre bi-humfiral 39 cent. 3S cent. 

— bi-trocliant6rien 31 — 32 — 

Difference entre les deux diamfetres 8 — 3 — 




Fig. 19. — Diametre transverse du tronc chez I'homme (A) et 
chez la femme (B). — Les traits disconlinus indiquent les dia- 
m^lres des racines des membres, dia. bi-hum6ral et dia. bi-tro- 
chanterien. Les traits enpointilles indiquent les diamfelres pria 
sur le squelette du tronc iui-meme, dia. bi-acromial et dia, bi- 
iliaque externe. 



On remarque que chez la femme, malgre une taille plus petite, le diametre 



us ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

bi-trochantei'ien I'emporte en mesures absolues sur celui de rhomme 
Si I'on considere, an contraire, les diametres transverses du tronc, abstrac- 
tion faite des membres, diametres bi-acromiaux et diametres bi-iliaques 
externes, leurs rapports sont en sens inverse chez I'homme et chez la 
femme. 

Chez I'homme, le diametre bi-acromial I'emporte toujours surle diamStre 
bi-iliaque. Chez la femme, au contraire, le diametre bi-iliaque I'emporte sur 
Ic diametre bi-aeromial, metis la difference est moindre. 
Voici des chiifres . 

Homme. Femme. 

Diametre bi-acromiul 32 cent, 29 cent. 

— b)-iUaque . . . 28 — 30 — 

Difference autre les deux diametres 4 — 1 — 

Le diametre bi-iliaque antSrieur est toujours, dans Fun comme dans I'autre 
sexe, inferieur au diametre bi-iliaque externe. Chez la femme, la difference 
est de trois centimetres. Elle est moindre chez Fbomme. 

Le diameti-e bi-iliaque posterieur, chez I'homme, est en moyenne de 7 centi- 
metres, et les lignes qui joignent les fossettes cutanees qui marquent ses 
extremites a la rainure interfessiere forment toujours un angle aigu plus ou 
moins ouvert, jamais un angle droit. Chez la femme, le meme diametre 
mesure 10 &. 12 centimetres et les lignes qui joignent les fossettes a la rai- 
nure interfessiere est toujours un angle droit. (Fig. 18.) 

En resume, le bassin de I'homme se distinguera par son etroitesse relati- 
vement k celui de la femme. Mais son etroitesse par rapport au diametre des 
epaules ne devra pas depasser certaines limites, sous peine de se rapprocher 
de celui des animaux ou des races inferieures. 

Quant au bassin de la femme, le D' Stratz (1) donne comme indice de 
bonne conformation les proportions minima suivantes : 

Diametre des crfites illaques 28 cent. 

— des Opines iliaques antfSrieures 26 — 

— des hanches (bi-trochanterien) 31 — 

— des fossettes lombaires 10 — 

(i) La Bemite de la Femme. Gaultier, Magnler et G", edit. Paris, 1902. 



TRONG H9 

MUSCLES DU TRONC 

Nous reunirons d'abord en une mSme description les muscles de la partie 
posterieure du torse. Puis nous repartirons les autres muscles en cinq 
regions naturelles : les muscles du cou, de la poitrine, de I'epaule, de I'ab- 
domen et du bassin. 

Muscles de la region postbrieuhe du torsk. (PI. 40.) 

Ges muscles se divisent en trois couches : une couche profonde, une 
couche mojenne et une coucbe superflcielle. 

a) Couche 'profonde. 

La couche profonde est composee de tout petits muscles obliques, cou- 
ches dans la gouttiere vertebrale et sans action sur la forme exterieure (1) . 

h) Couche moyenne. 

Lacouche moyenne est formee d'une longue etpuissante bandemuseulaire 
qui, etendue le long de la ligne mediane, de I'occipital au sacrum, se sub- 
divise en uncertain nombre de muscles dont Taction, considerable sur les 
formes exterieures, I'emporte certainement sur celle des muscles superfieiels 
qui sont des muscles plats se moulant pour ainsi dire sur les reliefs des 
parties sous-jacentes. Je distinguerai : !• les muscles de la nuque; 2° les spi- 
naiue qui occupent le dos et les lorn'oes; 3° aux limites du tronc et du cou, 
le rhomboide et Vangulaire de I'omoplate. 

Muscles de la nucjue. (PI. 40, fig. i.) — Au nombre de quatre (2), 
nous les confondons tous dans une meme description. lis s'etendent de la 
ligne courbe superieure de I'occipital et de la partie osseuse sous-jacente 
au ligament cervical (deux tiers inferieurs), aux apophyses 6pineuses des 
six premieres vertebres dorsales et aux apophyses transverses de toutes les 
Tertebres cervicales et des six premieres dorsales. 

(1) Muscles tran^versaires ipineux a,axq\ie\s onpeut joiudre: aucou, Vinterepineux 
et les muscles qui font mouvoir la tete sur la colonne, le petil et le grand droit 
posUrieur de \a. t&le, le petit el le grand oblique; au thorax, les surcostaux et les 
intercostaux; aux lombes, le earre lombaire et Vintertranscersaire des lam es (Anal, 
art., pi. 38.) 

(2) C'est, en commenfant par les plus profoads, le grand et le petit eomplexus , 
ie spleniusde la tete et le splenius ditoou. {Anat. art., pi. 39;) 



130 



ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 



Us sont la cause desdeux reliefs longitvdinaux que Von observe, a la nuque, de 
chaque cote de la ligne mediane. Chez lesgensmaigres, ces reliefs sent eomme deux 
cordes tendues separees par une veritable vallSe plus creiise pres de I'occipital 
qu'en bas, oil elle s'efface en se rapprochant de la limite 
inferieure du con. Chez les athletes a cou de taureau, 
ces reliefs se confondent en un meplat sur la ligne me- 
diane. Mais il n'en persiste pas mains a leur partie 
superieure, tout contre I'occipital, une depression qui 
porte le nam de fossette occipitale. 

Ces muscles sont extenseurs et rotatcurs de la tete 
suivant qu'ils agissent simultanement, ou isole- 
ment (1). 

Muscles spinaux. (PI. 40, fig. 3.) — Lcs muscles 
spinaux sont la continuation au torse des muscles de 
la nuque. lis comblent la large goutti6re limit^e, en 
dedans, par la crete epiniere et, en dehors, par la 
ligne des cotes et la tuberosite iliaque, reliant ainsi 
la cage thoracique au bassin. 

Suivant la region qu'ils occupent, on peut les divi- 
ser en muscles spinaux lombaires et en muscles spi- 
naux dorsaux (2). 

Lcs spinaux lombaires sont de beaucoup les plus 
epais. lis comblent tout I'espace vide enire le thorax 
et le bassin. Leur section est ovoide (Fig. 20.) En bas 
et en dedans, ks fibres charnues soni tachees par 
une large et solide aponevrose qui s'attache de 
chaque e6te aux limites osseuses de la gouttiere qu'elles remplissent (3). En 
haul et en dehors, celte aponevrose donne naissance k un corps charnu puis- 

(1) Le comploxus 6tcnd la tSte et tourne la face du cbtS oppos6. 

Le spl^nius etend la t6te, I'incline de son cot6 et tourne la face du m6me cflt6. 

(2) Cette division purement topographique ne correspond pas aux subdivisions 
de I'anatomie descriptive qui reconnait, dans cette longue masse charnue, un grand 
nombre de faisccaux qu'elle decrit comme des muscles distincts sous le nom de 
transversaire du cuu, cerviial descendant, inter^pineux, long dorsal, sacro-lombaire, 
masse commune. (Anaiomie artistique, pi. 40.) 

v'3) C'est, en dedans, la crfite epiniftre lombaire, la crfite sacrfie, le sommet du 
sacrum; puis, en n-moWttnt en deiiors, la grosse tuberosity iliaque et la partie ia 
plus posterieufB de la creie iliaque, jusqu'i Tangle renlrant. 




Fig. 20. — Muscles spinaux 
detaches du cadavre et, sur 
le coU, tpois plans de sec- 
tion indiquant Tepaisseur 
du corps charnu i la partie 
superieure du dos (A), a la 
partie iuferieure du dos(R) 
et au milieu des reins (G). 



lUSCLES DU TRONC ET DU COU (REGION POSTERIEURE) Pl. 40. 



Grand complexus. . 
Spianlua du CDu... 



Grand oomplesus. 
Spl6iiluB de la t6tQ.* 



SpUnlus de la lite 

Transversalre dvt cou — 

Cervical desdendajQt 

Angulalre ds I'omoplate. 



fUiombolde.. 



Sacro-lombalre . 
Inter^plneus. ■ .. 



12" verlibi'e doisale. 



• verlebre lombnirc. 




Fig. 3. — Muscles spi:saux- 



Fig. 2. — RhouboVde et Angxilajee 



DE L OHO PLATE 



ly faut Bicker del 



I3S ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HOMAIN 

sant, d'aspect ovoide, en bas, oi il descend k peu de distance do Tangle ren- 
trant de la crete iliaque et se prolongeant, en haut, jusque dans la region du 
dos, oil, beaucoup moins 6pais, 11 s'applique i la face posterieure dcs cdtes. 

Le bord interne de ce corps cbamu decrit sur Tapoa^vrose une ligne 
courbe oblique k convexity interne, apparaissant en saillie sur le nu, et sou- 
vent distintcte d'une saillie analogue situfie d'ordinaire plus haut et formee 
par rinsertion des fibres charnues du grand dorsal sur leur apon6vrosc. 

Sur le nVi, les ipinaux lombaires se traduisent de differentes facons suivant que 
le torse est droit ou qu'il se flechit Ugerement en avant. Djus la flexion Ugere, 
ces muscles se eontractent pour faire echec d la pesanteur qui entraine le haut du 
corps en avant, et Von distingue alors, a la region des reins, deux reliefs de 
forme tres dijferente et en rapport aveo la description anatomique qui precede. 
C'est d'abord, dans la partie qui correspond a Vaponevrose superficielle interne, un 
long relief longitudinal bordant le sillon median des reins. Puis, en dehors, une 
taillie ovoide due aw corps charnu externe. Dans la rectitude du torse qui se 
produit lors de la station droite sans effort, les muscles spinaux lombaires sont 
relfches (1). Et les reliefs distinets de tout a I'heure se fondent presque en une 
meme masse molle, plus grosse en dehors qu'en dedans et marquee de plusieurs plis 
obliques qui sont I'indice du compM relachement des muscles. (PI. 43.) (2). 

Les spinaux dorsaux, masques en haut par le rhomboide et I'omoplate, n'inte- 
ressent la forme que dans la partie inferieure du dos. Appliques sur la cage 
thoracique, ils constituent, en eet endroit, un relief arrondi et surbaisse, visible 
sur le nu, en dehors de I'extremite inferieure du trapeze. 

Les muscles spinaux ont une action d'extension directe sur le tronc lors- 
qu'ils se eontractent des deux cdtes a la fois. lis ont une action d'inflexion 
\aterale sur la colonne vertebrale lorsqu'ils se eontractent d'un seul c6te. 

Rhomboide. (PI. 40, fig. 2.) — Muscle aplati, de forme losangique, plus 
epais en bas qu'en haut, obliquement etendu — sur les limites du cou et du 
dos — du bord interne de I'omoplate, a la ligne mediane, au niveau des 
apophyses epineuses des 4 premieres vertebres dorsales et de la partie 
inferieure du ligament cervical. 

Stw le nu, le rhomboide forme avec le trapeze un relief allonge plus saillant en 
bas qu'en haut et situe en dedans du bord interne de I'omoplate. (PI. 43). 

Angulalre de I'omoplate. (PI. 40, fig. 2.) —Muscle long et aplati qui, 

(1) Physiologie artistique, p. 116. 

(2) Idem, p. 74. 



TRONG 123 

de Tangle superieuc de I'oinoplate, s'eleve en s'enroulant sur la partie 
externe des muscles isous-jaeents, pour atteindi-e, par quatre digitations, les 
sommets des apophyses transverses des 4 premieres vertebres cervicales. 
II contribue a I'elargissement du cou en bas et en arriire, et il apparait, sur 
I'eeorehe, aux cdtes du eou, traversant obligmment le triangle forme par le Lord 
■posterieur du sterno-mastoidien et le bord anterieur du trapeze. 

c) Couche swperficielle. 

La couche superflcielle ne compi'end que deux muscles, le grand dorsal et 
le trapeze, mais ces deux muscles recouvrent k eux seuls toute la face pos- 
terieure du tronc, depuis I'occiput jusqu'au coccyx et d'une epaule 4 1'autre. 

Grand dorsal. (PI. 45 et 46.) — Grand muscle plat qui reeouvre 
toute la moitie inferieure du ti'onc en arriere. Aponevrotique en bas et en 
dedans, 11 est charnu en haut et en dehors et remonte jusqu'S. la partie 
superieure de I'humerus. 

La partie aponevrotique reeouvre les spinaux lombaires et confond, .'i 
leur niveau, ses insertions au squelette du torse avec les leurs. Elle les 
depasse toutefois du c6te de la crfite iliaque (1). 

De plus, la face externe des trois dernieres cdtes donne insertion k trois 
digitations distinctes qui forment la partie la plus anterieure du muscle. 

De cette longue insertion inferieure, qui s'6tenddu milieu dudos 4 la face 
externe des dernieres cdtes, les fibres charnues se dirigent en convergeant 
vers I'insertion humerale, qui se fait par un large tendon au fond de la cou- 
lisse bicipitale. Les fibres charnues les plus elevees ont une direction presque 
horizontale, forment le bord superieur du muscle et se rendent k la partie 
inferieure du tendon humeral. Les fibres charnues les plus antfirieures ont 
une direction presque verticale, forment le bord anterieur du muscle et se 
rendent k la partie superieure du meme tendon. Les fibres interme- 
diaires s'6tendent en eventail entre ces deux limites extremes, et leur implan- 
tation sur I'aponfevrose se fait suivant une ligne courbe k convexite tournee 
en bas et en dedans. 



(1) Cette large aponJvrose d'insertion s'altaohe, sur la ligne mSdiane du tronc, 
aux apophyses 6pineuses des six dernieres vertebras dorsales et de toutes les ver- 
tfebres lombaires, a la crfite sacree; puis, en remontant en dehors, k la tuberosity 
iliaque et k la crfite iliaque (tiers interne) dans une 6tendueplus considerable que 
les muscles spinaux qui s'arriteat a Tangle rentraut. 



124 



ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 




Le coi'ps eharnu est d'epaisseur incgale. Mince danstoute lapartie poste- 
rieure du tronc, il s'epaissit seulemont en dehors et acquiert son maximun; 
d'epaisseur pres de I'insertion humerale. (Fig. 21.) 

En raison de cette conformation aplatie, le grand dorsal %'a sur les formes 
extirieures qu'une aclion limitee. Dans la plus grandepartie de son etendue, Use 
borne a se modeler sur les parties qu'il recouvre et, au travers de lui, le nu 
traduit le modsle des muscles spinaux, de la partie inferieure de la cage thora- 
cique et du grand dentele. 

II est cependant des formes qui lui appartiennent en propre et ee sont les sui- 
vantes. Le bord superieur horizontal reconvert, en 
dedans, par lapointe du trapeze, recouvre a son tour 
I'angle inferieur de I'omoplate et une petite portion 
du grand rond. Malgre son peu d'epaisseur, il se 
traduit souvent, au dehors, par Mil mince relief, 
vidble surtout dans I'elevation du bras. Le bord 
anterieur, plus epais, se dessine en saillie sur les 
' cotes du tronc, ow ses insertions costales foment, 
chez les sujets tres muscles, des digitations qui conti- 
nuent celles du muscle grand dentele. 

La ligne courbe d' implantation des fibres char- 
nues sur I'a.ponevrose inferieure est marquee, sur le 
nu , par un leger relief souligne d'unsillon generale- 
ment sitae en haul et en debars du sillon analogue 
du aux fibres charnues des spinaux lombaires. Mais 
cette disposition n'a rien de fixe, puisqu'elle depend 

Fie. 21. — Grand dorsal delacbe , , , j /rj l j i i 

du cadavre et, sur le c6te, deux de la l-ongueur des fibres charnues des deux muscles, 
plans de section indiquant ses dii- gpi^al et grand dwsal. Variable avec les individus. 

t^rences d'epaisseur pres de I'in- 
sertion hum(5raie (A) et vers le H peut amver que les deux sillons se superposenl. 
milieu du corps ciiarnu (B). jj^^^ I'attitude du modcle, le corps eharnu du 

C, insertions coslales. 

D. inseriious a Tangle renirant de grand dovsal est cowpe par un large sillon dirige de 

E,' bset^on aTa'iuMrosiic iiiaque. «« ?""»'« '^^ I'omoplate en bas et en dehors, perpen- 

diculairement a la direction de ses fibres. Ce sillon 
est occasionne par le puissant relief du grand dentele qui souleve toute la partie 
externe du muscle. (Pi. 45.) 

Le grand dorsal est abaisseur du bras, et cette action acquiert toute sa 
puissance lorsqtie le bras est leve. Lorsque les deux muscles agissent simul- 



f 



■.•;..> G 



, D 



TEONC 125 

tanemcnt dans leur tiers superieur, ils rapprochent les omoplates en rame- 
nantles epaules en arriere et produisent secondairementl'extension du tronc. 

La morphohgie du, grand dorsal varie done avee la position de I'omoplate et du 
bras. (Voy. Anatomie artistique, pi. 89, 90, 91, 92 et 93.) 

Si i'epaule est port6e en avant, le grand dorsal inactif laisse siirtout paraitre 
les formes des parties profondes qu'il recouvre, spinaux lombaires, ovoide thora- 
cique inferieur, faisceau radii du grand dentele. 

Si Tepaule est ramenee avec force en arriere, le tiers superieur du grand 
dm'sal contracts s'uniformise, des sillons paralleles aux fibres charnues appa- 
raissent a sa surface, et la ligne d' implantation des fibres charnues sur I'apo- 
nevrose s'aecentue. 

Lorsque le bras est leve Terticalement, le grand dorsal est distendu a cause 
de I'eloignement de ses insertions humerales, et il se modele sur les formes pro- 
fondes dejd decriles. Mais ce qui apparait Men dans cette attitude, c'est le gros 
relief de sa partie superieure qui est la portion la plus epaisse de tout le corps 
charnu et qui limite ici, en arriere, le ereux de I'aisselle. 

Si, dans cette position, le grand dorsal se contracte awe force pour abaisser le 
bras, on voit le modele de sa surface se modifier sensiblement ; elle tend a se 
deprimer, a faire disparaitre les formes profondes, ds'unifier pour ainsi dire. 

Trapeze. (PI. 45 et 46.) — Les deux trapezes reunis couvrent toute la 
moitie superieure du tronc, en arrierej dela nuque au milieu du dos etd'une 
epaule a I'autre. 

Ses insertions se font k la ligne mediane du corps et au squelette de 
I'epaule. Sur la ligne mediane ce muscle s'insere : en haut, k I'occipital (1), 
puis au ligament cervical, ft la ligne des apophyses epineuses jusqu'a la 
X° vertebre dorsale. En dehors, il s'attache au tiers externe de la clavicule, 
au pourtour de Tacromion et b. toute I'epine de Tomoplate. 

Les fibres charnues nfies de la longue insertion mediane convergent 
toutes vers I'epaule, de sorte que les superieures sont obliques et descen- 
dantes, les moyennes sont horizontales et les inferieures sont obliques et 
ascendantes. 

La plupart de ces insertions se font par des fibres aponevroliques asscz 
courtes. Mais, en trois endroits, ces fibres plus longues constituent de petiics 
aponevroses qui m.lritent d'etre signalees en raison de leur action sur les 

(1) Tiers interne de la ligne combe superieuro. 



126 



ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 



a 



V 



/ I 



\ 



J 



y 



/ 



formes ext^rieurea; c'est d'abord une aponevrose ovalaire au pourtour de la 

proeminenle du cou, formee par la reunion des deux muscles de chaque 

c6te de la ligne mcdiane. Puis deux aponevroses triangulaires, I'une i la 

pointe inffirieure du trapeze, I'autre au niveau de la naissance de I'epine de 

I'omoplate pres du bord spinal. 

Le corps charnu du trapeze est d'epaisseur fort differente suiyant les 

regions. En haut il est mince, au milieu il est fort 

6pais, en bas ilredevient mince. (Fig. 22.) 

II en resulte qu'en haut, le trapeze ne fait que repro- 

duire les formes des muscles de la nuque avec lesquels ■ 

il se oonfond. Tout au plus le bord anterieur, qui va 

de I'oecipital d la clavicule, se dessine-t-il sous la 

peau dans certains mouvements violents. Par contre, 

le tiers moyen du muscle, qui s'attache en dehors au 

pourtour de la clavicule et de I'acromion, forme un 

relief puissant qui lui appartient en propre, bien que 

ce relief puisse encore Ure augmente par le volume 

du sus-epineux qu'il recouvre. 

Le tiers inferieur ne se revelepoint, sur le nu, avee 

I' aspect triangulaire qu'il a sur I'ecorche. II est sou- 

leve par le rhomboide qu'il recouvre et qui est la cause 

premiere, bien que profonde, de cette saillie oblongue 

qui se voit, sur le modele, entre le bord spinal de 

I'omoplate et I'epine dorsale. (PI. 45.) 

Fig. 22. — TrapSze d^tachd du j^gg ffoig netites aponevroses siqnaUes plus haut 
cadavre et, sur le cot6, trois , . 

plans de section destines 4 mon- sont aussi la cause de formes speciales et eonstantes. 
trer I'epaisseur variable des A I' aponcvrose ovalaire, correspond lemeplatde mSme 

fibres cnarnues de la partie cer- ^ ' r r 

vicaIe(A),de la parlie moyenne forme situe d la limite du COU et du dos, et au milieu 
au-dessus de I'Spaule IB) et de j i i -^ il •?! • tj 7 ' • j 7 

la partie inKrieure (C duquel SB detache en saillie lapophyse epmeuse de la 

proeminente. Le long du bord spinal de I'omoplate, au 
point oil, nait I'epine du mime os, on observe une depression qui est sous la 
dependance de I'aponevrose triangulaire qui existe en ce point. Enfin I'aponevrose 
triangulaire qui termine le trapeze par en bas n'occasionne ni saillie ni depres- 
sion ; elle est la cause que les fibres eharnues seules visibles sur le nu donnent 
au sommet inferieur du trapeze une apparence tronauee ow bien, d'autres fois, 
celle d'une double pointe 



y 



TRONC 127 

Le faisceau occipital du trapfeze confond son action avec celle des mus- 
cles de la nuque; la partie moyenne eleve le moignon de I'epaule; la partie 
inferieure rapproche las omoplates en les attirant en bas. 

Dans le rapprochement direct des deux epaules en arriere, Taction de 
deux muscles devient necessaire ; c'est d'abord celle du rhomboide qui pro- 
duit en meme temps I'el^vation de I'epaule, puis celle de la pointe infe- 
rieure du trapeze qui, par une tendance opposee, neutralise cette Elevation. 

Aussi voyons-nous, dans ce mouvement, I'espace compris entre le bord spinal de 
I'omoplate et I'epine dorsale comble par un relief qui participe d lafoisde la forme 
de contraction des deux muscles, par son maximum situe, en haut, au niveau du 
rhomboide et par sa forme en pointe inferieurement, qui dessine trk exactement 
les contours du trapeze. (Anatomie artistique, pi. 89, fig. 2.) 

Dans Velevation du bras, les modifications de forme du trapeze sont la 
consequence du mouvement de rotation de I'omoplate sur elle-m§me. Dans 
ce deplacement, I'epine qui devient presque verticale tire en dehors toute la 
partie du trapeze qui s'y rattache. II en resulte, pour cette partie du muscle, une 
augmentation en hauteur et une conformation speciale due a la distension de la 
moitie inferieure de ses fibres. La depression scapulaire descend en bas et en 
dehors. Le rhomboide, distendu et aplati, ne se laisse plus guere voir, et la pointe 
inferieure du trapeze elargie se dessine assez nettement sous la peau. (Anatomie 
artistique, pi. 92.) 

Muscles du cou. 

Aux muscles de la nuque — auxquels il convient de joindre la partie 
superieure du trapeze — situes en arriere et sur les c6tes de la colonne ver- 
tebrate et qui viennent d'etre decrits, il faut ajouter, pour completer la myo- 
logie du cou, quelques muscles profonds, d'autres de couche moyenne 
groupes autour du larynx et un muscle superficiel tres important, le sterno- 
masto'idien. 

Muscles profonds. — Sur le c6te du cou, deux muscles accoles 
relient les premieres cotes a la colonne vertebrale (1). lis contribuent 
a I'elargissement lateral et inferieur du cou et prolongent, par en bas 

(1) SeaUne anterienr et scalene postdrieur (Anat. art., pi. 4b). Inutile de rap- 
peler ici les petits muscles couches k la partie auterieure de la colonne cervicale: 
petit droit anUrieur, grand droit anterieur, long du cou (Anat. art., mfime 
planche). 



ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 



et sur le cote, les muscles de la nuque, avec lesquels ils forment une 
masse charnue sur laquelle s'em-oulent le bord anterieur du trapeze, ea 
aniere, etlebordposterieur du sterno-masto'idien, en avant. Entreces deux 
muscles superficiels, cette masse profonde apparail dans un espace de forme 
triangulaire qui porte le nom de triangle sus-claviculaire, parce qu'il est 
limite inferieurement par la clavicule. (PI. 44 et 48.) 

Muscles Hioyens. — Au centre du vaste espace vide compris, k la 
partie anterieure du cou, entre le maxillaire inferieur et le sommet de la 

cage thoracique, se Yoientles pieces 
superieures du grand appareil de 
la lespiration. (Fig. 23.) G'est d'a- 
bord I'os hydide situ6 au fond du 
sillon qui separe la partie ante- 
rieure du cou du dessous du men- 
ton. L'os hyo'ide a la forme" d'un 
fcr a cheval dispose horizontale- 
ment, la convexite tournee en 
avant. La partie mediane la plus 
large forme le corps et donne 
attache aux muscles du cou. Deux prolongements plus minces, les grandes 
et les petites comes, constituent les parlies lalerales de l'os. 

II est rattache au squelette de la t^te par de petils muscles (1) auxquels 
il est comme suspendu. Et inferieurement, il est relie par une membrane 
au larynx qui surmonte la trachee-artere. 

La forme generale du larynx est celle d'une pyramids triangulaire a 
sommet tronque tourne en bas et s'abouchant avec la trachee. Cette pyra- 
mide, presque entiferement enfouie au milieu des parties molles du cou, est 
disposee de fajon qu'une de see aretes se presente en avant. Cette arete, 
pr4s de la base, est la partie la plus saillante du larynx, elle est fortement 
emoussee, et c'est son relief qui a regu le nom de pomme d'Adam. 

Au-dessous du larynx, la trach6e est recouverte par une glande, le 
corps thyrdide, conslitue par une partie mediane plus ou moins volumi- 
neuse et deux lobes lateraux qui remontent quelquefois assez haut sur les. 
c6tes. 




Fig. 23. — Os hyo'ide, laryn.x et corps thyroide. 



(!) Les muscles stylo-hyoldiens et les digastriques. (Anal, art., pi. 46.) 



MUSCLES DU COU (SUITE) 



PL, Ul. 




Stcmo -clfeldo-masto Idlen , 



Sterao-liyaldlen 

Trapize. 

Scalane post^rleiir 

Oroo-byolfilicn 



F[G. 1, — Plan anterieur. 




Dlgastrlque 
Stylo hyoidlen 
Mylo hyoldlen 
Digastrlquo 
Thyro byoidlea 
Omo hyoldlen 
St«riio byoidlen. 



Fig. 2. — Plan LATERAL. 



D- Faui Richer del. 



130 ANATOMIE AUTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Le corps thyroide elargit, par en bas, la moitie anterieure da cou. Ue 
saillie presque nulle chez Vhomme, il est toujours assez yolumineux chez li 
femme, et le role qu'il prend dans le modele du cou est important. Par 
centre, la saillie du larynx qui forme la pomme d'Adam est nulla chez la 
femme, tandis qu 'elle est constante chez I'homme. 

Les muscles de la region anterieure du cou ont et6 reunis en deux 
groupes, suivant leur situation par rapport k I'os hyoide. 

Les muscles sus-hyoidiens forment le plancher de la houche et le dessous 
de la machoire inferieure (1). lis n'inleressent en rien la forme exterieure. 

Les muscles sous-hyo'idiens ne jouent egalement, a ce po4nt de vue, qu'un 
role tres efface. lis sont appliques sur les cotes du larynx et du corps thy- 
roide, et, com me ils sont plats et de peu depaisseur, ils sebornent i enve- 
lopperles formes profondes sans les modifier sensiblement (2). 

Sterno-mastoidien. (PI. ii.) — Muscle entierement superficiel 
aplati et de forme rectangulaire; il s'etend de I'apophyse mastoide et de 
la partie voisine de la ligne courbe superieure de I'occipital, au sternum et 
a la clavicule (tiers interne de la face superieure). 

De direction generale oblique, il s'enroule sur les cotes du cou. Simple, 
en haut, il se di\ise, en bas, en deux faisceaux: un faisceau interne arrondi 
(faisceau sternal) et un faisceau externe aplati (faisceau claviculaire). Ces 
deux faisceaux, en s'ecartant pres de leur insertion, limitent un espace 
triangulaire qui se traduit, sur le nu, par une fossette. 

Sous-eutane dans ioute son etendue, ce muscle voit ses moindres mouvements 
se traduire, au dehors, par des formes speciales. 

Son bord posterieur limite, en avant, le triangle sus-elaviculaire eomble, en 
haut, par les mus cles profonds et qui ne se creuse qua sa partie inferieure, a«- 
dessus de la clavicule. Le tendon sternal limite, sur le cote, le creux sternal, ou 
fourchette ster nale, borne en bas par le sternum. 

(1) lis sont au nombre de quatre. C'est, en allant de la profonrleur vers la sur- 
face : le genio-hyo'idien, le mylo-hyo'idien, le stylo-hyo'idieii et le digastrique. 

(2) Au nombre de quatre, ils sont repartis en deux couches : deux muscles pro- 
fonds, le ihyro-hyoidien et le sterno-ihyro'idien 6tendus de I'os hyoide au cartilage 
lliyrolde et de ce dernier au sternum; deux muscles superficiels, le sterno-hyoi- 
dien, tout prfes de la ligne mediane et qui va de I'os hyoide au sternum, et en 
dehors Vomoplat-hyoidien qui s'ins^re, en haut, a I'os hyoide, traverse obliquement 
le triangle sus-claviculaire k la partie inferieure, pour aller s'attacher profonds 
mcnt au bord superieur de I'omoplate. (Anat. art., pi. 46 et47.) 



TRONC 



131 



Dans la flexion du cou, la saillie des extremith disparalt, le corps charnu 
refoule par I'angle du maxillaire {ait un relief a ee niveau. 

Dans t'extension du cou, les sterno-mastoidiens glissent sur les edtes de la 
colonne cervicale et sur les muscles profonds qui s'y aliachent. II en resulte un 
elargissement du cou, une accentuation de la saillie des tendons injerieurs et par 
suite de la fossette qu'ils circonscrivent. Solidement maintenus dans une loge 
aponevrotique qui les rattache d I'angle du maxillaire inferieur, les sterno- 
mastoidiens suivent la direction generate du cou en se courbant en arriere. 

Dans la rotation de la tete, le sterno-masto'idien, d'Mique 
dement vertical, son insertion superieure venant se placer, 
dans ce mouvement, av^dessus de son insertion inferieure. 
Le relief vertical qu'il fait alors est fusi forme et semble 
uniqu^ment dH au faisceau sternal contracte, pendant que 
I'insertion clavieulaire s'efface presqwe. 

MUSCLBS DE LA POITBINE. 

Deux grands muscles, de premiere importance au 
point de Tue des formes exterieures, doivent 6tre 
deerits ici, le grand pectoral et le grand dentele (1). 

Grand pectoral. (PI. 42.) — Ce muscle occupe touts 
la partie superieure de la poitrine, etendu du sternum 
et de la clayicule au membre superieur. 

II s'attache, en dedans, aux deux tiers internes de la 
clavicule, au sternum, aux cartilages des six premieres 
cotes, et a I'aponevrose abdominale; et, en dehors, par 
un large tendon, au bord antci-ieur de la coulisse bici- 
pitale de I'humerus. 

Ce muscle est compose d'un certain nombre de fais- 

ceaux qui convergent vers I'insertion humcrale; les supe- 

ges de haut en bas, les moyens transversalement et les 

en haut. Le faisceau le plus eleve s'attache a la clavicule ; 




Fig. 24. — Insertion 
du musciegrand peo 
toral a Thutnerus. 
Croisement des 
fibres apon^vroti - 
ques du tendon ; les 
fibres inf^rieures in- 
diquees en pointillS 
passent en arriere 
des fibres supS- 
rieures. B, Coupe de 
ce tendon formant 
comme une goulti&re 
ourerte en lianfc. 

rieurs sont diri 
inferieurs de bas 



(1) Au-dessous du grand pectoral, il existe un petit muscle, le petit pectoral 
(pi. 42, fig. 2) qui descend de lapophyse coraooide a la face externe des 3", 4' et 
S» c6les. II soutient le grand pectoral au moment od il s'ecarte de la cage thora- 
cique pour gagner son iusertioQ humerale. II sufflt de citer pour memoire les 
muscles iniercostaux qui uombleat les espaces laisses enlre elles par les c6tes. 



132 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

il est de beaucoup le plus epais et ses fibres charnues descendent jusqu'd 
rcxtremitS inferieure de I'insertion humerale par rinhermediaire d'une 
aponevrose distincte de celle des autres faisceaux qui reraontent, en arriere, 
pour atteindre successivement les differenls points de I'insertion hume- 
rale, de telle sorte que le faisceau le plus inffirieur, qui vient de I'aponevrose 
de I'abdomen, occupe la partie la plus elevee de Tinsertion hume- 
rale. (Fig. 24.) II resulte de cette disposition une sorte d'enroulement des 
faisceaux charnus, qui a pour resultat de doubler, en dehors, I'epaisseur du 
muscle, au point ou il quitte le thorax pour former la paroi antericure de 
I'aisselle. 

Les fibres charnues augmentent de longueur de haut en bas; le faisceau 
claviculaire est le plus court, le faisceau abdominal est le plus long. 

Entierement sous-cutane, d I'exception de son tendon et d'une petite portion 
triangulaire recoiiverte par le deltoide, ce muscle puiisant elargit la poitrine sans 
effacer toutefois la forme bombee de la cage thoracique. Dans son ensemble, le 
plan des pectoraux est done plus ou moins convexe, et il ne regarde pas diree- 
tement en avant, mais en meme temps, en dehors et en haut. Une certaine quan- 
tite de graisse aceumulee dans la partie inferieure de la region et surtout autour 
du mamelon, augmente, en eet endroit, lasaillie dejd due au muscle et estsouvent 
I'occasion d'un modele nettem£nt distinct de celui du bord anterieur de I'aisselle 
entierement charnu. C'est, a I'etat rudimentaire, {'analogue du sein de la femme. 

Dans la station droite sans effort, les bras retombant le long du corps, toute la 
moitie inferieure du muscle completement relachee obeit a faction de la pesanteur, 
retombe en bas et en dehors, augmentant ainsi la saillie de la region et la pro- 
[ondeur du sillon qui la borde. 

Dans i'elevation du bras, le grand pectoral est distendu par I'eloignement de 
ses points d'attache, la region s'aplatit et change de forme. (Anat. art., pi. 91.) 

Enfin, si les deux bras sont portes un peu en avant et que les deux mains 
pressent avec force I'une contre I'autre, le grand pectoral se contracte en masse. 
La region mammaire retrecie transversalement durcit et se gonfle. Les divers 
faisceaux se dessinent. Pres du bord externe, tme depression profonde se creuse au 
niveau de I'entrecroisement de ces faisceaux. Et, sur le bord interne comme sur le 
bord inferieur, le relief est abrupt et tres accentue. 

Au point de vue de son action, le grand pectoral doitetre divise en deux 
portions ; I'une, superieure, qui comprend le faisceau claviculaire et le fais- 
ceau qui s'attache a la. premiere piece slernale; I'autre, inferieure, qui com- 



MUSCLES DE LA POITRINE ET DE L'EPAULE 



f'aUceuu cla icula 



Incl itvcc edelode 



FniscoBu obdominttL. 





Fig. 1. — Gkand pectoral. 




Fig. 3. — Grand dentelE. 

L'omopljilG 6tan{ dans fa position norm^ 



Fig. 4. — Grand dentele. 




.. Insertion commnno «ii 
bloepa (oOTirW portion) 
et au 6oraco-taum6i-al. 

..Petit pectoral. 




Sous-scspulalre . 



Grand rand. 



Bus-fepineus --. 

Sous-fepineur... 
Petit rood 



Grand rond. , 




Fig. 2. — Petit n-crnnM. 



Fig. S. ~ Flan AKT^Rffitnt. - Ml'scles oe t &uon.vTE~ 



Tia, 6, — Pl-aji' fostEhieub. — Mu.=xles de l'o3iofl.»te ]^ 



13i A.NATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

prend le reste du muscle. La portion inferieure a toujours une action 
d'abaissement. Elle abaisse I'Spaule loi-sque le bras est pendant. Elle 
abaisse le bras lorsqu'il est leva. La portion superieure a une action qui 
varie avec la position du bras. Si le bras est abaisse, elle eleve le moignon 
de I'epaule, commedans Taction de porter un fardeau sur I'epaule ou dans 
Texpression de la crainte, de I'huraiiliation ; si le bras est eteadn horizonta- 
lement, elle leramSne en dedans, comme dans I'actioa de nager; si le bras 
est leve, elle I'abaisse en le rapprochant de la ligne mediane (action de 
frapper du sabre ou du baton). 

Si, le bras etant baisse, le pectoral se contracte dans son entier, il rap - 
proche forteraent le bras de la poitrine. 

Grand dantel^. (PI. 42, fig. 3 et i.) — Ce muscle est un des plus puis- 
sants de I'^conomie. Mais il n'estsous-cutane que sur les cotes du toi'se dans 
une toute petite partie de son etendue. 

Les insertions se font, en arriere, tout le long du bord spinal de I'omo- 
plate et, en avant, aux huit premieres cotes par une serie de digitations qui 
decrivent une ligne courbe dentee i convexite antSrieure. 

Ces digitations segroupcnt enplusieurs faisceaux dont le plus important, 
faisceau radie, s'attache k I'extremite inferieure du bord spinal. 

Le grand deatele est esactement appliqu6 sur les parois laterales du thorax, 
et la face profonde de I'omoplate repose sur sa partie la plus postferieure. 
De concert avec le rhomboide, qui semble le continuer jusqu'a la region 
spinale,il maintientle bord spinal de I'omoplate exactement applique contre 
le thorax. Lorsqu'il se contracte en masse, I'epaule est portee en avant' et un 
peu en haut. La contraction du faisceau radie fait subir a Tomoplate |un 
mouvement de bascule qui concourt k I'elevation du bras.) 

La partie inferieure du muscle, faisceau radie, influence seule les formes exU- 
rieures. Le corps meme de ce faisceau apparait tres distinctement au Wavers du 
grand dorsal qui le recoitwe en grande partie et ne laisse depasser que les extre- 
mites de ses quatre digitations inferieures. Le sillonqui coupe obliquement le corps 
charnu du grand dorsal est produit par le relief du faisceau radie. 

Quant aux quatre digitations que nous distinguons, sur le mm, a la partie late- 
rale du corps, au-dessous de I'aisselle, elles sont disposees suivant une ligne courbe 
a convexite anterieure. La plus elevee est la plusvolumineuse, les autres diminuent 
de volume progressivemenl de haut en has. La plus elevee est situSe de telle faeon 
que sonbord inferieur cm~respond au niveau du sillon sous-mammaire (prolongeen 



TRONG 135 

dehors. Elle est eompUtement decouverie lorsque le bras est leve, mais, lorsqw le 
bras tombe le long du corps, elle est masquee par la masse charnue du grand pec- 
toral reldche qui descend au-devant d'elle. Toutes ees digitationsdoivent en partie 
lew relief a ee qu'elles reposent sur la face externe des cotes, oil elks prennent 
insertion, les 6°, 7°, S' et 9° cotes. Elles s'engrenent avec les digitations du grand 
oblique que nous etudierons plus loin. Leur aspect varie avec I'etat physiologiqite 
du muscle. 

Lorsque i'epaule est port^e en arriere, Ze muscle estdistenduparl'eloignement 
de ses insertions. Ces digitations apparaissent alors tres plates et plus tongues, 
parce qu'elles sont deeouvertes, dans une plus grande partie de leur etendue, par 
lebord anterieur du grand dorsal entraine, en arriere, par I'humerus. 

Dans le mouvement en avant, aw contraire, le bord anterieur du grand dorsal 
les recouvre presqueen entier. Mais ce qu'il en laisse voir les montre trh volumi- 
neuses. C'est, en effet, la contraction du muscle qui produit ce mouvement, contrac- 
tion avee raecourcissement par rapprochement des points d'attache. 

Dans i'elevation verlicale du bras, nous observons, sur les cotes du torse ainsi 
decouvert, le modele tres ferme du faiseeau radie dans son entier, depuis I'angle 
inferieur de I'omoplate jusqu'd son attache aux cotes, (Anat. art., pi. 90 et 93.) 

Muscles de l'kpaule. 

Les muscles de l'kpaule font morphologiquement partie des muscles du 
tronc. Nous passerons rapidement sur les muscles probands qui entourent 
Tomoplate, mais le seul muscle superflciel de la region, le deltoide, m^rite 
une etude dfitaillee. 

Muscles profonds. (PI. 42, fig. 5 et 6.) — Ouatre muscles revetent 
completement Tomoplate. 

En avant, le sous-scapulaire comble la fosse sous-scapulaire pour aller 
s'attacher 4 la petite tuberosite de I'humerus. 

En arriere, le sus-^pineux et le sous-epineux, auquel il faut joindre le 
petit rond, comblent les fosses du m6me nom pour aller s'attacher & la 
grosse tuberosite de i'humerus. 

Tbus ces muscles sont rotateurs de I'humerus. Un seul est superficiel en 
une partie de son etendue, c'est le sous-epineux qui, reeouvert d'une apo- 
nevrose tres solide, est la cause, sur le nu, d'un relief surbaisse de forme 
triangulaire situe vers le milieu de la region scapulaire. (PI. 45.) 

Enfin, le quatrieme muscle situe tout en bas de la region est un gros fais- 



136 



ANATOMIE AUTISTIQUE DU CORPS DOMAIN 



ccau arrondi, grand rond, qui va de Tangle inferieur de I'omoplate 4 1a 
levre posterieure de la coulisse bicipitale de rimmerus (1). (Pi. 42, fig. 5.) II 
est en partie recouvert par le grand dorsal qui le contourne en bas pour se 
rendre a son insertion humerale. 11 rapproche romoplate de I'humerus. 
Lorsque le bras est leyi, il est abaisseur comme le grand dorsal. Sur le 
nu, lorsque le bras tombe naturellement le long du corps, il est laeause d'un relief 
arrondi situe en dehors de I'angle inferieiir de I'omoplate (pi. 43) ; il forme la 
paroi posterieure de Vaisselle et, lorsque le bras est leve, on le retrouve, sous V aspect 
d'une saillie allongee fort distincte, limitant le creux de I'aisselle en arriere. 
Deltoide. (Fig. 25, 26 et 27.) — Muscle superficiel de Tepaule. Enve- 




Faisceau aotcrieur. 



Portion moyeane. 



~ Faisceau post^ricur. 



Flg. i5, — lelloi'de, aspect ext^rieur. 



loppe pour alnsi dire I'articulation qu'il recouvre en avant, en dehors et en 
arriere. 

II s'attache, en haut, au tiers externe de la clavicule, au pourtour de 
1 'acromion, et tout le long de I'epine de I'omoplate. De ces insertions supe- 
rieures, toutes les fibres convergent vers I'humerus (empreinte deltoidienne). 

(d) Cette coulisse donne inserlion, en outre, par son fond, au grand dorsal et, 
par son bord anterieur, au grand pectoral. 



TRONC 



137 




Fig. 26, — Architecture dii delloide. Schema 
montrant la disposition des fibres charnues 
dans les trois portions du muscle. Les gros 
traits noirs ligurent les aponevrosts. 



II se divise en Irois portions distinctes, une antdrieure, une autre 
niojenne et la troisieme posterieure. 

La portion moymme, ou faisceav, moyen, est la plus epaisse; elle s'attache, 
en haut, au pourtour de racromion et forme, a elle seule, rinsertion 
humerale du muscle. Elle est composee de faisceaux secondaires qui se 
lisont Ires bien sur le nu, et son 
insertion superieure est marquee par 
plusieurs petites aponevroses deforme 
triangulaire qui se reconnaissent tres 
bien au traversdela peau auxmeplats 
qu'elles determinent. (Fig. 25 et 26.) 

Le faisceau anterieur s'attache, en 
haut, a la clavicule; 11 est unique- 
ment compose de fibres charnues 
paralleles qui s'inserent jusque sur 
la face superieure de la clavicule par 
de tres courtes fibres aponevroliques. 
Inferieurement, il s'engage sous le 
faisceau naojen. Le faisceau ■poslirieur, formS egalement de fibres paral- 
leles et masque aussi inferieurement par le faisceau moyen, nalt de I'epine 
de I'omoplate par 
une aponevrose tri- 
angulaire assez lon- 
gue sur laquelle les 
fibres charnues font 
relief. (Fig, 2Set27.) 

Tous ces details 
anatomiques appa- 
raissent avec une 
grande nettete sur 
un muscle detache 
et itale. Sa forme 
deA, qui lui a fait donner son noin, est alors tres evidente. 

Le deltolde est elevateur de I'humerus, mais il ne Test que par ses deux 
tiers anterieurs. Le faisceau posterieur, au contraire, est abaisseur du 
bf as lorsqu'il est leve. Get afttagonisiiie de deux portions du meme muscle 




Fig. 27. — Deltoide d^tachc du cad.ivre, les Irois porlious artiflciclle- 

mdAl separ^es dans leur partie superieure seuleiiient. 
A. Plan d'uue section lougitudlnale de la riorlion nioyeane. 



138 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

apparalt avec la plus grande nettete sur la forme exterieure, ainsi que nous 
le yerrons tout k I'heure. 

Le deltoide 61eve rhumfirus, et il est seconde dans cette action par le sus- 
epineux. Mais les deux muscles ne pcuvent elever I'hum^rus au-dessus de 
I'horizontale. Nous avons vu que 1' elevation verticals a besoin du concours 
d'autres muscles, le grand dentele et le trapeze. 

Dans i'attilude du repos, le bras tombant naturellement le long du corps, le 
deltoide est dans un Hal de tension moyenne qui rend tres appreeiables sur le 
nu ses diverses portions. En avant, le sillon pectoro-deltoidien le distingue du 
grand pectoral; la separation du faisceau anterieur et du faisceau moyen est 
marquee par un sillon vertical, visible surtout d sa partie superieure, et qui 
oceupe juste le milieu de la partie la plus saillante de I'epaule en avant. En 
arriere, la separation du faisceau posterieur et du faisceau moyen est marquee 
par un meplai au-dessous de I' acromion. 

Dans les mouvements varies du bras, le deltoide offre toiijours, entre les formes 
de ses diverses portions, une opposition saisissante. 

Mais c'est surtout dans les mouvements d'elevation et d'abaissement que le del- 
toide fait voir la variete de ses formes. Dans i'elevation verticale du bras, en 
effel, on constate la contraction du faisceau anterieur et du faisceau moyen. 
Cette contraction se manifeste par une augmentation de volume, puisque le muscle 
est raccourci, mais surtout par I' accentuation du modele des faisceaux secondaires 
qui le composent. Le tiers moyen apparalt alors comme forme de plusieurs mu^les 
distincts, pendant que, d'autre part, le faisceau posterieur qui n'est nullement 
contracte, n'offre que des formes molles et indeeises. 

Si maintenant le bras s'abaisse en faisant effort, e'est le contraire qui a lieu, 
les deux faisceaux anterieurs se confondent en une mime masse molle et arrondie, 
pendant que le faisceau posterieur contracte dessine une saillie taillee a pic des 
fibres ckarnues sur I'aponevrose d'insertion. 

Muscles de l'abdomen. 

Dans la structure des parois de l'abdomen, entrent de grands muscles 
plats disposes en une seule couche en avant (muscles grands droits) et en 
trois couches superposees sur les c6tes (transverse, petit obliqv£ et grand 
oblique). 

Muscles grands droits. (PI. M.) — Ces muscles ont la forme de 



MUSCLES DE L ABDOMEN ET DU BASSIN 




Qrand oblique. 





Fig. 'S. — Petit fessier. 



Petit oblique. 




Aponfivrose qui re- 
couvre jg moyen 

Petit tesBier. 
Grand fesalBi'. 



Paiscou inHneur du 
grand EessJeT. - 

du graDd feesler 
poQ^vNse fimonio. 



Fig. 1. — GftAKD obuode de' l'abdomen 



Fig. 2. — Grajsd droit de l'abdomen. 



Fig. 4. — Plan lateral. — Bassin. 



W Paul nieher dfl. 



140 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

deux longucs bandelettes qui s'etendent de chaque c6te de la ligne mediane 
de la cage thoraeique au bassin (i). 

Ces bandelettes, larges comme la main en haut, etroites en has, sont 
divisees par des intersections aponevrotiques transversales qui se '.isent tres 
facilemcnt, au travers de la peau, chez les sujets un peu muscles. Ces inter- 
sections sont d'ordinaire au nombre de trois. L'intersection la plus infe- 
rieure se trouve au niveau de I'ombilic, la plus elevee a. quelques travers 
de doigt du creux epigastrique, et la mojenne & egale distance des deux 
preccdentes. II existe quelquefois, dans la region sous-ombilicale, I'indice 
d'un quatricme sillon transversal. 

L'intersection svperieure est la plus importante au point de vue des formes 
exterieures. Elk a pour consequence de reporter a son niveau le sillon qui marque 
I'echancrure anterieure de la poitrine. EUe transforme en plein cintre I'ogive du 
sqiwlette dont le sommet est comhle ainsi par la partie superieure des muscles 
grands droits. Et cette partie des grands droits parait plus appartenir a la poi- 
trine qu'd I'abdomen. 

A leur attache superieure, les muscles grands droits s'eloignent un peu de la 
ligne mediane ; ils sont separes par un sillon faisant suite au creux epigas- 
trique, plus large superieuremeni, et descendant jusqu'au nombril, au-desseus 
duquel il disparalt. 

Les plans charnus limites par les intersections aponevrotiques ont I'aspect de 
quadrilateres irreguliers, que les artistes de I'antiquite avaient regularises et 
aceentues. La forme antique se trouve cependant encore de nos jours. 

Le muscle, dans son ensemble, decrit, de haut en bas, une ligne courbe d 
convexite anterieure que sa contraction, ou sa distension, apoureffetde surbaisser 
jusqu'a la rendre droite. Dans la station droite, ces muscles sont legerement 
tendus et contractes, car ils doivent faire equilibre a la pesanteur, la ligne de 
gravite du torse passant en arriere de la colonne lombaire. Aussi leurs plans 
sont-ils nettemcnt dessines. Dans la station assise, au eontraire, ces plans s'ef^a- 
cent presque completement, parce que les muscles, par suite du rapprochement de 
leurs insertions, sont dans le reldchem£nt le plus complet. 

lis sont flechisseurs du torse. 

Sur les cfites, la paroi de Tabdomen est form^e par la superposition de 

(1) En haut, ils confondent leurs insertions avec celles du grand pectoral et 
s'inserent au cartilage des V', VI' et VII' e6tes et a I'appendice xypho'ide. 
Ed bas, ils s'attacheut au pubis pr6s de la ligne mediane. 



PL. 44. 





142 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

trois muscles qui sont, en partant de la profondeur, le transverse, le petii 
oblique, le grand oblique. 

Les fibres charnues de ces trois muscles ont une direction differente : le 
transverse les a transversales ; le petit oblique, obliques de haul en bas et 
d'avant en arrifire ; le grand oblique, obliques en sens inverse; de telle 
fafon que ces trois sortes de fibres superposees constituent un veritable 
enchevetrement qui augmente la solidite de la parol. 

Les deux muscles profonds, transverse et petit oblique, s'etendent exac- 
tement du rebord costal au bassin, tandis que le plus superficiel, le grand 
oblique, remonte beaucoup plus haut, recouvrant une certaine etendue de 
la cage thoracique : toute la partie libre au-dessous du grand pectoral et 
en avant du grand dentele. 

Grand oblique. (PI. 44 et 45.) — Le grand oblique est un grand 
muscle plat qui s'attache, d'une part, k la face externe des huit derni^res 
cdtes, et, d'autre part, a la crete iliaque (levre externe, moitie anterieure), 
d I'arcade crurale et a I'aponevrose abdominale. 

L'insertion supSrieure se fait par une serie de digitations qui suivent une 
ligne oblique et qui s'entre-croisent avec les digitations du grand dentele et 
du grand dorsal. De \k, les fibres se dirigent, les posterieures presque ver- 
ticalement, les autres obliquement de haut en has et d'arriere en avant. 
En bas, les fibres charnues descendent jusqu'a la levre externe de la crete 
iliaque en arriere, pendant qu'elles se continuent, en avant, par des fibres 
aponevrotiques de plus en plus longues au-dessus du quart anterieur de la 
CT&te, iliaque. 

En avant, les fibres charnues s'arretent tout pr6s du muscle grand droit, 
suivant une ligne descendante qui s'en ecarte inferieurement pour se 
recourber brusquement en dehors, un peu au-dessus de I'epine iliaque ante- 
rieure et superieure. II en resulte que le sillon qui separe, en haut, le grand 
oblique du grand droit, se termine, en bas, par une surface triangulaire 
dont la base est au pli de I'aine. 

Au point de vue morphologique, le grand oblique doit itre divise en deux 
parties : une superieure ou thoracique, I'autre inferieure ou abdominale. 

La partie thoracique se modele exactement sur la cage thoracique qu'elle 
recouvre et dont les dijferents details apparaissent nettement a I'exterieur, saillies 
costales, depressions intercostales et aussi reliefs du rebord costal, en particulier 
ia saillie costo-abdominale formee par le cartilage de la l(f cote. Les digitations 



-Mi!^«iS Bfr^UOW tt m Cuu "tiitflirCffE.-StllTE} 




Plan postehieuh. 



144 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

sont beaueoup moins saillantes que celles du grand dentele, parce qu'elles s'attachent 
au lord inferieur des cites et qu'alors elks reposent sur la depression inler- 
costale. 

En quittant la cage thoracique pour se porter en dehors et former la saillie du 
flane, le grand oblique s'inflechit legerement. Et la depression peu profonde quise 
produit transversalement d eel endroit, sur le nu, indique la limite superieure du 
fianc. 

Lapartie abdominale du grand oblique forme, en avant. une saillielimitee par 
I'insertion des fibres charnues a I'aponevrose abdominale et dont le modele arrondi 
transversalement offre un meplat dans le sens de la hauteur. 

Mais le grand oblique, qui pent expliquer la saillie du flane en avant, ne peut 
donner la raison de son relief en arriere. Nous savons qu'il faut faire intervenir 
ici un bourrelet graisseux constant, mSme ehez les personnes maigres, le boui'- 
relet graisseux du flane. (PI. 45.) 

Les deux muscles abaissent les c6tes, et, s'ils agissent ensemble, amenent 
la flexion, du tronc. Un seul muscle en action, de par la direction de scs 
fibres, estrotateur. lis se contractent tons deux dans TelTort. 

Mdscles du bassin. (PI. 43, fig. 3 et 4). 

Les muscles profonds du bassin, sans action sur les formes exterieurcs, 
n'ont pas k nous arreter ici (1). 

La fosse iliaque externe est comblee par les muscles fessiers, qui sont au 
nombre de trois : le petit, le moyen et le grand fessier. Le petit fessier est 
entierement recouvert par le moyen fessier et il est inutile de le decrire. II 
n'en est pas de meme du moyen et du grand, qui jouent tous deux un rdle 
important dans les formes exterieures. 

Moyen fessier. (PI. 43, fig. 4.) — Le moyen fessier est un muscle 
rayonne a forme d'eventail qui s'attacbe, en haut, a toute la partie de la 

(1) Le plus important est le psoas iliaque; ce grand muscle qui vient de 
la colonne lombaire et de la fosse iliaque interne pour s'attacher au petit tro- 
chanter est un flechisseur de la cuisse sur le tronc dont raction ne saurait 
6ti'e negligee. Mais profondement entbui dans la cavite abdominale, il apparait 
sur r^corctie au-dessous del'arcade crural dans sa partie externe et dans un tout 
petit espace seulement. 

11 existe, en outre, entre le grand trochanter et les parties voisines du bassin 
tout un groupe de petits muscles transversalement diriges et qui sont dos rota- 
leurs du f6mur en dehors. Mais ils sont caches sous le grand fessier. La planche 27 
inoiitro quelques-uns de ces muscles. (Anat. artist., pi. 52.) 



MUSCLES DU TRONC ET DU COU (ECORCHE, SUITE) Pl; 4G. 




Huscl«g soua-bjol(ti«a 



Grand pectoral. 



Grand dentelA 



Grand obllqne de labdomec 



Grai)<3 droit de fa^domes 



Tcoseur da laocla lata. 



Droit sntbrlenr de la oilBBe. 



Plan I.ATBIUL 



-10 



146 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

fosse iliaque externe comprise entre les deux lignes courbes et, d'autre part, 
k la face externe du grand trochanter suivant une ligne oblique. 

Des insertions superieures, les fibres charnues convergent vers I'insertion 
inferieure. La partie la plus posterieure est cachee par le grand fessier, 
el tout le reste du muscle est recouvert par une tres forte aponevrose qui 
s'attache 4 la cr6te iliaque et descend a la face externe de la cuisse apres 
s'§tre confondue avec le tendon da grand fessier. Elle se continue avec le 
fascia lata qui descend jusqu'au tibia. Cette aponevrose, dont nous avon;, 
dejft parle (p. 74), a un rdle morphologique important ; a cause de ses 
points d'attache et de sa situation, on lui a donne le nom de ligament ilio- 
femrn'o-tihial. 

Son action differs suivant la portion du muscle qui entre en jeu. Par la 
contraction totale de ses fibres, ce muscle produit I'abduction de la jambe 
ou I'inclinaison du bassin de son c6te, suivant que le point fixe estau bassin 
ou au femur. Les fibres anterieures sont rotatrices du femur en dedans, les 
fibres posterieures rotatrices en dehors. 

Le moyen fessier forme le relief externe de la hanohe au-dessous du sillon du 
flane. Son bord anterieur se distingue en arriere de la saillie du muscle tenseui 
du fascia lata. D'autre part, il ocoupe la partie la plus elevee et la plus externe 
de la fesse. 

Dans la station droite, il est legerement tendu, et son relief est toujours plus 
jerme que celui du grand fessier dans la mSme position. S'il se contrdcte, son 
relief augmente, ce qui s'observe si la cuisse est porlee directement en dehors, ou 
bien encore, dans la station sur un pied ou dans la marche, lors de I'appui unila- 
teral. Son role, dans ce dernier cas, est de maintenir le bassin horizontal et de 
I'empecher de s'abaisser sous I'influence du poids du tronc du cote ou la jambe est 
smtlevee du sol, et il prend alors son point fixe au grand trochanter du cote 
oppose. 

Dans la flexion de la cuisse sur le tronc, le muscle est completement inactif. II 
est dans un etat de relachement d'autant plus grand que ses points d'insertion 
sont rapproches par suite du mouvement de rotation du grand trochanter Dans 
ce mouvement, le moyen fessier devrait faire ungros relief mou et uniforme. Mais 
la tension de V aponevrose qui le recouvre et le bride en son milieu, le partage d' or- 
dinaire en deux saillies qu'on croirait appartenir a deux muscles differents. (Anat. 
art., pi. 105.) 

Grand fessier. (PI. 45 et pi. 43, flg. 4.) — Le grand fessier s'attache : en 



TRONG 147 

haut, k la partie la plus posterieure de la fosse iliaque externe, k la tube- 
rosite iliaque, a la pai'tie externa du sacrum, au coccyx, a la partie pos- 
terieure du grand ligament saero-sciatique ; en bas, k la bifurcation externe 
de la ligne 4pre, depuis le grand trochanter jusqu'au tiers moyen du femur 
et a I'aponevrose femorale. 

Le grand fessier est un muscle 6pais, d'§gale epaisseur k peu pres dans 
toute son etendue. 11 est forme de gros faisceaux distinets et affecte dans 
son ensemble la forme d'un quadrilatere irrogulier. 

Les fibres sont dirigees obliquement de haut en bas et de dedans en 
dehors. Superieurement, elles prennent naissance par de tres courtes fibres 
tendineuses, ce qui explique la forte saillie du muscle tout pres de ses 
insertions superieures. Inferieurement, au contraire, les fibres charnues se 
rendent a une large aponevrose qui regne sur les deux faces, puis se divise 
en plusieurs tendons trfis solides qui constituent I'inserlion a la ligne 
flpre. Ces tendons passenten arrieredu grand trochanter dontils sont separes 
par une bourse sereuse qui facilite le glissement. En effet, dans la flexion 
de la cuisse sur le bassin, ce tendon vient se placer en dehors du grand 
trochanter qui se trouve alors recouvert par la partie la plus externe du 
grand fessier. 

Les fibres charnues du bord superieur sont plus courtes que les fibres 
inferieures ; par contre, les fibres aponevrotiques d'insertion diminuent de 
loDgueur de haut en bas. Un faisceau assez puissant, isolable souvent, limite 
le bord inferieur du muscle et s'insere a raponeyrose femorale. En outre 
de cette inseilion directe des fibres charnues sur I'aponevrose femorale, 
le tendon tout entier contracte des adherences tres intimes avec cette apo- 
nevrose qui remonte en haut jusqu'a la crSte iliaque etse confond, en avant, 
avec le fascia lata. 

Eniieiement sous-cutane, le grand fessier recouvre I'ischion et les muscles 
profonds. Son bord superieur oblique ne fait qu'une faible saillie sur le 
moyen fessier qu'il recouvre partiellement. Son bord inferieur tres puissant 
suit, sur I'ecorche, une direction oblique de haut en bas et de dedans en 
dehors, direction qui croise celle du pli fessier qui est horizontal. 

U etend puissamment la cuisse sur le bassin. Si le femur devient fixe, il 
est extenseur du bassin sur la cuisse. 

La saillie de la fesse n'est pas due uniquement au muscle grand fessier. La 
graisse qui double toujours la peau, en eet endroil, y prend une part importante 



148 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

qui I'emporle quelquefois sur celle du muscle. La chose est de la derniere evidence 
chez la femme,dont le systeme musculaire est generalementpeu developpe. Onpeut 
remarquer, en outre, que, chez les individus qui presentent un developpement 
•musculaire exagere avee un pannicule adipeux peu abondant, comme les athletes 
et les gymnastes, la saillie de la fesse est tnoderee. Elle est aplatie et, a tnoins 
que le muscle n'entre en contraction, elle presente une eonsistanee molle et fluc- 
tuante que les f esses graisseuses jeunes ne presentent pas. La graisse s'aceumule de 
preference a la partie inferieure et interne de la fesse. (PI. 43.) 

Les auteurs attribuent. a la saillie du bord inferieur du grand fessier la pro- 
duction du sillon profond qui cerne la fesse par en bas et parte le nom de pli fes- 
sier. Mais il sujfit de remarquer que le pli fessier est horizontal, pendant que le 
bord inferieur du muscle est oblique, pour constater que cette relation ne saurait 
etre maintenue. 

La cause premiere du pli fessier est I'existenee, a la face profonde de la peau, en 
cet endroit, de trousseaux fihreux qui la relient a I'ischion directement ou par 
I'intermediaire de I'aponevrose femorale. Une des consequences de cette disposition 
o'est que la graisse de la region, tres abondante surtout en bas et en dedans au 
point ou les muscles grands fessiers s'ecartent I'un de I'autre, est en quelque sorte 
contenue dans une poche formeepar la peau de la partie inferieure de la fesse et 
par les adherences fibreuses qui relient le pli fessier d I'ischion. C'est dans cette 
meme poche que se trouve contenu le muscle lui-mSme qui, dans le reldchement 
complet, retombe en bas et en dedans sous I'influence de la pesanteur. 

Les attaclies du pli fessier a I'ischion n'existent qu'd la partie interne, ou il est 
profond. En dehors, le pli fessier s' efface et il est remplace par un plan incline 
qui descend vers la cuisse et qui est cause par I'extremite inferieure du muscle 
lui-meme. 

Dans la station debout bien equilibree, le muscle grand fessier est reldche (1). 
Aussi la fesse est molle, un peu aplatie, tombante, d surface uniforme, fovmant 
un quadrilatere aux angles arrondis. Dans le renversemcnt du tronc en arriere, 
le reldchement musculaire augmente encore par suite du rapprochement des 
insertions, et I'aplatissement de la fesse est plus considerable. 

Lors de la contraction du grand fessier, ce qui arrive dans la flexion legere du 
tronc, ou lorsque la cuisse est ramenee en arriere, la forme de la fesse change du 
tout au tout. Elle devient globuleuse, etroite lateralement, ce qui la fait paraitre 

[IJ Physiologic artistique, p. 1S5. 



TRONC 149 

plus longue : une forte depression se creuse en arriere du grand trochanter, au 
niveau de I'aponevrose inferieure d'insertion, et la fesse dans son ensemble, creusee 
en dehors, prend un aspect reniforme. A sa surface, se montrent des sillons 
obliques qui separent les faisceaux secondaires. 

Lorsque le grand fessier est distendu, ce sont encore d'autres formes. La dis- 
tension survient par suite de la flexion forcee du tronc sur les cuisses ou inverse- 
ment. Suivant la loi generate, le grand fessier s'aplatit en se distendant. Mais il 
se produit id un phenomene qui n'a pas lieu d'ordinaire : c'est qu'en mime temps 
que le grand fessier s'allonge, il s'elargit. La cause de eet elargissement reside 
dans ce fait que, dans la flexion, le tendon du grand fessier glisse en dehors du 
grand trochanter qu'il recouvre et englobe ainsi dans la region fessiere. Lesfesses, 
dans cette circonstance, sont done larges et plates. Et les differents faisceaux 
lirailles se dessinent parfois sous la peau. 



t£te 

SQUELETTE DE LA T6TE. (PI. 47 et48.) 

Les anatomistes ne comptent pas moins de 22 os distincts dans le sque- 
lelte de la tete, qui comprend le crdne et la face. Ges 22 os se repartissenl 
ainsi : 8 au cr4ne et 14 k la face. 

De ces os, les uns sont pairs, c'est-a-dire qu'ils sont doubles, situes syme- 
triquement de chaque c6te de la ligne mediane ; c'est le plus grand nombre. 
Les autres sont impairs, c'est-a-dire qu'ils sont uniques et situes sur la ligae 
mediane. Dans ce cas, les os impairs sont composes de deux moities syme- 
triques. 

Os du crdne : 1 frontal, 2 parietaux, 2 temporaux, 1 occipital, i sphcnoide, 
i ethno'ide. 

Os de la face : 2 maxillaires superieurs, 2 palatins, 2 unguis, 2 os 
malaires, 2 os nasaux, 2 cornets inferieurs, 1 vomer, 1 maxillaire inferieur. 

Tous ces OS sont, k I'exception d'un seul, le maxillaire inferieur, intime- 
ment sondes les uns aux autres. Les sui-faces osseuses en contact sont dis- 
posees de telle fafon qu'elles subissent un veritable engrenement, dont les 
etroits espaces restes libres, sur le squelette prive des parties molles, sont 
remplis, sur le vivant, par un tissu fibreux tres serre. 

Les OS de la tfete forment ainsi, pendant la vie, un tout si solide et si 
resistant, que nous pouvons, au point de vue special ou nous nous plafons, 
le considerer comme compose seulement de deux pieces osseuses mobiles 
Tune sur I'autre : le maxillaire inferieur, d'un cote, et, de I'autre, le crane 
avec la moitie superieure de la face. 

Le crdne a dans son ensemble la forme d'un ovoide a petite extremite 
tournee en avaut. C'est une veritable boite osseuse, qui loge le cerveau et 
continue le canal rachiJien, lequel contient la moelle. 

La face est appendue au-dessous de la partie anterieure de cet ovoide, de 
telle sorte qu'a leur point de rencontre il existe une partie commune. Cette 



SQUEIETTE DE LA TfiTE 



Pi. 47. 



Parietal —. 


f( 


Poise l«mporal« 


-J 


Caviti orhiUire 




Oslngai 

Orifice inUrieur dea fosse) 





I Condfl! 

\ Apoph^rsa coroaoldc 



MflXlllSlfB J 

Inltoleor. 



I Bord al vtataire 

I LIgne inuUlBire exlerae. 

I tmiaenoe meDionnlirc. . 





Fig. 1. — Plan ant^rieub. 




Grande nile du spbtoOlde. 
Os nasEil. 
Oa Jagal. 

Uaxlllalre supSrleur. 

Condyle 

Apophyse coronoldp — ...... 

MaxUlalra 

„ , Inlbrlflor. 

Bord alvtolauv. 

Ugoe maiiiUure externe.. 

£iiiiDGiice menlonoitre.,; | 



Fig. 2. — Plan lat^bal, 



152 ANATOMIE AKTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

partie commune est I'os frontal, qui ferme le crdne en avant, et, en haul 
couronne la face. 

Nous decrirons d'abord, comma formant un seul tout, le crane et la pante 
superieure de la face. Nous decrirons ensuite le maxillaire inferieur. 

CrSne et moitie superieure de la face. — Plan anterieur. (PI. 41, 
fig. 1 .) — L'os frontal, qui a lui seul donne la forme du front, presente : fen 
son milieu, deux saillies g^neralement symetriques, qui sont les bosses fr^tn- 
tales ; h sa partie inf6rieure et sur la ligne m6diane, une autre saillie, la 
hosse nasale, generalement peu accentuee, mais qui, sur le vivant, correspond' 4 
une depression 4 cause de la saillie des sourcils. En dehors de la bosse nasale 
et de chaque c6te, deux eminences allongees, les arcades sourcilUres, se 
dirigent un peu en dehors et en haut, et supportent I'extremite interne 
des sourcils. Enfin, tout en has, le frontal se termine par une arete sail- 
lante et courbe — une de chaque c6te — ce sont les arcades orbitaires, .qui 
forment la paroi superieure de I'orbite. Les arcades orbitaires se terminent 
en saillie a chacune de leurs extremit6s. En dehors, c'est I'apophyse orbitaire 
externe; en dedans, I'apophyse orbitaire interne. Les deux apophyses orbitaires 
internes sonl separees par une echancrure — echancrure nasale — qui refoit 
les OS du nez. 

Ges OS du nez sont deux petites pieces osseuses symetriques, se joigaant 
sur la ligne mediane et qui forment la saillie solide de la racine du nez. 
Elles s'articulent, par leur bord inferieur, avec les cartilages lateraux de 
cet organe. 

Les maxillaires superieurs, os assez volumineux, sont situes au milieu du 
squelette de la face. De la partie centrale de l'os, dont la face anterieure est 
excavee, partent en haut les apophyses montantes, qui circonserivent I'orifice 
nasal, montent jusqu'aux apophyses orbitaires internes et se joignent aux 
naseaux. En has, le bord alveolaire supporte les dents et nous le retrouvo- 
rons a la face iuferieure du squelette de la tete. 

A la limite externe du plan anterieur de la face, se trouvent les os jugaux, 
ou OS de la pommette, qui ont la forme d'etoiles dont les branches, au 
nombre de quatre, les relient aux os voisins. Ges os forment lessaillies des 
pommettes. 

Les differents os dont 11 vient d'etre question circonserivent des orifices 
ou des cavites : les orbites et les fosses nas».les. 

Les orbites, qui logent les yeux, sont de grandes cavites a forme depyra- 



TfiTE 1S3 

mide quadrangulaire, dont le sommet occupe la profondeur et dont la base 
est dirigee en avant et en dehors. La base d'une pyramide de cette forme est 
naturellemeiit un carre ou un rectangle. Mais ici, les bords de ce carre sont 
arrondis. Ues quatre bcyrds, deux sont lateraux, deux autres medians, I'un 
sup^rieur, I'autre inferieur. Les deux bords lateraux sont presque verticaux, 
le bord interne etant situ6 sur un plan plus anlerieur que I'externe. Les 
deux autres bords, le superieur et I'infcrieur, sont presque paralleles et 
diriges obliquement de dedans en dehors et de haut en has. 11 resulte de 
cette disposition que la base de I'orbite regarde obliquement en avant et en 
dehors et que, de profil, cette base se montre en perspective, laissant voir 
la partie la plus anterieure de la paroi interne. 

Aux bords, en effet, correspondent quatre parois qui suivent la direction 
des bords; la. paroiinterne est presque verticale. Les parois internes desdeux 
orbites sont separees par un espace assez large dans lequel nous voyons, en 
avant, les os nasaux et les apophyses orbitaires internes du maxillaire 
superieur. 

Les fosses nasales s'ouvrent, en avant, par une ouverture qui a la forme 
d'un cwur de carte a jouer renverse. EUe est plus haute que large et, dans les 
races inferieures, la largeuraugmenle. Elle presente, inferieurement et sur 
la ligne mediane, une saillie assez aigue (epine nasale). 

Plan lateral. (PI. 47, fig. 2.) — La parlie cenlrale de ce plan est occupee 
par I'os temporal. Vers le milieu de cet os, un orifice (trou auditif) conduit 
aux organes profonds de I'audition. Ce trou nous servira de point de repere 
dans notre description. — En avant, se detache une forte saillie, qui se 
recourbe en dehors et en avant, pour se joindre a I'os malaire. C'est I'apo- 
physe zygomatique, qui concourt a former un veritable pont osseux avec 
I'apophjse de mfeme nom de I'os malaire (arcade zygomatique). En arriere, 
I'os massif prend la forme d'une grosse saillie en forme demametle (apophyse 
mastoide), dont le relief est nettement appreciable sur le vivafit, en arriere 
del'oreille. Au-dessus, le temporal montre sa portion la plus mince, dite 
portion eeailleuse, et enfin, en has, on voit une longue epine cachee dans les 
profondeurs des parties moUes etqui donne attache a quelques muscles du 
cou, c'est Vapophyse styloide. 

Sur le reste du plan lateral, nous decouvrons : en avant, le frontal que 
nous avons dejA, decrit, puis le profil de la face; en haut, le parietal; eo 
arriere, roccipital. 



154 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Le parietal se joint, sur la ligne m^diane, avec le mfeme os du cdt6 opposS , 
II presente, k sa partie mediane, une saillie mousse ou basse parietale, puis, 
au-dessous, une ligne rugueuse demi-circulaire qui forme la limite de la fosse 
temporale. Cette vaste depression, entierement combine sur le viyant par le 
muscle temporal, est tres profonde en bas et en avant, en arrifire de I'os 
jugal. Elle offre moins de profondeur en arri^re et en haut. EUe est limitfee, 
en haut, par la ligne courbe du parietal continuee, en avant, par une ligne 
courbe du frontal, qui rejoint Tapophyse orbitaire externe. En bas, I'areade 
zygomatique la surplombe, et, au-dessous de cette arcade, la fosse temporale 
se continue avec une autre cavite qui prend le nom de fosse zygomatique. 

Plan posterieur. (PI. 48, fig. 2.) — Le plan posterieur nous montre la 
grosse extremite de I'ovoide cranien formes, en haut de chaque c6te, par les 
parietaux, en bas et au centre, par roccipital. 

Plan superieur. (PL 48, fig. 1.) — Sur le plan superieur, apparait fort net- 
tement la forme generale de I'ovo'ide cranien, dont les proportions varient 
avec les individus et les races. Aux points de jonction des dillcrents os, se 
trouvent les sutures, au nombre de trois : en avant, la suture fronto-parietale 
ou coronale ; au milieu, la suture interparietale ou sagittate; en arrierc, la 
suture lambdotde ou occipito-parietale. 

Plan inferieur. (PI. 48, flg. 3.) — Ce plan est entiferement cach6, puisqu'en 
avant il fait partie de la bouche et qu'en arriere il.est masque par le cou. Je 
dois neanmoins signaler ici ses particularites les plus importantes. Dans sa 
moitie posterieure et mediane, ce plan est forme par I'occipital, pcrce d'un 
vaste orifice (trou occipital) qui fail communiquer la boite cranienne avec le 
canal rachidien. En avant du tiou, la partie la plus epaissedu corps de I'os, 
ou partie basilaire, sert de point d'attache aux muscles du cou, Surlescdtes, 
deux saillies allongees et con vexes {condyles de I'occipital) sont les parties 4e 
I'os par Tint ermediaire desquelles le crdne tout entier avec la face repose 
sur la coIo nne vertebrable. Elles concourent a I'articulation de la tMe avec 
la premiere vertebre cervicale. Enfln, en arriere du trou occipital, se trouve 
la portion squammeuse de I'os, c'est-&-dire la partie mince, qui ferme, en 
arriere et en bas, la boite cranienne. A la surface externe, il faut noter une- 
saillie ou protuberance occipitale externe, d'oii part une arite antiro-posterieure 
ou Crete occipitale externe. De Ik partent, sur les cotes, deux lignes courbes 
rugueuses, qui seryent d'attache aux muscles du cou, la ligne courbe occipitale- 
superieure et la ligne courbe occipitale inferieure. 



SQUELETTE DE LA TETE (SUITE) 



PL 48. 



Suture rronio-parUlalt 



Sjture sa^tlale ou inUrpan£tale. 



Suture lambdotde ou oedpilo-parl^tite, 




-..,_.,,_•. Frontal. 



Eciille de I'Occlpital- 



FiG. 1. — Plan suptoEca 




£caille. . 



ProtuMriince occipltste eiteme. . . , 

Ligne courbe sup^rieure / Ooclpltal., 

Crjtc occipilttle exierne 

Lignc courbe laKvIeure 

Arcade denialrc supirteuA. 



Fig. 2. — Plan posterieur. 



I Rainure d^astrique... 
ApophysG mostoide... 



1 Trou aliditil exterae 

iApephyse styloide 
CavltA glenoide 
Rocher. 
ApDphysc zygomatique: 

OriBce postirieur dcs tosses oasnlei 

/ lirosaes inDlalrcs 

1 Petites maluires 




P alub£raace oceipilale exierne. . 

L gnu courbe sup^ieure 

Crete occipltuls cxiai-ne 

Ligne courbe intirieure 

Trou ocapital 

Condyle 

iiurface joguluire 

Go ps ou parlie basilaire 



Apopliyse pt£rigo!dc du SphAnOlde. 
Arcade lyfomaiique. 
Os palatln. 

*^"»T* ] MaxUJaiM 

, . I aap6Ylear» 

Apophysc palaline ....^ J 



Fig. 3> — Plan inferieub. (Base du crahe.) 



156 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Sur les cfites et en avant de I'occipital, se trouvent deux masses osseuses 
d'un tissu tres compact, d^signes sous le nom de rocher et qui renferment 
les organes profonds de 1' audition, vers lesquels conduit le trou auditif 
signale sur la face externe. A ce niveau, se dfitache I'arcade zygomatique 
qui nait par deux racines, I'une posterieure, qui passe au-dessus du conduit 
auditif, et I'autre anterieure, dirigee transversalement, limite en arriere la 
cavite glenoide. Racine transversale et cavite glenoide font partie de Tar- 
ticulation temporo-maxillaire que nous dficrirons dans un instant. 

Pour en flnir avec le plan inferieur du squelette de la tete, je signalerai 
I'oriflce posterieur des fosses nasales et, sur un plan beaucoup plus has, la 
voute du palais, limitfie, en avant et sur les c6tes, par le bord alveolaire des 
deux maxillaires superieurs reunis, bord en forme de fer a cheval creuse de 
cavites qui sont les alveoles oil se logent les racines des dents. 

Maxillaire inferieur. (PI. 48). — Get os tres mobile constitue la mA- 
choire inferieure et joue un role predominant dans la conformation de la 
moitie inferieure de la face. 

II est compose d'une partie mediane ou corps, aplatie d' avant en arriere 
et courbee dans le meme sens de manifere k presenter deux faces, I'une 
externe convexe et I'autre interne concave, et deux bords, un superieur et un 
inferieur. Le bord superieur est creuse d'alveoles et porte les dents, le 
bord inferieur est mousse et se sent facilement sous la peau. A la face 
anterieure, il faut notcr une eminence osseuse plus ou moins forte (eminence 
mentonniere) et qui supporte le menton. Gette eminence est souvent en 
saillie sur le bord alveolaire. En tout cas, elle n'est jamais situee sur un plan 
posterieur, de telle sorte que le pro^l de lapartie mediane du, corps de la mdchoire 
inferieure suit toujours pour le moins une ligne verticale. On decrit egale- 
ment, sur la face externe, une ligne oblique externe servant d'insertion au 
muscle qui ferme la bouche sur les c6tes et double les joues. A la face 
interne, sont de petites eminences et une ligne oblique qui donnent inser- 
tion aux muscles de la langue et du plancher de la bouche. 

Sur les cdt6s et en arriere, le corps du maxillaire inferieur est prolonge 
par deux pieces osseuses de forme quadrilatere, designees sous le nom de 
branches. Les bi'anches decrivent avec le corps un angle qui depasse J'angle 
droit. Get angle varie suivant I'dge. Dans I'enfance et surtout chez le nou- 
veau-ne, il est tres ouvert; chezl'adulte, il mesure en moyenne 120°. 

Les branches ont deux faces et qualre bords. La face externe est marquee 



TETE 157 

de rugosites, qui donnent insertion au muscle massfiter. Le bord supfiricur 
presente une echancrure (echanerure sigmoide) dont les deux extremites so 
terminent differemmenl. En avant, elle se continue avec le bord ante- 
rieur par un angle mince et tranchant {apophyse coronotde) qui donne attache 
au muscle temporal ; en arrierc, au contraire, k la rencontre du bord pos- 
t^rieur, se trouve une masse osseuse dirigee transversalement, arrondie en 
haut et soutenue par une partie retrecie ou col; c'est le condyle du maxil- 
laire inferieur destine 4 I'articulation avec les surfaces deji decrites au 
plan inferieur da temporal. Le bord posterieur mousse forme, avec le bord 
inferieur du corps, un angle tres facile k sentir sous la peau. 

Les dents enchdssees, en haut et en has, dans les alveoles des maxillaires 
ne laissent voir que la partie pourvue d'email et qui porte le nom de eou- 
ronne. Elles sont chez I'adulte au nombre de 32, i6 i. chaque machoire, 
et comme les mdchoires sont symetriques, on trouve 8 dents de chaque c6te. 
Ces 8 dents se repartissent ainsi, suivant une disposition symetrique et e i 
partant du centre : 2 incisives, 1 canine, 2 petites molaires et 3 grossep 
raolaires. Les grosses molaires d'en haut arrivent a la rencontre de celles 
d'en has. Quant au cintre forme, en avant, par lesautres dents, il estun peu 
plus ferme au maxillaire inferieur, de telle sorte que les incisives supe- 
rieures recouvrent en partie les inferi cures. 

Le maxillaire inferieur est uni au crdne par I'intermediaire d'une articu- 
lation (articulation temporo-maxillaire) qui permet I'ouverture et la fermeture 
de la bouche. 

Elle est constituee de telle sorte que, lors de I'ouverture de la bouche, les 
branches du maxillaire pivotent pour ainsi dire autour d'un axe transversal 
qui passerait par leur centre. II s'ensuit que, dans ce mouvement, le condyle 
du maxillaire opere un mouvement en has et en avant, quittant la cayite 
glenoide poUr se placer sous le condyle du temporal, pendant que Tangle 
du maxillaire decrit un mouvement inverse en arriere. 

Ce deplacement du condyle du maxillaire inferieur a une grande importance au 
point de vue des formes exterieures, car la saillie qu'il forme en avant de I'oreille 
est Ires visible. On voit done tres netlemenl, dans I'abaissement du maxillaire 
inferieur, ce relief s'abaisser et se porter en avant, tandis qu'a sa place seproduit 
un creux caracteristique. 

En outre de ce mouvement d'abaissement et d' elevation (ouverture et fermeture 
de la bouche), le maxillaire inferieur possede deux autres sortes de mouoements. 



1S8 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Jl pent subir uti deplacement en totalite en avant, de fagon que les dents infe- 
rieures viennent se placer en avant des superiiures. II pent se deplacer de cote 
(mouvements de lateralile). Dans ce cas, un des condyles roule dans sa cavite, 
pendant que I'autre decrit un arc de cercle autour du premier el se place sous 
la racine transverse. 

FOKMES OSSEUSKS 

Le squelette de la tete joue un rdle considerable dans les formes exte- 
rieures. 

A la partie sup6rieure et posterieure de la tete, I'ovo'ide cranien dessine 
sa forme sous la chevelure qui en masque d'ordinaire les details. Sur les 
chauves, ces details, au contraire, apparaissent avec une telle fldelite que 
Ton reconnalt facilement les divers os qui composent la voilte cranienne, 
avec les marques tres evidentes des sutures qui les separent. En arriere de 
roreille, en un point toujours depourvu de cheveux, apparait la saillie de 
I'apophyse mastoide. 

Le front reproduit presque integralement la forme du squelette avec ses 
deux plans reunis a angle plus ou moins obtus au niveau des bosses fron- 
tales. Toutefois la bosse nasale occupe, sur le vivant, le fond d'une depres- 
sion occasionnee par les saillies laterales des sourcils. 

Les jeux sent enchflsses dans I'orbite dont les bords sent surtout appa- 
rcnts en haut et en dehors. L'arcade dii sourcil ne doit pas §tre confondue 
avec le bord superleur de I'orbite ou arcade orbitaire. Ces deux arcades, 
superpnsees i leur partie interne, se separent d'ordinaire en dehors, le 
sourcil se dirigeant en haut, pendant que l'arcade orbitaire est oblique en 
has et en dehors; souvent entre les deux arcades existe une petite depres- 
sion (depression sus-orbitaire). L'aj.iophj'se orbitaire externe se dessine Ires 
nettement sous la peau, de meme que tout le rebord externe de I'orbite en 
avant de la tempe. 

L'echancrure dont est marquee la racine du nez, et qui se voit surtout sur 
le profil, reproduit les formes osseuses. La hauteur du nez et la largeur de 
sa base sont determinees par la situation et la forme de I'orilice anterieur 
des fosses nasales. Le dos du nez est constitue par les os nasaux arlicules 
avec les cartilages lateraux qui tiennent sous leur dependance la forme du 
lobule et des ailes du nez. 

La preeminence des mdchoires en avant est la consequence du progna- 



TfiTE 159 

llsme des maxillaires, dont le degre est fort variable avec les individus et 
surtout avec les races. 

Lorsque la bouche est ferraee, les molaires etani en contact, les incisives 
superieures recouvrent en partie les incisives inferieures, et I'interstice des 
levres correspond environ a la partie mediane des dents d'en haut. 

Sur les cdles de la t6te, la fosse temporale du squelette est enlierement 
combine, sur le vivant, par le muscle du meme nom qui fait, en haut, une 
saillie fort appreciable et etablit, par en bas, le plan incline de la tempe 
conduisant au relief de I'aroade zygomatique. 

L'os de la pomraette, sitae 4 la jonction du plan lateral et Ju plan antfi- 
rieur de la face, forme le point culminant de la joue, et sa surface orientee 
en avant et en dehors se traduit tres nettement a I'exterieur. 

La pommette se continue, en arriere, avec la saillie de I'arcade zygoma- 
tique, dont le bord inferieur est plus visible que le bord superieur, parce 
que ce dernier se confond avec I'aponevrose temporale qui s'y attache. 
L'arcade zygomatique se deprime au-devant de I'oreille dont I'atlache se 
trouve alors situee sur un plan en retrait sur la partie saillante de la joue. 
A ce niveau, en avant du tragus, le condyle du maxillaire inferieur fait une 
legere saillie qui, lorsque la bouche s'ouvre, se deplace en avant et en bas 
pour laisser k sa place une depression ainsi que je I'ai deja fait remarquer. 

Le trou auditif donne la situation exacte du pavilion de I'oreille, auquel 
aboutit le conduit auditif externe dirige un pen obliquement en avant et en 
dehors. 

Le maxillaire inferieur tient sous sa dopendance la forme du bas des 
joues et celle du raenton. C'est sa delicatesse qui imprime au visage 
feminin la forme de I'ovale, pendant que son developperaent donne S. la 
face de I'homme un aspect plus carre. Le volume du muscle masseter con- 
tribue a accentuer cette apparen^e chez les sujets tres muscles. 

La saillie du menton repose sur Teminence mentonniere du maxillaire 
inferieur. 

MUSCLES DE LA TfiTE (PL 49 et 50). 

Les muscles de la tfile se divisent en trois groupes : les muscles qui 
meuvent la mAchoire inferieuie; les muscles epicraniens; les muscles de la 
face. 



160 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORl'S UUMAIN 

Les muscles de la mdchoire rentrent dans la categorie des muscles qui 
font mouvoir les Icviers osseux. 

Les muscles epicraniens et les muscles de la face sont des muscles peau- 
ciers, c'est-&,-dire qu'ils s'attachent au moins par une de leurs extreraites a 
la face profonde de la peau. Leur contraction, en rapprochant I'lnsertion 
culanee de I'insertion fixe, a pour effet de plisser la peau, c'est-4-dire de 
provoquer i sa surface plusieurs plis perpendiculaires a la direction des 
fibres musculaires. 

BIUSCLES DE LA MAGHOIRE. 

Les muscles masticateurs sont au nombre de quatre : deux superficiels et 
deux profonds. 

Les muscles profonds sont caches par la branche du maxillaire inferieur 
i la face interne duquel ils prennent insertion tous deux, pendant que, de 
I'autre c6te, ils s'attachent a I'apophyse pterygoide : d'oi leur nom de 
muscles pterygoidiens. 

De ces deux muscles, I'un, le pterygoidien externe, a les fibres horizon- 
tales. II preside aux mouvements de lateralite de la michoire et a. sa pro- 
pulsion en avant, suivantqu'un seul muscle se contracte, ou que les deux 
entrenten contraction k la fois. Le pterygoidien interne eleve la mdchoire. 
C'est un m.asseter profond. 

Masseter. (PI. 30, fig. 2.) — Ce muscle quadrilatere, court et epais, 
occupe la partie posterieure des joues. II s'attache, en haul, aubord inferieur 
de I'arcade zjgomatique et, en has, a la branche du maxillaire inferieur 
qu'il couvre presque tout entiere de son insertion. II est forme de fascicules 
rassembles en faisceaux imbriques. 

Entierement sous-cutane, sa structure apparait nettement lorsque le muscle 
entre en action. 

Temporal. (PI. SO, fig. 1.) — Le temporal s'attache, en haut, a toute 
I'etendue de la fosse temporale et, en bas, a I'apophyse coronoidedu maxil- 
laire inferieur. II passe done sous I'arcade zygomatique, et son attache infe- 
rieure est cachee par le muscle masseter. Ses fibres sont disposees en even- 
tail et elles se rendent en convergeant de I'insertion superieure a un solide 
tendon qui cpnstitue rinserlion au maxillaire. 

Ce muscle est recouvert par une trds forte aponevrose qui .s'attache au 



MUSCLES DE LA TETE 



PL. 49. 



Frontal 

Apenivrose lemporale 

Orbiculatre dcs paupl6rea. 
filfevateup commttn de I'alle da 
nez et de la Itvre B«p*rieure 

filbraUur protood 

Petit aygoiaatlque 

Grand zygomatlquo 

Uaae^tcr 

Buccinateur 

Orbioulaire des Uvres. . . . 
Triangulativ des Iftvres. . 
Carri du mentcm 




Plan anteriboh. 



St Paul RiiAtr del. 



H 



102 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

pourtour de la fosse temporals at i I'arcaile zygomatique. II se trouve ainsi 
contenu dans une veritable logs ost6o-flbreuse. 

Son volume assez considerable luipermet de combler et aw dela la fosse osseuse 
qui le loge, et il fait, sur le resle du crane, un relief qui s accuse lors de sa 
contraction. C'est lui qui forme le plan incline de la tempe. 

II 61eve la mElchoire inferieure. 

MOSCLES PEAUCIERS DU CRANE ET DE L A F AC E. (PI. 49 et 50, fig. 2.) 

Tous ces muscles adherent ft la face profonde de la peau, et leur corps 
charnu tres mince ne forme point a la surface cutanea de relief distinct. 
Leur presence n'est revelee que par la production de rides ou de plis 
cutan6s qui concourent h I'expression des emotions. 

Etant donne le caractere elementaire de cat ouvrage, je me contentarai 
d'en indiquer ici la topographic (1). 

Le sommet du crdna est reconvert par une veritable calotte aponevrotique 
(aponevrose epicranienne) dont le pourtour donne insertion aux muscles epi- 
craniens qui sont, en avant, les 2 muscles fronlaux, en arriere, les 2 occipi- 
taux et, de chaqua c6te, 3 muscles auriculaires rudimentaires. 

Les paupieres onl deux muscles : le sourcilier, loge sous la moitie interne 
des sourcils; et Vorbiculaire, 6tendu sur le pourtour de Torbite et dans 
I'epaisseur des paupieres. 

Les muscles du nez sont au nombre de quatre, ainsi places : le pyramidal, 
dans I'espace intersourcilier ; le transverse, sur le dos du nez ; le dilataleur 
des narines, dans I'epaisseur meme des narines, et le myrtiforme, au-dessous 
des fosses nasales. 

Les muscles das levres comprennent deux systemes de fibres : un systSme 
central de fibres circulairas appartenant k un seul muscle, I'orbieulaire, et 
un systeme peripheriqua de fibres radices qui rayonnent sur toute la circon- 
ference de I'oriflce buccal. Ce dernier systeme est compos6 d'un grand 
nombre de faisceaux musculaires decrits comme autant de muscles distincts 
et qui sont au nombre de huit. Ce sont : le canin, les releveurs superficiels et 
profonds de I'aile du nez et de la levre superieure, le petit zygomatique, le grand 
zygomatique, le buccinatew, le triangulaire des levres et le carre du menton. 

(1) Voir pour plus de details : Anatomie urtistique, p. 75. 



MUSCLES DE LA TtTE (SUITE) 



Pl. 50. 




Sourol]l«r. 
P yramidal da nea. 

DUatatear dea narlnes. 
MyrtUornift. 
brbleulam dea 16vr«s. 

CarrA dn meaton. 
Houppa do menton. 



Fw. i. — CODCHE PROFOME. 




OrblonlAtr* daa paupUo^a. 

Pyramidal du nes. 

£ll6vateiir oonuntm de I'sllo da 
cez et de la Uvra dupdriauro. 
Tranaverae. 

&6vateur prolond. 

OrbloalatM dea Knrres. 
CaiT6 da menton. 
Txlaugnlatre dee Ibvrea. 



Fig. 2. — Couche suPEEinciELLK. 



•0> Paul ilicAer ^, 



164 ANATOMTE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

Un seul muscle appartient en propre au menton, la houppe du menton. 

A c6te des muscles peauciers de la face, il est un muscle peaucier beau- 
coup plus etendu en surface, & propos duquel il est nfecessaire d'entrer ici 
dans quelques developpements. C'est le muscle peaucier du cou. 

Peaucier du cou. (PI. 44.) — Le peaucier du cou est un grand muscle 
plat qui double la peau de la moilie anterieure du cou en y adhSrant. 

Ses fibres s'etendent en divergeant de la partie inferieure de la face jus- 
qu'a la partie superieure de la poitrine et au sommet de I'^paule. 

Ses insertions superieures sefont, en dedans, au maxillaire inferieuret, 
en dehors, k la peau de la commissure des levres et de la partie inferieure 
de la joue. II se confond avec les muscles des levres. En bas, ses insertions 
sont exclusivement cutanees, et elles se font 4 la face profonde de la peau 
de la region pectorale superieure et de la region delloidienne, suivant une 
ligne etendue du 2" cartilage costal k I'acromion. 

Son bord interne est legerement oblique, de telle fa^on que les deux 
muscles se joigneut et meme s'entre-croisent au-dessous du menton, pen&ant 
qu'ils s'6cartent I'un de i'autre inferieurement et circonscrivent un espace 
triangulaire au-devant dii cou. 

Au repos, ee muscle ne se traduit, au dehors, par aucune forme speciale. II se 
models avec la peau qu'il double, sur les parties sous-jacentes. 

Lorsqu'il se contracte, ses fibres se redressent en soulevant la peau du cou et en 
determinant deux espeees de plis : d'abord une sorte de plissement longitudinal du 
aux fibres mSmes du muscle qui se detaehent en eordes saillantes; puis un fronce- 
ment transversal d'origine cutanee. Les insertions cutanees ou mobiles du muscle 
tendent a se rapprocher. La peau de la poitrine s'eleve legerement; mais faction 
est beaucoup plus marquee aux insertions cutanees superieures, a la commissure 
labiale et a la partie inferieure de la joue. La commissure des levres s'abaisse en 
decouvrant les dents; les levres s'elargissent et se tendent; la partie inferieure 
de la joue descend a son tour, entralnant les narines elles-mimes. 

Le peaucier se contracte dans I'effort, et son r61e est de faciliter la circu- 
lation en maintenant la beance des yeines superficielles du cou. II a, en 
outre, un r61e mimique important. 11 concourt k I'expression de la frayeur. 



FIN 





Fic. 28, — Sqnelelte. RSsum^ de toutes les figures pr^ccdentes sc rapportanl au squelette. 



TABLE DES PLANCHES 



Plan CHE 1. — Squelette db l'epaule. 
Fig. 1. — Clavicule. 



— 2. — Omoplate. 

— 3. — Ligaments do la clavicule. 



Squelette du bras. ■ — Humerus 

Fig. 1. — Plan ant6rieur. 

— 2. — Plan posterieur. 

— 3. ^ Plan lateral interne. 
-T 4. — Plan lateral extnrnc. 



P«g«s. 
7 



166 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Pages, 

Planghe 3. — Squelette de l'avant-bras. — Radius et cubitus.. h 

Fig. 1. — Plan anterieur. 

— 2. — Plan postSrieur. 

— 3. — Plan lateral externa. 

— 4. — Plan lateral interne. 

— i. — Squelette du poignet et de la main 13 

Fig. d. — Plan sup^rieur. 

— 2. — Plan anterieur. 

— 3. — Plan post^rieur. 

— 4. — Plan lateral externe. 

— 5. — Plan lateral interne. 

— 6. — Squelette du doigt. Plan anterieur. 

— 5. — Squelette du membee sdp£rieur scr le vivant.... 17 

Plan anterieur. 

— 6. — Squelette iMj MEMBRESUp:fiRiEURSURLE vivant (SMitej. 19 

Plan post6rieur. 

— 7. — Squelette DU membre supfiRiEURSURLE VIVANT (sMJtej. 21 

Plan lateral externe. 

— 8. — Muscles du bras 25 

Fig. 1. — Plan anterieur. Couche profonde. 

— 2. — Plan anterieur. Couche superficielle. 

— 3 et 4. — Plan post6rieur. Triceps brachial. 

— 9. — Muscles de l'avant-bras 33 

Fig. 1. => Plan anterieur. Couche profonde. Flechisseurs 
des doigts. 

— 2. — Plan anterieur. Muscles de la couche super- 

ficielle. 

— 3. — Plan posl^rieur. Couche profonde. 

— 4. — Plan postirieur. Couche superficielle. 

— 10. — Muscles du mbmbre superieuh (EcORCHfi) 35 

Plan anterieur. 

— 11. — Id 39 

Plan postSrienr, 

— 12. — Id 41 

Plan lateral externe. 



TABLE DES PLANCHES 167 

Pages. 

Planchb 13. — Squelette de la hanche. — Os coxal 49 

Fig. 1. — Plan sup^rieur. 

— 2. — Plan lateral externe. 

— 3, — Plan lateral interne. 

— 4. — Plan anterieur. 

— 5. — Plan posterieur. 

— 14. — Squelette de la cuisse. — • F^mup. 51 

Fig. 1. — Plan anterieur. 

— 2. — Plan posterieur. 

— 3. — Plan lateral externe. 

— 4. — Plan lateral interne. 

— IS. — Squelette de la iambe 53 

Fig. 1. — Rotule. 

— 2. — Plan anterieur. 

— 3. — Plan posterieur. 

■ — 16. — Squelette db la jambe (suite) kt nu pied 55 

Fig. i . — Plan lateral externe. 

— 2. — Plan lateral interne. 

— 3. — Squelette du pied. Plan lateral externe. 

— 17. — Squelette du pied (suite) 57 

Fig. 1. — Plan lateral externe. 

— 2. — Plan inferieur. 

— 3. — Plan superieur. 

— 18. — Squelette du membre inferieuh (Ecorcue) 61 

Plan anterieur. 

— 19. — Id 63 

Plan posterieur. 

— 20. — Id 65 

Plan lateral externe. 

— 21. — Id 67 

Plan lateral interne. 

— 22. — Muscles de la cuisse 73 

Fig. i. — Quadriceps. 

— 2. — Muscles du groupe interne. 

— 3. ^ Muscles du groupe posterieur. Couche super- 

flcielle. 

— 4. — Muscles du groupe posterieur. Couche pro- 

fonde. 



168 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS IIUMAIN 

Pages. 

Planghb 23. — Muscles de la jambe et du pied 7S 

Fig. 1. — Region anterieure. 

— 2. — Region posl^rieure. 

— 3. — Triceps sural. 

— 4. — Sol^aire. 

— 5. — Pied. Region dorsale. 

— 24. — Muscles du membrb iNFfiRiEUR (EcoRCHfi) 77 

Plan anterieur. 

— 25. — Id 83 

Plan post6rieur. 

— 26. — Id 85 

Plan lateral externe. 

— 27. — Id 87 

Plan lateral interne. 

— 28. — Vertebres 93 

Fig. 1. — Qualrifeme vertfebre cervicale. 

— 2. — Septifeme vertebre dorsale. 

— 3. — Troisi^me vertfebre lombaire. 

— 29. — Vertebres (suite) 95 

Fig. 1. — PremiSre vertfebro cervicale ou atlas. 

— 2. — Dernifere vertebre cervicale ou axis. 

— 3. — Sacrum et coccyx. 

30. COLONNE vertebrale 97 

B^ig. 1. — Plan postferieur. 

— 2. — Plan lateral. 

— 3. — Plan anterieur. 

— 31. — Squelette de la poitrine 99 

Fig. 1. — Sternum. 

— 2. — SixiSme c6te. 

— 32. — ■ Gage thoracique 101 

Fig. 1. — Plan antferieur. 

— 2. — Plan lateral. 

— 33. — Gage thobacique (suite) 103 

Fig. 1. — Plan posterieur. 

— 2 et 3. — Articulations des c6tcs avec la colonne 

vertebrale. 



TABLE DES PLANCHES 109 

Pages. 

Planche 34. — Bassin DE l'homme 106 

Fig. 1. — Plan ant^rieur. 

— 2. — Plan post^rieur. 

— 3. — Plan lateral. 

— 33. — Bassin de la fe.mme 107 

Fig. 1. — Plan antSrieur. 
^2. — Plan postSrieur. 

— 3. — Plan lateral. 

— 36. — Ligaments du bassin 109 

Fig. 1. — Plan antfrieur. 

— 2, — Plan posterieur. 

— 37. — Sqtjelette du trong sua le vivant m 

Plan ant^rieur. 

— 38. — Id 113 

Plan posterieur. 

— 39. — Id 115 

Plan lateral. 

— 40. — Muscles du tronc et du cou (RSoion postehieure) . 121 

Fig. 1. — Grand complexus et splenius. 

— 2. — Rhomboide et angulaire de I'omoplate. 

— 3. — Muscles spinaux. 

— 41. — Muscles du cou (suite) 129 

— 42. — Muscles de la pottrine et de l'epaulb 133 

Fig. 1. — Grand pectoral. 

— 2. — Petit pectoral. 

— 3 et 4. — Grand denlel6. 

— 5 et 6. — Muscles qui entourent romoplate. 

— 43. — Muscles db l'abdomen et du bassin 139 

Fig. 1. — Grand oblique de l'abdomen. 

— 2. — Grand droit de l'abdomen. 

— 3 et 4. — Muscles fessiers. 

— 44. — Muscles du tronc et du cou (EcoRCHfi) 141 

Plan ant^rieur. 

— 45. — Id 143 

Plan posterieur. 



170 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Pages. 

Planche 46. — Muscles du trong et du gou (EGOKCHfi) 145 

Plan lateral. 
-^ 47. — Squblbtte db la tetk 15t 

Fig. 1. — Plan anWrieur. 

— 2. — Plan lateral. 

— 48. — Squelette db la tbte (suite) 15& 

Fig. 1. — Plan supSrieur. 

— 2. — Plan post6rieur. '- 

— 3. — Plan inferieur (base du cr4ne). 

— » 49. — Muscles de la tete 161 

Plan ant^rieur. 

— SO. — Muscles de la tete (suite) 16i 



Fig. 1. — Couche profonde. 
— 2. — Coucbe sjperficielle. 




ibr- 




Fio. 29. — ficorchfi superficiel. Besume de toutes les figures prec6dentes se rapportant aux muscles superiiciel 



TABLE DES FIGURES 

Paget. 
FiGORs 1. — Schema rtsumant la disposition d'un muscle long compares 4 

celle d'un muscle court 3 

— 2. — Direction des axes du bras et de I'avant-bras vus de profil. .. 20 

— 3. — Mode d'implantation des fibres charnues du biceps brachial 

sur les tendons d'insertion 26 

— i. — Scbima r6sumant la disposition des trois portions du triceps 

brachial 28 



172 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Pages. 

Figure 5. — Coupe sch^matique de I'avant-bras 31 

— 6. — Musclos profonds de la region antfero-IatSrale de I'avant-bras. . 31 

— 7. — Long supinateur et premier radial (schema) 37 

— 8. — Tendons du dos de la main et du poignet 42 

— 9. — Muscles inlerosseux dorsaux 44 

— 10. — Muscles de la main 45 

— 11. — Direction des axes des deux grands segments du membre inf6- 

rieur. Face antfirieure 60 

— 12. — Id. Profil 64 

— 13. — Coupe sch6matique de la cuisse 69 

— 14. — Attaches de I'aponSvrose f(5morale avec le grand fessier et le ten- 

seur du fascia lata 72 

— 15. — Insertion inKrieure du couturier, du droit interne et du demi- 

tendineux 78 

— 16. — Coupe schematlque de la jambe 80 

— 17. — Courbures de la colonne vert6brale 96 

— 18. — Fossettes lat6rales lombaires chez rhomme et chez la femme. 

Angle sacr6 114 

— 19." — Diametres transversesdu tronc chez rhomme et chez la femme. 117 

— 20. — Muscles spinaux (schema) 120 

— 21. — Grand dorsal (sch6ma) 124 

— 22. — Trapfeze (schema) 126 

— 23. — Os hyoide, larynx et corps Ihyrol'de 128 

— 24. — Insertion humfirale du grand pectoral 131 

— 25. — Deltoide, aspect ext6rieur 136 

— 26. ^ Architecture du deltoide 137 

— 27. — Deltoide (schema) 137 

— 28. — Squelette 163 

— 29. — Ecoreh6 superficiel 171 



TABLE DES MATIERES 



Pages. 

AVANT-PnOPOS I 

Genebalites I 

MEMBRE SUPERIEUR 

SQUELETTE DU MEMBRE SUPfiRIEUH 

Squelette de I'epaulo : 

Clavicule 6 

Omoplate 6 

Squelette du bras : 

Humerus 8 

Squelette de I'avant-bras : 

Cubitus 10 

Radius 12 

Squelette de la main : 

Carpe 12 

M6tacarpiens 12 

Phalanges 14 

ArTICOLATIONS DD MEMBRE SDPERIEDB 14 

Formes osseuses : 

Direction des axes des diil^rents segments du membre supdrieur 18 

Proportions 20 

Conformation gdnfirale. — Points de repfere osseux 22 

MUSCLES DU MEMBRE SUPEBIEUB 

Muscles du bras : 

Coraco-humfiral 24 

Brachial anterieur 24 

Bicetis brachial 24 

Triceps brachial 28 



i74 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Pages. 
Muscles de I'avant-bras . 

1" Region antiro-laWrale : 

a) Couche profonde : 

Court supinateur 31 

Carr6 pronateur 32 

b) Couche moyenne : 

Groupe des flfichisseurs des doigts 32 

c) Couche superficielle : 

Rond pronateur 34 

Grand palmaire. Petit palraaire. Cubital antSrieur 34 

Long supinateur. 1" radial. 2° radial 36 

2° Region post^rieure : 

a) Couche profonde : 

Extenseurs du pouee : I", II' et III" 40 

b) Couche superficielle : 

Extenseur commun des doigts 42 

Cubital posterieur 43 

Ancone 44 

Muscles de la main : 

l" Muscles de la region moyenne . 

Interosseux 44 

2» Muscles de I'^minence thenar : 

Adducteur du pouce 45 

Muscles de la racine du pouce 45 

3» Muscles de I'Sminence hypoth^nar : 

Palmaire cutanS 46 

MEMBRE INF^RIEUR 

SQUELETTE DU MEMBRE INFERIEUR 

Squelette de la hanche : 

Os iliaque 47 

Squelette de la cuisse : 

FSmur 48 

Squelette de la jaaibe : 

Tibia 50 

P6ron6 52 

Rotule 54 

Squelette du pied : 

Astragale 36 

Calcan6um 56 

Scaphoide 56 

Cuneiformes 86 

Cuboide 58 



TABLE DES MATIERES 175 

Pages, 

M^Latarse 58 

Articulations du meubre inferiedr 59 

Formes ossehses : 

Direction des axes des deux grands segments du membra infSrleur 60 

Proportions 64 

Conformation genfirale. Points de repfere osseux 66 

MUSCLES DU MEMBBE INF^BIEUR 

Muscles de la cuisse : 

I' Groupe ant6ro-externe : 

Quadriceps 69 

Tenseur du fascia lata 72 

Couturier 74 

2° Groupe interne : 

Adducteurs 74 

Droit interne 76 

3« Groupe posterieur ; 

Biceps crural. 78 

Demi-membraneux 78 

Demi-tendineux 79 

Muscles de la jambe : 

1» Groupe antfiro-externe : 

Jambier antSrieur 80 

Extenseur des orteils 81 

P^roniers 81 

2" Groupe posterieur : 

Couche profonde 84 

Couche superflcieUe • 

Muscle triceps sural 84 

Muscles du pied : 

Region dorsale : 

Muscle p6dieax 89 

Region plantaire : 

Parlie moyenne 89 

Parties laterales 90 

TRONC 

SQUELETTE DU TRONC 

Colonne vertibrale 

Vertebres cervicales 91 

Vertfebres dorsales , 92 

Vertebres lombaires 92 

Atlas 02 



176 ANATOMIE ARTISTIQUE DU CORPS HUMAIN 

Pages. 

Axis 92 

Proeminente 92 

Sacrum 92 

Coccyx , 94 

De la colonne verUbrale eri g6n6ral 94 

Thorax ou cage thoracique : 

Sternum 98 

C6tes 100 

Du thorax en gSniral 102 

Bassin 103 

SQUELETTE DU TRONG DANS SON ENSEMBLB 

Formes osseusos : 

Gage thoracique 108 

Ceinture osseuse scapulaire HO 

Colonne vert^brale 112 

Bassin 114 

Diam^tre transverse du tronc chez I'homiue et chez )a femme 117 

MUSCLES DU TBONC 

Muscles de la region poaUrieure du torse : 

a) Couche profonde 119 

b) Couche moyenne : 

Muscles de la nuque 119 

Muscles spinaux 120 

Rhombolde 122 

Angulaire de Tomoplate 122 

e) Couche superficielle : 

Grand dorsal 123 

Trapeze 125 

Muscles du cou : 

Muscles profonds 127 

Muscles moyens 128 

Sterno-mastoidien 130 

Muscles de la poitrine : 

Grand pectoral 131 

Grand dentele 134 

Muscles de I'epaule : 

Muscles profonds lf>5 

DeltoKde 186 

Muscles de I'abdomen : 

Grands droits : 138 

Grand oblique 142 



TABLE DES MATIERES 177 

Pages. 
Musdes du bassin : 

Moyen fessier . . . ■ 144 

Grand fessier 146 

TliTE 

SQUKLETTK DE LA TETE 

Cr4ne et moitid supirioure de la face 152 

Maxillaire inferiisur 156 

Formes osseuses 158 

MUSCLES DE LA TETE 

Muscles de la m&choire : 

Pterygoidieas 160 

Masseter 160 

Temporal 160 

Muscles peauciers du cr^ne et de la face 162 

Peaucier du cou 164 



PARIS 

TYPOGRAPHIE PLON-NOURRIT et C" 

S, BUE GABANCIKH£